mardi 2 septembre 2014

what've you got ?

Je parlote 
J’anecdote, je camelote
Tu marmottes
J’escargote, ça crapote
Je gargote
 
Je papote
Tu asticotes, tu stabilotes
Je radote
Tu méduses
Je matelote, je sifflote

Je gredingote
Je pelote
Tu toussotes
et tout saute, j'escamote    
Je capote

J’hypermétrope
Je cale porte, 
Tu saperlipopotes 
Je ballote
Je clapote, je cloporte

Tu antidotes
Tu bergamotes, j'abricote
Tu ravigotes
Tu azotes, 
je zozote, je litote

Je pianote, 
je tapote
j'azertyuote
je rabote, je sabote
J'ostrogothe


vendredi 29 août 2014

De moins en moins loin

Si jamais vous voulez vous faire une idée de ce que nous faisons ce week-end, les chances sont très très fortes que ce soit par ...  ...

Lubat Sclavis Corneloup Texier, d'accord,
mais tellement d'autres à qui prêter une oreille en mode déambulation. pérégrination...
Photos et mots à suivre plus tard...

Le fil ... des notes,  au fil de l'eau 
ou le petit journal de trois moments passés au festival

Edit 1/ soirée de vendredi


Bernard Lubat et Louis Sclavis

edit 2 / programme de samedi

 Au gré de mes déambulations 



Puis vers 18h00...  

Didier Levallet Quintet 




Très beau projet et concert, album "Voix croisées"
Un morceau est titré du recueil d'Eluard : "le dur désir de durer" 

Un superbe moment dans le début de soirée nantaise.


Ensuite vers 20h45 
Du côté du Lieu Unique, toujours sur la péniche, un excellent moment avec deux compères puis quatre qui nous ont offert un "mini Uzeste"...
Lubat inimitable, Corneloup tout simplement excellent, avec toujours cette exigence personnelle qu'aucune note n'est vide de sens. C'est si beau à entendre.
Alors, d'ici la fin du festival, une vidéo d'une dizaine de minutes avec Bernard Lubat et François Corneloup !
 edit, suite
Vidéo que voici... Nous sommes au début de leur prestation et je vous invite à repérer comment ils cheminent évoluent digressent en étant 100 % à l'écoute !

video


edit 3 / journée de dimanche 

Troisième jour avec un choix restreint à la fois délibéré pour ne pas me "disperser" et suite à une programmation moins "attirante".
Un seul concert donc, je suis arrivé assez tôt, pour être assis, et pour avoir le plaisir de voir les musiciens (sept aujourd'hui) s'installer, s'épauler, rire et se concentrer, faire la balance-son. J'aime vraiment ces préparatifs.
Je m'attendais à une ambiance autre que le festif et j'ai été servi ! 
Prévu à 16 h 30 ce fut en réalité 17 heures : trente minutes de débrayage par et pour les intermittents, qui ont été fort bien comprises.



Sous un soleil revenu au plus haut, j'ai assisté au concert du groupe d'Alexandra Grimal (saxophones) dont elle est leader avec la création Nāga. 
Un septet que complètent Marc Ducret guitare, Nelson Veras guitare, Stéphane Galland batterie, Benoit Delbecq piano, Lynn Cassiers voix et électronique, Jozef Dumoulin claviers.  




Delbecq Ducret Galland Veras Cassiers Grimal Dumoulin   


Conquis par cette musique exigeante et changeante, mélodique ou bruitiste, aux climats tour à tour éthérés ou électriques, je ne me fis pas prier pour aller échanger juste après quelques mots avec Alexandra Grimal et Marc Ducret. 

De quoi conclure en beauté pour moi une bonne cuvée avec cette édition 2014. 

lundi 25 août 2014

Avant d'aller plus loin

26 impressions, images, marques ou traces, ombres ou filigranes, pensées...  
Je me laisse flotter au gré du vent... juste avant la reprise.
Retenir ? Partager ?

A comme aqueduc : le Pont du Gard. Nous y étions juste après le 15 août.
Le musée du Pont du Gard (enterré dans la colline) est fort bien conçu et explique parfaitement la prouesse technologique des Romains sur 50 km.
Certains souvenirs ont afflué, promenades et baignades.
Et mon seul bain de l’été, baskets au pied ce fut là... et c’est bien !
 


B comme  bricolage. En juillet. J’ai pris et j’ai eu le temps de bricoler, ah oui, vive les finitions ! Vous savez bien, ces trucs qui ne traînent ou qui ne finissent jamais ! Des coups de pinceaux, de petites réparations, un joint à refaire ou à nettoyer, bref ! Et puis aussi du rangement, du tri, la réorganisation de l’atelier... Et ça aussi ça fait du bien. Du bien qui se voit.

C comme cheveux.
Cette année depuis fin mars, j’ai laissé pousser ! J’ai pu constater qu’à partir d’une certaine longueur, ça boucle toujours autant dans tous les sens. Ce n’est pas clairsemé mais terriblement épais, et pour la couleur, disons que ça s’est pas mal éclairci (...) !
Au moment où j’écris, une visite chez le coiffeur a débroussaillé tout cela, sans pour autant raccourcir autant que ces dernières années.

