dimanche 25 décembre 2011

Doucement vers l'année à venir - 4

Et même très doucement...

Rien de plus d'ici la fin 2011.
A l'année prochaine.

vendredi 23 décembre 2011

Doucement vers l'année à venir - 3

Les préparatifs s'intensifient.
Comme les pièces d'un puzzle s'assemblent peu à peu, chaque chose prend sa place, aussi bien chaque cadeau dans son emballage, que la bouteille dans le bas du frigo ou encore les ingrédients et composants des menus.
Nous serons demain soir pour le réveillon en mode buffet, avec jeux de société à la clé, nous pratiquons toujours ainsi et nous réservons ou préférons le repas attablé pour le jour de Noël.
Pas de grand jeu ou de tralala, de la tranquillité avant tout, quelques photos, du plaisir et des rires aussi...
C'est bien de voir que, d'année en année, on se simplifie la vie sur ces plans-là, une manière peut-être d'aller à l'essentiel ?

jeudi 22 décembre 2011

Journey through the past 1

Je suis né à la musique vers 10 ans, si je me souviens bien.
Il y avait peu de musique à la maison; même si la culture au sens large avait sa place. Je me souviens donc d'une chaîne hi-fi de marque Dual, en 1970, et de quelques disques, des 33 tours, les "premiers disques". Du classique avec Tableaux d'une Exposition de Moussorgski, orchestré par Ravel, ou encore les danses hongroises de Brahms, les toccata de Bach, chez Deustche Gramophon. Et puis il y avait quelques bandes originales de films, lesquels je ne sais plus, et aussi un disque de clarinette de Jean-Christian Michel et enfin, une compilation de gospels (oh happy day, nobody's knows, he's got the whole world in his hands, to my father's house, kumbaya...) , une compil  qu'on passait en boucle avec mes soeurs.
Ce fut aussi peu à peu, adolescence oblige, la radio et les hits parades dont je dois dire que je n'ai pas retenu grand chose question émissions ou animateurs à ce détail près que les émissions rétrospectives font office de piqûre de rappel et, tiens, mais oui, je la connais celle-là !
Preuve si besoin est que le matraquage de tubes et l'assiduité faisaient bon ménage dans nos têtes. ET j'allais oublier les inévitables émissions de Guy Lux. Tout cela fonctionnait très bien, insidieusement, et ce qu'on avait "refoulé" comme des maladies honteuses émerge à nouveau lorsqu'on s'y expose !
Je ferai grâce de l'époque des Sardou, Dassin, Fugain, Delpech, Lenorman côté français, que je ne place d'ailleurs pas sur les mêmes plans, et puis j'en oublie et tant mieux ! Si tout cela n'a absolument plus rien à voir avec ce que je peux écouter aujourd'hui, reconnaissons qu'ils font partie du parcours, au moins comme points de repère qui, à un moment, incitèrent à aller chercher ailleurs !
Il y a ensuite comme un temps de latence, que je ne m'explique pas réellement, en dehors du fait que je faisais beaucoup de sport, et si l'on reste à la radio, j'ai mes premiers souvenirs d'Elton John, et les tubes jetables ou empilables de variété internationale, mais c'est vraiment embrouillé, il faudrait que je consulte des listes de 73 à 75 pour m'y retrouver. Et puis on n'achetait pas de 45 tours à la maison. 
Si je reviens at home vers des programmes musicaux choisis et maîtrisés, je me souviens, chanson française, que j'ai écouté à un moment Serge Lama, qui passait déjà pas mal à la radio, je trouvais ça bien écrit bien fait avec une bonne voix. Mais cela ne dura qu'un temps, le temps qu'il s'use sans doute, et que je grandisse, plus sûrement !
Eté 75, du côté de Bordeaux. dans la voiture de mon oncle, surgit "Brésilien mon frère d'armes".
Choc fondateur, sa "musique me ficelle tel un cordon ombilical".

Nougaro.

