vendredi 31 octobre 2014

Littéralement : imagé.


Elles se nichent ou se dénichent au détour 
d'un regard, d'une vue, d'un coup d'oeil. 
Sans un mot, les lettres veillent sur nous. 


A table !


On peut se retrouver parfois le B dans l'eau.


C dans l'os ! 

D ? gonflé ! 

Heu...E.



Dans la pierre, au moins, l'F fort visible.


J'avoue que G eu du mal pour celle-ci.  



H'ment balaise.



Le I n'était pas loin, ni son point.


J monte ou J monte pas ?


un K composite... mais pas limite.

Ombre L.


Dans OMBRE il y a un M.


Le N de bateau m'a aidé à naviguer.


Oh, plusieurs ronds pas dans l'O !


P perché, pause peut-être profitable... 


Ne pas s'avouer vain Q. 


Les cordages sont bien en l'R.


Aidé du 8 et du jardinier, le S finit par sourdre. 


Le pont et le T, une vieille histoire. 
( Penser à vérifier et si besoin changer les piles)


Maquette contient la lettre U: contrat remplu.


Victoire, j'ai le V.

Non loin de là, doublons la mise : W.

Soyons sous cet abri incognito, mesdames et messieurs X.


Y ou merci les arbres.

Le Z n'est pas celui de Zoo.

mardi 28 octobre 2014

dimanche 26 octobre 2014

Petite Verte Dernière Chance Perdue Vieil homme

Au fil des saisons musicales, la salle que je fréquente très régulièrement, tantôt en solo, tantôt avec madame K, tantôt avec quelques complices, ne manque jamais de réserver son lot d'émotions, de plaisirs et de découvertes.
Les programmations sont de véritables pièces d'orfèvrerie dont je mesure en creux le travail de longue haleine et l'exigence qu'elles supposent.

Nouvel exemple vendredi dernier.  J'y étais en solo pour un concert "découverte" pour lequel je ne connaissais ni l'artiste, ni son disque, et je m'étais contenté d'une rapide lecture de la plaquette.

J'ai donc pu écouter, apprécier et applaudir le quartet de Lisa Cat-Berro (qui elle-même joue du saxophone alto et chante), l'instrumentation étant complétée par le triptyque guitare/basse/batterie.

Musicalement nous sommes restés sur des lisières enchevêtrées de jazz folk rock et pop. Loin de se dissoudre et de disparaître dans un trop plein d'influences tournant au n'importe quoi, la musique jouée était au contraire riche de ses influences bien comprises, avec des compositions originales ayant belle allure.
Et pour rehausser le tout s'il en était besoin, trois reprises ne furent point pour me déplaire, au contraire !
Deux morceaux de la grandissime Joni Mitchell - Little green et Last chance lost- jouées dans l'esprit m'ont emmené bien haut de même qu'une tonitruante version de "Old Man" de ce cher Neil Young qui m'évita de redescendre !
Un tel viatique ne pouvait que nous emmener vers de plaisantes contrées sonores que la joie de jouer des quatre musiciens a rendues plus agréables encore.

Un extrait pour se donner une idée :




Old man

vendredi 24 octobre 2014

CEnTQUARANTE

Cette année, disposant de temps libre à son Ministère du Travail ô combien mal nommé, Michel Sapin répondra lui-même aux lettres que les enfants envoient au père Noël.
(140-6)

mardi 21 octobre 2014

Un Regard Noir-1

Il est temps de composter et de monter à bord de l'express.
Je me cite (billet titré Sauce paru le 2 octobre) car on n'est jamais si bien servi par ce qu'il faut rendre à César ouvre-toi :
Un nouveau projet « express » est sur les rails, en 10 épisodes.

J’en ai pour l’instant le titre et le principe, je viens de sélectionner les pages mais je n’ai point commencé. C’est déjà bien, je trouve.