D comme debout. C’est le magnifique recueil « Je suis debout » de Lucien Suel qui m’a tenu compagnie cet été.

E comme étape dans le Cantal où nous avons été si bien reçus par Madleine et les siens. (Bises). Quels bons moments, si denses qu’on a eu du mal à réaliser que cela représentait tout juste une journée. Et depuis l’idée d’un certain festival auquel assister nous tend les bras !


F comme famille, les retrouvailles familiales qui ont permis de prendre des nouvelles des générations suivantes  qui pointent, qui pointent (trois ans et un an et demi !!!)

G comme Gianmaria.
Testa, oui,  dont j’ai pu enfin compléter ma collection de ses disques. Une découverte marquante (merci à ... qui se reconnaîtra) et, l’écouter, aller le voir, c’est bien le moins que mérite le chanteur poète musicien. Et je repense juste là à la chanson Maria sur Montgolfières...

H comme Heredia, le détective chilien sentimental de Ramon Diaz-Eterovic. J’ai fini la lecture du polar « le Deuxième Vœu » que j’avais laissé en plan dans ma liseuse. Je l’ai repris et terminé. Et très apprécié. C’était le bon moment pour le lire.

I comme Impression soleil levant, vu en vrai à Marmottan à Paris.  

J comme jazz, bien sûr avec un concert sur la péniche de l’improviste, début juillet à Paris et avec des albums marquants, Europa Paris de l’ONJ d’Oliver Benoît et Belle Epoque d’Emile PArisien et Vincent Peirani.

K comme kilomètres. 
En TGV ou en voiture, Paris puis Aix, Marseille, Avignon, le Pont du Gard, Rodez, Aurillac... Cette géographie mêlant des retours en des lieux connus il y a des années et des années et longtemps délaissés, et puis d’autres découverts et appréciés.  Je ne m’étais pas rendu compte que nous allions couvrir autant de terrain cet été ! 


L comme lire, comme livres.
En plus du recueil de Lucien Suel cité plus haut, et parmi d’autres lectures, il y eut la République de Mek-Ouyes de Jacques Jouet, feuilleton foisonnant, loufoque et profond, festif !
La Fête de l’insignifiance de Kundera m’a laissé assez froid, par contre une belle découverte avec Marcel Cohen et l’excellent « L’homme qui avait peur des livres » des éditions Arfuyen (une mine), un entretien fort intéressant avec l’auteur clôture le livre. N’oublions pas « Eloge du contraire » de François Bott  très fin et léger à la fois.


M comme Marseille et M comme MUCEM.
Un chef d’œuvre. C’est une réussite totale, c’est éblouissant au plan architectural, et une émotion esthétique très forte m’a submergé ce jour-là, j’étais absolument étreint par l’intensité du lieu.





N comme nuit, pour le voyage du retour. 
J’ai conduit de nuit, cela faisait des années que je ne l’avais pas fait et ce fut une tentative qui sera renouvelée à l’occasion. La circulation se raréfie, c’est calme, il faut seulement veiller à ... rester éveillé !

O comme originalité.
Celle, constante, des nouvelles de Vila-Matas toujours picorées avec plaisir dans le recueil Suicides exemplaires, Christian Bourgois éditeur. 
« L’art de la disparition » est remarquable dans son jeu avec les paradoxes, les mises en abyme, les fausses pistes. Borges n’est pas loin...

P comme Paris, quatre jours en juillet avec ma fille aînée. 
Moments irremplaçables.

Q comme  Quête.
Ou collecte, ou bien récolte. Elle fut spontanée. Un petit carnet pour noter quelques idées sur ce qui se lira ici dans les mois qui viennent. 

 R comme Rodez.
Le musée Soulages à l’architecture réussie et étonnante (cubes) et l’œuvre dont Soulages parle quand il dit « C’est en travaillant la matière que je découvre ce que je cherche ». 
Tableaux sans titres, travail sur la matière et la lumière, l’humilité et la passion de l’artisan. Essentiel.
Très belle atmosphère.
 


S comme serre.
J’ai même monté une serre aux parois en polycarbonate. Quelle idée !
De quoi finir carbonisé car sur la notice les dessins étaient en allemand. Par contre pas de quoi rester toujours exagérément poli, vus quelques p... de passages délicats dans le montage.
Mission accomplie : elle est dans le jardin, elle tient debout !

T comme tranquillité. Vraiment le leitmotiv de ces congés.

U comme utilitaire, comme notre véhicule. Il a bien fallu, car nous sommes descendus très chargés de cartons, sacs et autres à Aix. Une fois la livraison réalisée, la place libérée fut vite reconquise par le futur déménagement de notre fille cadette... La rue des Cordeliers en plein centre a désormais moins de secrets pour nous ! 
Et au fait il n’y a pas un truc sur la nature et son horreur du vide ?