(à suivre)

lundi 19 décembre 2011

Doucement vers l'année à venir - 2

Les quelques lectures prévues devraient tourner autour d'un nouveau polar de Gunnar Staalesen (Les Chiens Enterrés ne Mordent Pas) ainsi qu'un Michel De Castillo, juste entamé et déjà prometteur, Le Démon de l'Oubli.
Et si l'on peut trois films, après mercredi 21 pour leur sortie,  avec "Des Vents Contraires" de Jalil Lespert, "A Dangerous Method" , un peu obligé en tant que David Cronenberg aficionado, et puis Kaurismaki, écouté en interview il y a peu, pour "Le Havre".
A suivre...

dimanche 18 décembre 2011

Doucement vers l'année à venir - 1

Une douzaine de jours pour "boucler" l'année, c'est à peine ce qu'il reste avant d'entamer 2012.
La 2e partie du 27 au 2 nous permettra de recevoir notre cadette et de nous retrouver "au complet" avec toutes nos filles , alors que la première partie du 19 au 26 sera marquée par la venue de ma mère, comme tous les ans.
En cette fin 2011, nous ne ferons pas notre habituel périple vers le "sud" car les congés de my wife sont trop courts.  Ce sera l'occasion de profiter, de se poser et de se promener, de faire les quelques derniers achats en instance puisque ce sont "les fêtes". D'échanger aussi sur les lectures et d'en recommander quelques-unes, et de se replonger aussi dans quelques jeux de société : Mow, Mixmo,Carcassonne.

Musicalement mon programme est calé avec une grosse demi-douzaine de disques à découvrir :
- Tony Williams (batteur) Turn it over, album de 1970, avec John McLaughlin à la guitare
- Pierrick Pedron (saxophoniste) Omry avec Laurent Coq au piano et Fabrice Moreau à la batterie,
- Samuel Blaser (trombonne) en quartet avec Marc Ducret à la guitare
- Craig Taborn Avenging Angel (piano solo )
- Vincent Courtois (violoncelle) L'imprévu
- Benoît Delbecq (piano) The 6th jump avec Jean-Jacques Avenel à la contrebasse
et pour finir (si je puis dire) un trio piano/contrebasse/batterie avec excusez-du peu Keith Jarrett, Gary Peacock et Paul Motian (décédé le mois dernier) enregistré en public "At the Deer Head Inn" dans les années 90.
à suivre


jeudi 15 décembre 2011

RW

Ici.
Allez voir, vous y trouverez une touchante simplicité, une exceptionnelle politesse désespérée, et vous pourrez laisser quelques parcelles et éclats de beauté pure vous imprégner. 

mercredi 14 décembre 2011

Faut pas décoder


Acheter courroie de rechange sèche-linge.
12.11 dentiste
19.01 ONJ Piazzola
pain
C'est pas du couscous, c'est de la bolo.


Lieu de passage obligé du matin, la cuisine, avec son tableau d'affichage, où on se laisse des mots, si les horaires font qu'on ne s'est pas aperçus car on s'est vraiment levé en décalé...
Messages parfois cryptiques, si ce n'est surréalistes...
Je me souviens cet été , my wife traînant passablement à faire le nécessaire, avoir écrit le mot dentiste et couvert toute la surface du tableau absolument dans tous les sens.
...
Elle y est allée.

mardi 13 décembre 2011

Jouons un peu

Alors, voyons...
"faraud, arrogant, crâneur, fanfaron, fat, fier, hâbleur, orgueilleux, plastronneur, prétentieux, vaniteux, imposteur, bluffeur, calomniateur, charlatan, dupeur, esbroufeur, fourbe, hypocrite, intrus, menteur, mystificateur, perfide, simulateur, tartufe, trompeur, usurpateur"
à qui pensez-vous ?
1. je ne pense pas, c'est bien connu.
2. je peux téléphoner à un ennemi ?

samedi 10 décembre 2011

C'est trop gentil

Allant partout pour parler de tout,
sur les deniers publics évidemment,
et n'étant pas vraiment président puisqu'il est resté porteur de division au service d'un clan ou d'une caste,
et alors qu'il n'est pas candidat non plus
(serait-il "rien" finalement ?) ,
il faudrait donc croire ce sauveur protecteur autoproclamé
(quand on connaît la valeur d'engagement de ses paroles...)
qui n'a que le mot France à la bouche
avec sa petite cape de Zorro
lui qui n'a pas arrêté de détruire sur son passage
y compris de saccager de l'humain...
Et de nous raconter la belle histoire qu'on raconte aux enfants,
pour les endormir...

Mais j'y pense...
Au fait, ni président ni candidat, il fait ça sur son temps libre, non ?
Il est désinteréssé, c'est donc ça ?

vendredi 9 décembre 2011

every mother's son

 
Once again I'm northward bound, on the edge of sea and sky
Tomorrow is my friend, my one and only friend
We travel on together searching for the end

I'm a traveling soul and every mother's son
Although I'm getting tired I've got to travel on
Can you please help, my god? Can you please help, my god?
Can you please help, my god? I think it's only fair

Once again I'm northward bound, on the edge of sea and sky
Together we will go and see what waits for us
A backdoor to the universe that opens doors
 
Traffic, 1970, album John Barleycorn (un chef d'oeuvre)
Winwood Capaldi Wood 


mercredi 7 décembre 2011

Plus qu'on long discours...

