dimanche 21 septembre 2014

vendredi 19 septembre 2014

metahaiku

cinq et cinq font dix
debout petit haiku
dix et sept dix-sept 

cinq et cinq font dix
tiens sur tes pieds haiku
dix et sept dix-sept

cinq et cinq font dix 
sème ton chant haiku 
dix et sept dix-sept

cinq et cinq font dix 
dis les instants haiku 
dix et sept dix sept

mardi 16 septembre 2014

In entropy


1981
Peter Hammill
Stranger Still
(album Sitting Targets)

Ce morceau peut se poser comme une synthèse de son talent :
à la fois chanteur; compositeur, parolier , instrumentiste.
Les textes contiennent souvent une part d'étrangeté
et de questionnement plus que stimulants...

dimanche 14 septembre 2014

Un peu plus près...


Je me suis enfin procuré ces deux ouvrages pourtant repérés (envisagés) depuis longtemps.

Je pressens que le plaisir de lecture sera là.
Et peut-être même des extraits à partager, pourquoi pas....

J'ai mis un soin attentif à couper les pages du Julien Gracq.
Je ne pense pas le colorier.

Edit du 15.09 :
la page d'ouverture de Sur le fleuve :

j’entends un cri 
dans l’encre
qui ne sait pas s’écrire
lorsque la plume 
sur la surface sereine 
dessine un autre 
reflet

vendredi 12 septembre 2014

Conquis

C’est peu dire que j’ai aimé « La patience de Mauricette ».

Un récit à haute teneur en humanité et imprégné de poésie dont je viens de déguster le fil en quelques heures.
J’ai commencé sur un rythme lent, en alternant d’ailleurs avec des nouvelles d’un autre auteur et puis, entre mardi et mercredi, montée en régime, crocheté par l’histoire, je suis allé au bout.

J’en ai terminé la lecture dans le jardin, sur le banc, à l’ombre du pommier sous une légère brise. Un choix dont je me réjouis après coup.

Mauricette Beaussart 75 ans a disparu, elle était en soins à l’hôpital pour sa santé mentale. 
Que s'est-il passé ? Son ami Christophe va chercher. 
Nous découvrons progressivement les souffrances, les drames, mais aussi les joies et l’espoir.
L'amitié et beaucoup d’attention et de respect sont présentes, précieuses, et c'est la vie finalement, rien de moins. Et c’est déjà tant. 
Comment dire que la distance est toujours la bonne, que rien n'est outrancier, que l'émotion comme les rires ou sourires sonnent juste.
Des pages spéciales s'intercalent par chapitres dans le récit : ce sont les mots, les lignes magnifiques du journal de Mauricette.
Une réussite.
Mauricette, quand on a terminé de lire, on l’aime, on a envie de la rencontrer et d’aller se promener avec elle dans le sable humide de la plage du côté de Merlimont.  
   
 

J’ai découvert Lucien Suel et son œuvre en février 2013.
De la meilleure des manières, à mes yeux. : sur scène, à Nantes, il s’agissait d’une lecture-concert, proposée par la maison de la Poésie, une forme que j’aime beaucoup. Et c’était un peu par hasard, par curiosité.
Lucien Suel était accompagné ce soir-là de Bruno Chevillon à la contrebasse.
La présence d’un musicien que j’apprécie énormément ne pouvait qu’à priori renforcer ma curiosité.
Tout cela mis ensemble était prometteur, à tout le moins.  

Il y fut question de la mort d’un jardinier. Etonnant. Et ce fut un moment intense, chaque membre du duo à son meilleur. 
Quelque chose est passé qui m’a accroché. En général, dans ces cas-là, je creuse !
Depuis, je consulte régulièrement SILO, j’ai lu par poignées étalées dans l’été le recueil « Je suis debout ».

J’avais entamé le chemin avec « La Mort d’un Jardinier ».