V comme vacances. Tant attendues, elles ont été ce que j’attendais, pleines et relaxantes, et j’en ai vraiment pleinement profité. Sans contraintes de temps autres que celles que j’ai voulu me donner. (Longue inspiration...)

W comme Williams, la mort de l’acteur si marquant de Dead Poets Society. Un peu oublié ou perdu de vue, je me suis rappelé l’avoir apprécié aussi dans Fisher King, Good Morning Vietnam... 
Et s'il était le seul... J'ai aussi retenu Lauren Bacall, Charlie Haden, Jean-Jacques Avenel.  

X comme Xia, dynastie chinoise.
Nos deux grandes filles en entendront-elles parler ? Elles sont parties ensemble une douzaine de jours du côté de Pékin. 
J’aime leurs sourires éclatants sur les photos.

Y comme Yaron.
Yaron Herman dont l’album Alter Ego m’a accompagné cet été.
Une réussite dans l’inspiration et les formats, très diversifiés, ce qui donne des climats où la légèreté et l’intensité se rejoignent. Un album plus profond qu’il n’en a l’air.
Recommandé.

Z comme zéro, l’intérêt que j’ai trouvé à regarder un match de foot, après des années d’abstention. Quel ennui !
Un pote m’avait invité chez lui, j’ai surtout retenu la bière.
Pour le ballon rond, c’est ferme et définitif. Terminé.  

jeudi 21 août 2014

Une bannière bannie ?


Non, elle a seulement fait son "temps", son très court passage, et elle cède la place tranquillement.

Elle gagne un billet pour garder mémoire de sa trace.

Interférences

A bientôt.

lundi 21 juillet 2014

Profiter du temps

Bannière estivale !

mardi 1 juillet 2014

1-1

Je pourrais vous dire que je regarde le football à la radio et que même avec des lunettes je ne vois rien.
Je pourrais vous dire que je ne vois rien parce qu'en réalité je ne regarde pas.
Je pourrais vous dire que j'ai l'intentiode profiter à fond, pleinement et sereinement des congés d'été.
Je pourrais vous donner un aperçu partiel du programme un peu sportif, un peu lecture musique, un peu bricolage.
Je pourrais également vous dire qu'un papa invité dès le 4 juillet pour un long-week end à Paris par sa grande fille peut s'exclamer "Moi content ! "
Je pourrais vous dire que ce billet marque la "fin de saison". 
Je pourrais vous dire que la coupure sera du type 1er juillet  - 1er septembre. 
Je pourrais vous dire que j'ai été content de lire vos commentaires,chers amis lecteurs!
(D'ailleurs, je vous le dis.)

Et je pourrais ajouter plein d'autres choses.
Et je pourrais ajouter à vous de les inventer !

Je vous dis seulement "à plus tard"...

dimanche 29 juin 2014

Oeil 9 et demi

Clins d’oeil 
et paupières closes

Un petit rire
passe dans ses yeux
le silence
Moi aussi
il ressasse des phrases
pendant
dix heures
une antenne
que je connais vient d’apparaître
jusqu’au bout de vous-même

encore plus                                                                                                                                                  troublants
les amis
des parties de flipper,
ces parties de flipper
le détail
simple
cheveu
prix fou
d’un ennui

baleine blanche
si vous voulez bien me suivre
l’hypnotiseur
que puis-je faire pour vous
passer en revue
le secret espoir
je peux vous donner des adresses
pas très folichon
monsieur Vernier,

un type a joué au ball-trap
pour se faire incinérer
trois jours
–         trois jours ?
obligés trois jours
trois jours
pour trouver tonton
j’ai essayé de compter
soixante-douze
lundi matin
jeudi
les siècles sans le repos

je n’ai jamais su 
je m’appelle
je m’appelle 
j’ai une histoire
et la patience

qui Catherine imagine
ce léger fil
où elle pêche
à prendre par moment
ça
c’est elle
je dis longtemps
en face

oubli
jamais existé
moment emprunté
pire plus loin
je t’ai laissé un rêve filandreux
tiède

on a des appuis
des trucs oubliés
profond
grave
et plein d’autres
une chance
plus de temps
un gros coup
maintenant
dans la foulée
le geste que je redoutais

un rien de temps
dans les mains
des chemins
inattendus
tu vas voir
personne n’a fait attention
le détour
fondamental
hasard évaporé
en mémoire

l’impossible
raison
instant échappé
Wyatt a tout arrangé
grand bonheur
le temps rivalisait
avec l’eau de Javel
ambiance moribonde
musique moderne avant
je poserai son espace à genoux

j’ai rien
rien
et exactement l’inverse
j’ai pensé rendre l’espoir
j’ai ouvert
plus de vingt-cinq
vous comptez
deux minutes plus tard
le travail était fait
impeccable




* * *



Notes : 
Réalisé par compilation des onze "Oeil neuf" dans l'ordre, avec réorganisation en 3 colonnes pour proposer différentes modalités de lecture.