Un exemple parmi d'autres de ce que peut dire le mec qui, en ce moment, sauve l'Europe toutes les semaines... 
" Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société."
Quand on entend ou lit ça, il ne faut surtout pas se méprendre.

On n'est absolument pas sur une déclaration d'intention qui éventuellement se poursuivrait par une action ou mesure concrète en lien direct (et cohérent) avec ce qui est dit.
On est sur une incantation démagogique qui, comme les très nombreuses saillies de ce triste personnage, font que son quinquennat est vraiment très/trop long et nous donne le sentiment tenace que le pays, notre pays, dont il a la responsabilité depuis ces looooooongues années a été transformé en poubelle.

mardi 6 décembre 2011

L'étourdissement

Troisième roman d'une série empruntée en médiathèque en novembre, L'ETOURDISSEMENT de Joël Egloff m'a procuré de bons moments, quelques rigolades et, surtout, je suis allé jusqu'au bout de ces 140 pages sans mal, c'est bon signe et surtout révélateur pour moi que le format de 140 pages était le bon, ni trop court ni trop long.

L'ambiance, c'est, pour commencer, qu'on vit dans la merde.
La pollution. Le village du narrateur semble concentrer toutes les tares de notre société post-industrielle.

Où que se pose le regard, c'est poubelles, c'est fils électriques qui pendouillent, ruisseaux ou rivières avec beaucoup de mousse, un brouillard permanent à couper au couteau, des avions volant très (trop) bas avec des pilotes plus que maladroits, bref, pas facile pour aller bosser... à vélo !
Et la station d'épuration n'est pas loin, c'est même une destination de vacances.
Le narrateur vit dans une petite maison avec sa grand-mère, pas facile, et enfin il bosse à l'abattoir.
Quelques morceaux de bravoure d'un humour noir redoutable se glissent ça et là, notamment sur les plans de carrière des mecs qui se retrouvent là, et aussi aux alentours dans les aventures ubuesques et improbables avec son pote.
Une précision, l'étourdissement précède l'abattage des bêtes, on provoque un évanouissement avant la mise à mort.
On se laisse envelopper, comme le brouillard, par le style de Joël Egloff qui tisse lentement mais sûrement sa métaphore de la décomposition, de l'hébétude. Nous partageons cette quête absurde et décousue de l'humanité par des personnages déboussolés, oppressés mais attachants.
Mais il n'y a aucun effet de dramatisation, pas de surenchère : l'écriture est sèche et sobre, je me suis pris à relire certains passages qui l'air de rien se sont révélés de véritables bombes à retardement, une fois réglée la fréquence.
Par son style et son humour décalés, Egloff décape sans donner de leçon.
Cela mérite le détour !

lundi 5 décembre 2011

High Q

C'était hier soir et ce fut un très bon moment musical avec Q.
Un exemple ? Une idée ?
C'est là !


samedi 3 décembre 2011

Afterwards


Réécouté ce samedi... la chanson Afterwards de Van der Graaf Generator qui ouvre en 1969 l'album "The Aerosol Grey Machine", leur premier album.
Je ne m'en lasse définitivement pas.

 
On pourra noter que cette photo qui illustre la vidéo avec Peter Hammill, David Jackson, Guy Evans, et Hugh Banton au premier plan ne correspond pas à la composition du groupe à la sortie de l'album.
Jackson n'était pas encore arrivé. Le bassiste était Keith Ellis, et un certain Jeff Peach tenait la flûte.
David Jackson sera présent sur le 2e album The Least We Can Do Is Wave to Each Other et, Ellis étant parti, ce sera aussi l'arrivée de Nic Potter à la basse.





jeudi 1 décembre 2011

Réflexions sans tain

A des moments incertains,
il apparaît que les dés sont jetés, les ponts fermés
nos bâtons sont rompus et battus les sentiers,
qu'on en mène étroit, c'est-à-dire pas large,
les héros ne sont que déchus,
les haricots sont cuits et c'est la fin des carottes,
les sanglots ravalés, on serre les dents car on n'a plus de coudes,
quand ce n'est pas l'inverse...
Et quand même nos dévolus sont jetés,
et que le déluge ce sera bien après nous,
nos habits font forcément le moine,
notre noir est broyé, impossible est français...
et quand la pluie enfin ne tombe pas mais s'abat,
c'est qu'il est sûr
que la fatigue a planté son couteau dans nos reins.