jeudi 11 février 2016

When it's sixty-four...

En feuilletant vaguement un programme de télé, je tombe sur une de ces émissions qui reviennent ad nauseam sur des vieilles affaires en général bien glauques et traitent ça comme une enquête policière qui ne fait pas peur du tout.
Soupçonnant qu’avec ces émissions était à l’œuvre un fonds de commerce attrape pub et gonfle audience flattant des vils instincts, j’en ai décompté pas mal après vérification, mais je ne vous en dresserai pas la triste liste.
Mais, c’est ainsi que je me suis rappelé le "tueur à l'échiquier », un Russe assez malade je pense, qui voulait tuer sans doute 64 personnes.

A mon tour je souhaite questionner ce dossier.
Bien, les Russes ont toujours été fortiches aux échecs.
Mais on ne nous a pas tout dit et un certain nombre de questions reste à poser :
  1. Supprimait-il alternativement des Noirs et des Blancs ?
  2. A-t-il balancé certaines victimes d'une tour ?
  3. Que fait la police ?
  4. d2-d3 ?
  5. S'est-il trahi par un comportement cavalier ?
  6. Et là tu coupes ? 
  7. 8 x 8 ?
  8. Les experts l'ont-ils déclaré fou ?
  9. Il tire ou il pointe ?
  10. A qui profitent les crimes ?
  11. A-t-il des complices ?
  12. Si oui, combien ? 
  13. Si non, combien ?
  14. Pourquoi des cases carrées ?
  15. La 15e victime, il l'a achevée en combien de coups ?
  16. Est-ce qu'ils étaient en bois les chèques ?
  17. Tu sais si la baguette a augmenté ?
  18. Les Noirs étant au Nord, les Blancs au Sud, quelle couleur il avait, sachant que pour un homme de l'Est, il était à  l'ouest ?
  19. Combien de questions sont là par simple remplissage ?
  20. A-t-il travaillé comme berger saisonnier ?
  21. Le jeu de dames c'était trop simple ?
  22. Ou bien trop long (100 cases, quand même) ?
  23. A-t-il tué certaines victimes à grands coups d'échiquier en marbre ?
  24. Belote, rebelote et 10 de der ?
  25. A-t-il mis certaines victimes en pièces ?
  26. Si oui, tenaient-elles sur les cases ?
  27. c2-c3, coulé ?
  28. A-t-il le teint mat ?
  29. Si certaines victimes lui ont échappé, doit-on le déclarer  "pat" ?
  30. Sait-on s'il aime les dalmatiens ?
  31. Et pourquoi je touche pas 20 000, là ?
  32. Et pourquoi je touche pas 20 000, là ?
  33. Tu l'as pas posée deux fois la question, là ?
  34. Et tu as remarqué que  je suis pas sourd ?
  35. Sinon, c'est toujours le rouble la monnaie là-bas ?
  36. Jacques a dit "Posez votre question". Comment ?
  37. Mais qui a fait cette connerie d'inventer le jeu d'échecs ?
  38. Vous avez vu les dégâts ?
  39. 16 pièces blanches, 16 pièces noires, ça fait 32 victimes ; il en reste 32 mais de quelle couleur ?
  40. A-t-il tenté le petit roque avec deux victimes ?
  41. A moins qu'il n'ait pratiqué l'échange de dames ?
  42. A-t-il connu l'échec scolaire ?
  43. Toujours pas la télé en couleurs en Russie (il aurait pu choisir un autre jeu...) ?
  44. Quelle heure est-il ?
  45. A quelle victime appartient le cheveu trouvé en F6 ?
  46. A-t-on des nouvelles de Karpov ?
  47. C'est comment qu'on freine ?
  48. Les Tchèques, bizarre, non, qu'ils n'aient pas de tueur à l'échiquier ?
  49. Il en reste beaucoup des questions ?
  50. Des quoi ?
  51. Des questions, t'es con ou bien ?
  52. Quelle était la couleur du roi noir ?
  53. Sait-on si Raspoutine a un alibi ?
  54. Heureux qu'il n'ait pas focalisé sur la bière 1664, non ?
  55. Ou pire, 20 000 lieues sous les mers…
  56. Et le grand roque, rien à dire ?
  57. Peut-on juger finalement très positif qu'il aime les échecs ?
  58. Et en Fahrenheit, il chausse du combien ?
  59. Sait-on comment sera le carrelage de sa cellule ?
  60. Quelle pièce se trouve en H5 ?
  61. Le jeu de l'oie c'était peut-être mieux finalement  (63 cases) ?
  62. Ne pensez-vous point que le pastis 51 c'était encore mieux question nombre de victimes ?
  63. Heu...le colonel Moutarde avec la clé anglaise ?
  64. Enfin, le saura-t-on un jour : il lui manquait exactement combien de cases ?


mercredi 10 février 2016

Pulser

Aiye-Keta "Third World" paraît en 1973. 
Comme un pas de côté pour Steve Winwood après des années d'exposition pop-rock avec Traffic, dont un album suivra en 1974 avant l'éclatement définitif. 
Ce disque est devenu rare, une pièce de collection ... 
Alors on se console comme un peu avec des extraits ... ailleurs !
En voici un morceau. 
Long certes, il me semble refléter ce que Winwood a toujours aimé pratiquer musicalement (la jam session) tout en flirtant avec divers genres musicaux. Ici l'improvisation et le jazz se taillent la part du lion. L'instrumentation choisie joue évidemment à plein et le cachet musique du monde prend ici son sens le plus noble loin des brouets infâmes qu'on prendra soin d'éviter ! 
Enfin, je trouve que le morceau, 40 ans d'âge, reste très actuel. Ou, plutôt, intemporel !