Et je vais marquer une pause avant de poursuivre : juste le plaisir de rester encore un peu avec Mauricette !


mardi 9 septembre 2014

Sauter du coq en plâtre au bonnet d'âne

« Haut les mains » cria l’homme au caissier et au débotté.
Par-dessus tout et la jambe, il ajouta : « Le fric ! »
L’employé, emprunté bancaire, s’exécuta mollement. Il se manqua et cela lui réussit. 
Le malfaiteur l’oublia et détala en effet avec son sac rempli de patates prélevées dans la caisse pour un butin ... juteux. 

Bof, un vol à main armée pas trop béton, pensa illico le caissier, toujours vivant, pensant à 3,2 % aux vingt prochaines années.
Il déclencha le signal avec ses dents car il avait abandonné l’alarme à l’œil.
Manœuvre incisive et éflicace : celui qui se rêvait bandit de grand chemin fut coincé peu après dans une ruelle sombre par les forces de l’ordre et pris la main sur le sac, mais sans vieille dame.

Son procès ne fut pas même kafkaïen. Ce drôle d’oiseau qui nuit, monsieur le président, fut abattu en plein vol, condamné à faire de la tôle, au milieu d’une île. Sans zèle.
Dans sa cellule étroite, son moral d’acier n’en menait pas large et fondit à l’ombre. Laminé, appelons un chat un chat.
Pas de remise de peine, son chagrin éclata.
Quelques jours plutarque, ayant déposé les larmes, il pensa aussi sec à un plan. Penser le pansait, de quoi guérir sans coup férir.
Une lancinante question le transperçait : comment me faire la malle moi qui suis coffré ?
Du haut du mât, il se prit à songer à une vengeance dantesque où il porterait l’estoc à l’Estaque. Ce serait impitoyable, comme le bois à l’est, rien ne l’arrêterait, pas même le fait d’avoir agi seul.
Il échafauda un plan alors qu’on installait un échafaud au centre de la cour de la centrale.
Il ne resterait qu’à attendre une occasion, unique et ayant peu roulé, en alliant science, patience et langueur de temps. 
Ce serait long. Il en tirait la langue. C’était long. Allons, garde ton allant, se disait-il.
Et ce fut long.

Certains jours cette idée fixe lui faisait un mal de chien : il rongeait son os comme un frein quand son moral était en baisse ou en perte de vitesse.
Irritable sur sa chaise, susceptible alité, il s’échauffait sur le chauffe-eau , exercices et tractions, pour que le jour J l’échafaudage ne se mue pas en échafaud.
A cran. Une drôle d’échauffourée jeta un froid : un jour, au parloir, il planta là son avocat, l’envoyant au diable.
Il vivait pourtant dans l’espoir flou que l’échelle qu’il avait repérée permette qu’il se barre aux Seychelles, en un remake réussi d'Orang outan en emporte le vent.

Un jour ce fut le moment. 
Seychelles que j’aime... ? Non, on change tout.  
Un quatuor à cordes était venu jouer. C’était sa nouvelle passion, les cordes, et il s’était lancé dans la musique mentale à cor perdu, se remettant en selle au violon.
Il réussit à s’échapper, l’échelle chromatique a du bon parfois surtout quand l’orchestre ne joue pas « Ascenseur pour l’échafaud ». Il se hissa pas à pas d’un demi-ton et le tour de passe-passe fut accompli sans qu’il dévisse.        
Sorti du périmètre de sécurité, il rattachait sa ceinture lorsqu'il fut interpellé, au niveau du vécu et pas sans trouille, par les farces de police en patrouille. Ses oreilles sifflotaient. Il flaira le piège. 
Il resta de glace et, de fait, se mit à sentir la fraise, prenant soin de ne pas la ramener. Ils passèrent, fausse alerte. Prestement, il se dirigea vers le parking.
Il fractura une serrure et monta dans l’Austin qu’il démarra à l’ouvre-boîte afghan.
Direction ? Prenons les paris... 


Texas. 

jeudi 4 septembre 2014

interférences sonores 5

Reprenons le cours de cette rubrique qui essaie de voguer doucement au gré des envies, des humeurs et des improvisations.

En résumé ?
- surtout quand j'y pense !

Le concert marquant (samedi dernier) du "Didier Levallet Quintet" avec son projet Voix Croisées m'encourage à vous proposer le premier morceau qui fut joué.

Antigone's choice.