Je publierai à mesure, sans préparer ni prendre d’avance et je n’ai pas défini le rythme (hebdomadaire me tente bien) .
Voici les précisions qui manquaient : ce sera dix mardis de suite, à compter d'aujourd'hui. 
Et maintenant un peu de cuisine :
-Je révèlerai le titre du roman à la fin, s'il n'est pas découvert avant.
-Le titre, le genre et la collection m'ont soufflé le nom de la série : "Un regard noir" qui complète -en un sens- la précédente expérience "Un Œil Neuf" ! 
-J'en ai divisé le nombre de pages par 10 (c'est un format poche) et j'ai pu sélectionner, régulièrement espacées, les 10 pages qui  fourniront le matériau.
-Enfin, pour la méthode, pour le côté improvisé, je me donne en tout et pour tout 10 minutes sur la page, histoire de rester un peu "express", et  je m'accorde soit le lundi soir, soit le jour-même avant de publier pour y parvenir !
Il est l'heure de monter dans l'épisode 1 : 



vendredi 17 octobre 2014

La lettre et l'esprit

Le 17 octobre n’était pas un dimanche et resta à jamais une journée particulière.
Monsieur Martin de retour chez lui au matin après quelques jours d’absence releva son courrier, comme à l’accoutumée, un peu avant midi. 
Il comprenait l’unique magazine auquel il était abonné, une carte postale expédiée il y a deux semaines représentant une plage de sable blanc à haute teneur paradisiaque et enfin une enveloppe dont l’ouverture ne manqua pas de le contrarier.
Elle contenait en tout et pour tout la lettre M sur papier glacé, déchirée avec soin dans un magazine. 
Monsieur Thomas, le garagiste, décacheta une intrigante enveloppe bleue et découvrit qu’elle renfermait six petits carrés, la totalité des voyelles de l’alphabet, en capitales noir et blanc, découpées dans le journal local.
En plus des deux factures qui avaient passé une nuit très fraîche dans la boîte car elle ne les avait pas ramassées la veille, Madame Dubois reçut un pli cacheté contenant la lettre P.
Chez la famille Richard, c’est le fils aîné qui, en son jour de congé, trouva un B majuscule expédié dans une enveloppe grise.
Mademoiselle Petit attendait tout autre chose que la réception d’un mystérieux  D extirpé d’une enveloppe blanche. Cela la rendit fort perplexe et son cœur se mit à battre autrement.  

Cela parut à tous aussi inattendu qu’inexplicable. L’incompréhension fit son chemin. Vint l’inquiétude. 
Oiseau de mauvais augure. Une menace diffuse d’heures incertaines refaisait-elle surface, onde troublante gagnant la rive ? 

Curieusement, à moins que ce ne soit justement, cela n’avait guère provoqué d’appels, songeaient les gendarmes en allant frapper aux portes.

Les investigations fines, passées les vérifications de routine, n’amenèrent rien qui puisse éclaircir la situation.

En fin d’après-midi, c’est le facteur que l’on trouva inanimé chez lui.
On crut tout d’abord qu’il dormait.
Jusqu'à la découverte d’une tasse vide sentant le thé renversée près de lui.
Suicide ?
On s’interrogea. Chercha. Fouilla.
Et l’on finit par retrouver les sacs du courrier de la journée cachés au fond du jardin.
On ne sut jamais pourquoi il avait malgré tout accompli sa tâche quotidienne une ultime fois au pied de la lettre. 
Et il y avait une enveloppe dans sa propre boîte. 

mercredi 15 octobre 2014

cENTQUARANTE

140-4

Son ultime proposition «la véranda dans le colonel Moutarde avec la bibliothèque », précipita sa perte de la partie, une preuve que le monopoly n’est pas un jeu facile.

140-5

Le chien aboie, le corbeau croasse, le lion rugit.
De plus, le chat parde, le jars dîne et dort. Sinon l’abeille gicle.
Enfin, l’essence yèle. C’est le cri du carburant.

.../... 


La série étant désormais lancée, elle reviendra régulièrement sous deux formes : 
-  libre avec 140 caractères espaces non compris , 
ou bien 
- Septuor  contrainte chez Zazie Mode d'Emploi : http://zazipo.net/+-Septuor-474-+