samedi 3 décembre 2016

A temps



Par un trou du temps
Fine la pluie s’écoule…
« Mauvais» temps ?
sablier humide qui liquide
ce temps
qui file qui passe 

Le temps qui court
… en gagne-t-il ?  
est-ce un temps utile ...

Le temps étant compté
faut-il 
se dépêcher pour ne pas être trop en avance
reprendre du temps
rattraper et dépasser le passé
(mais de quel côté ?)  
en un présent
qui s’échappe indéfiniment 

Mais jusqu’à quand ?

Dead line…
Vous avez jusqu’à hier / Ceux qui sont le plus en retard / Auront un délai jusqu’à avant-hier /
 La mort du temps ?

Pourquoi tuer le temps ? 
éliminer les temps morts...
temps disparu
qu’on cherchera à retrouver
Temps perdu
Faute de temps
… erreur ?
Conjonction
d’événements mal conjugués
dans l’espace- temps

En une brève histoire du temps

Si le temps était conté
En temps et en heure
Retrouver les récits
Remonter la nuit des temps 
En un mot comme en mille
Et
Par les temps qui courent
S’y rendre en marchant
Prendre le temps
De revenir sur ses pas  
De se rencontrer seul à seul   
dans le non temps.

NB/ composé avec clairement en tête SH, JLB, PH.

mercredi 30 novembre 2016

Compter sur E ?



Louis XI
L’heure H
Elisabeth II
Jean XXIII
Umberto D
Ice T
Monsieur X
le double 6
Joseph K
Le système D
Henri IV
Le point G
Charles VII
La marquise d’O
Un sou 9
James Bond 007
Le plan B
Le nombre N
Je ne suis pas un numéro 
Je suis une lettre 
Lettre et le néant ?
Zéro et infini ?

vendredi 25 novembre 2016

Toujours le vent ?

Un de mes groupes de chevet...

 





lundi 21 novembre 2016

Courir, penser



Course à pied

Se glisser dimanche d’automne

fin de matinée

Dans ce qui subsistera de l’éclaircie

Chaussé vêtu casquetté



Dans les bois luisants

L’humidité fait la loi

La piste colle un peu d'un peu de boue

Sans mal on tient debout

le vent déverse l'averse sourde dans les yeux



La tempête hier a tout bousculé

couleurs formes branches

Le sol ne lâche plus les feuilles

étoiles de mer 

comme des arbres tombées

samedi 19 novembre 2016

Quand ça rame




Génial
J’ai rien capté
Moi non plus
T’es sûr qu’il a dit ça
Le weekend s’est bien passé chez ta mère
Bon ben à toute on se retrouve à 21h
Je suis en chemin là
Oui
Salut c’est moi

Sympa comme idée

C’est toi maman
C’est pas ce qu’il a dit

Alors là tu vois

D’accord à vendredi
Oh putain pas lui
Ça fait une semaine qu’il est malade

Intermè®de

L’enfer c’est les autres ?

Pourtant…
Va je ne te hais point
De la musique avant toute chose
O temps suspend ton vol
Heureux qui comme Ulysse
Le petit chat est mort
La terre est bleue comme une orange
Et rose …
(L’ouverture automatique des portes dans les transports en commun

signale  la station.

Permet d'autres arrêts. 


Un progrès.

Une délivrance parfois.)
…elle a vécu
Demain dès l’aube
Il faut cultiver notre jardin…

jeudi 17 novembre 2016

Nous, Daniel Blake


Pour ce film, fichons-nous copieusement de la Palme d’Or pour commencer.
Ensuite oublions les beaux esprits qui se pincent le nez devant un scénario « prévisible » « à gros sabots » ou « schématique »... etc. (Ou comment taper en touche face à … face à quoi au fait .. ?)

De ce point de vue, toute autre fin aurait sûrement été l’objet de critique aussi pour angélisme, parions-le.
Et pourtant le film raconte deux parcours, dresse un tableau qui est traité rigoureusement, c’est brut et sans concession par rapport à l’état du système ambiant qui broie la dignité des « petits ».
Rappelons-leur aussi qu’il y a des habitudes cinématographiques qui, même si elles ne sont pas incompatibles et sans aller jusqu’à les qualifier de coupables, ne sont pas du même ordre : tiens, à choisir, en toute mauvaise foi, entre « se cogner » le dernier Woody Allen et le dernier Ken Loach, vous me trouverez chez le britannique.

Ayons par contre à l’esprit que la force du film est bien dans les portraits des deux personnages principaux, campés au mieux par deux acteurs vraisemblablement inconnus de ce côté-ci de la Manche, un point qui pour moi renforce considérablement la crédibilité de ces incarnations.
Pensons à l’absurdité abyssale du système (un rapprochement sera fait avec La Loi du Marché de Stéphane Brizé) qui promène les gens en les humiliant.
C’est une diversion permanente qui par pansement interposé ne règle rien structurellement et humainement.
Alors évidemment ça se noircit ou se radicalise dans la seconde partie, mais comment peut-il en être autrement ? Est-ce cela qui gêne nos spectateurs nez pincés car gênés dans leur petit confort ?   

On sort de ce film avec les yeux qui piquent, oui, et une colère immense. 



mardi 15 novembre 2016

L'as des radis invendus-10

Voici la solution.







C'était pourtant facile !