Les musiciens :  
Steve Winwood: Keyboards, lead guitar, percussion, moog, and vocals 
Remi Kabaka: Lead vocals, piano, drums, congas, African drums and pot, rhythm guitar, and moog 
Abdul Lasisi Amao: Saxes, flute, congas, percussion, and vocals











mardi 9 février 2016

Deux ou trois choses...

En octobre dernier j'avais vu ici  chez ma Taulière favorite ce triptyque que je m'étais gardé au cas où... Quelques mois plus tard, je m'occupe de lui une trentaine de minutes et il repasse par là, c'est à dire ici-même. Et merci MH pour l'idée.

Choses qui vous énervent, mais grave (ou assez grave)

Ceux qui -n’étant pas les acteurs- parlent dans la salle de cinéma.                       
Une voiture qui vous dépasse à pleine vitesse, pile ensuite juste devant vous pour prendre la bretelle suivante. 
Ne plus savoir dans quelle poche c’est ! 
Les envahisseurs, ceux qui se croient indispensables et ne savent pas se retenir.
Papiers déchets et autres saloperies dans la rue ailleurs que dans les poubelles faites pour ça. 
Dire qu’on va faire et ne pas le  faire.

Choses qui pour un peu vous feraient chantonner

Le plaisir d’une lecture en cours, ce qui a été lu et ce qui reste, prometteur… 
Le nez en l’air, la course des nuages. 
Ne pas avoir pris mon téléphone portable. 
Préparer un plat et rendre la cuisine impeccablement nettoyée et rangée à la fin. 
Certains de mes disques.  
Le parfum du café qui vient d’être préparé. 
Avoir de quoi noter une idée quand elle vient. 
L’inexorable prévisibilité des cons.

Choses qui vous équilibrent et vous procurent de l'harmonie

Penser à nos trois filles. 
Observer dans un pré une brindille flottant dans une brise légère. 
Une sortie improvisée.
Rentrer suant de mon parcours de course à pied, sans mal aux muscles.
Un tas de bois bien rangé. 
Le plaisir d’une lecture en cours, ce qui a été lu et ce qui reste, prometteur… 
Dehors, rester immobile et écouter tout autour.
L’art du contretemps.

lundi 8 février 2016

Bonne feuille




"Last Leaf"

I’m the last leaf on the tree
The autumn took the rest
But they won’t take me
I’m the last leaf on the tree

When the autumn wind blows
They’re already gone
They flutter to the ground
Cause they can’t hang on
There’s nothing in the world
That I ain’t seen
I greet all the new ones that are coming in green

I’m the last leaf on the tree
The autumn took the rest but they wont take me
I’m the last leaf on the tree

They say I got staying power
Here on the tree
But I’ve been here since Eisenhower
And I’ve out lived even he

I’m the last leaf on the tree
The autumn took the rest but they won’t take me
I’m the last leaf on the tree

I fight off the snow
I fight off the hail
Nothing makes me go
I’m like some vestigial tail
I’ll be here through eternity
If you want to know how long
If they cut down this tree
I’ll show up in a song

I’m the last leaf on the tree
The autumn took the rest but they won’t take me
I’m the last leaf on the tree
I’m the last leaf on the tree
I’m the last leaf on the tree

dimanche 7 février 2016

Partage de Lignes 9


T comme...

Comment dire le plaisir et l'émotion qui nous ont étreints à la vision d'un superbe documentaire sur Jean-Louis Trintignant diffusé par Arte.
Retraçant son parcours, le montage classique intercalait des moments d'interviews, des extraits de films, et voilà qui a permis si c'était possible de le faire monter encore dans notre estime et notre affection.

Acteur fébrile et décalé,  intense. Un de mes favoris depuis longtemps.
Dans le documentaire il témoigne de beaucoup d'humilité et prend aussi un malin plaisir -communicatif- à faire celui qui comprend pas grand chose à rien. Réjouissant.

Et puis il y avait quelques passages tirés des derniers spectacles où sont évoqués les poètes Desnos, Prévert, Vian. Nous avions déjà eu la chance en 2004 de le voir et l'écouter pour Appolinaire, tout en gravité légère. Apesanteur d'un spectacle qui imprime la mémoire à jamais.

Aujourd'hui voici deux extraits.
Vian.
Prévert.

Et merci Jean-Louis.

Vian


Prévert

samedi 6 février 2016

Ambiant