mardi 28 février 2012

Du calme, hein ?

Je reste toujours profondément surpris de voir le déluge qui peut accompagner les récompenses (ici oscars) qui sont accordées à un film formaté, conçu pour ça, et qui a su organiser - complètement dans le système bien sûr - sa promotion médiatique.
Ce film est prévisible et roublard.
Je n'ai rien contre mais je n'ai rien pour.
Je crois volontiers que c'est une réussite certes, il y a pire et par pelletées entières, il est certainement bien fait, mais on ne parviendra pas à me faire croire qu'il marque une date importante dans le 7e art.
Tout ça m'a l'air un peu au-dessus de la moyenne, mais bon, ça m'apparaît bien ordinaire.

Je n'ai pas eu envie de le voir, question de goût, les acteurs ne sont pas de ceux que j'apprécie, etc...
Et j'ai du mal à en entendre parler jusqu'à l'overdose franco-franchouillardo-française !
Je coupe le poste.


lundi 27 février 2012

De l'humain, juste de l'humain





Helplessly hoping her harlequin hovers nearby
Awaiting a word
Gasping at glimpses of gentle true spirit
He runs, wishing he could fly
Only to trip at the sound of goodbye

Wordlessly watching, he waits by the window
And wonders at the empty place inside
Heartlessly helping himself to her bad dreams
He worries, did he hear a goodbye
Or even hello

They are one person
They are two alone
They are three together
They are for each other

Stand by the stairway, you'll see something
Certain to tell you confusion has its cost
Love isn't lying, it's loose in a lady
Who lingers, saying she is lost
And choking on hello


dimanche 26 février 2012

Une fourmi de 18 mètres

Improbable alliance de poésie, d'imaginaire et de technique, ce qui se construit progressivement sur l'île des machines à Nantes est très réjouissant et stimulant. 
Hommage non dissimulé à Jules Verne, dont elle sait se détacher en restant dans l'esprit, l'originalité de la démarche me remplit de satisfaction.
Je mesure et apprécie le temps patient qui s'écoule dans ce voyage au long cours. Une noble entreprise où l’ingéniosité des idées rejoint l'habileté des mains des artistes, des artisans, des apprentis qui travaillent le bois et les métaux pour fabriquer ces machines afin qu’un rêve s'accomplisse.


une chenille
 

un héron


la structure métallique de la charpente


une tortue

un éléphant

vendredi 24 février 2012

Vide

On ne retiendra hélas que le "clash" avec Jean-Luc Mélenchon.
Dommage. Il était au final beaucoup plus intéressant de constater, en ce qui concerne la candidate du Front National, les points suivants :
Agressivité de sortie dès qu'il y a difficulté, avec incapacité notoire à expliquer les mesures telles qu'annoncées dans le programme, et même contradictions. Posture "automatique" de victime, avec accusations larvées d'impolitesse, de rudesse ou d'absence de courtoisie (quand ce n'est pas insulte) bref tous les tics des professionnels de la politique qu'elle soi-disant pourfend et combat...
Faiblesse insigne sur les éléments économiques.
Refus de débattre, après en avoir apparemment accepté les termes, mais en réalité, il lui a juste fallu du temps pour une stratégie de non-débat. Du coup ça fait un peu "je ne débats pas" qui se transforme en "je me débats"...  En complément, posture qui confine à l'imposture : arrogance pour "débattre" à son niveau (sic) car 20% virtuels que soi-disant elle représente contre 10% de Mélenchon avec "monsieur nous ne sommes pas du même niveau"  (on l'a vu !!!). Foutaise totale : si on compte en élus, il n'y a pas photo.

Alors qu'elle se positionne en "anti-système", tout ce qui reste soigneusement balisé dans les règles dudit système lui "convient", le reste pas.  Enfin, si quelqu'un a compris quelque chose à ce galimatias, chapeau.
Un vide impressionnant, il vaut mieux la laisser parler, elle se met en bas de la falaise toute seule, c'est effarant.

Notons, sur l'émission, que M. Pujadas est décidément bien transparent, que Mme Jouan répond à la commande de fin d'émission (convaincant ? pas convaincant ?) alors que M. Giesbert fait son numéro, semant une fois de plus la confusion lamentablement.
M. Guaino, très lisse et mielleux, a fait son boulot : il ne fallait surtout pas froisser la dame, des fois qu'on puisse récupérer les électeurs.
Enfin, M. Mélenchon a été très sec et très strict, disant ce qu'il avait à dire, en mettant avec rudesse le doigt où cela fait mal, les contradictions et les ambiguïtés mais sans obtenir la moindre réponse, ce qui était couru d'avance puisque la posture de victime choisie par la candidate était de toute façon beaucoup plus facile à tenir.
Emission fort instructive, la candidate a été loin d'être à son avantage, malgré ses effets de manches et ses efforts de légitimité, d'honorabilité.
Bilan sans appel : n'a pas le niveau.

lundi 20 février 2012

Journey through the past (5)

Can you tell me where my country lies...
said the unifaun to his true love's eyes.
"It lies with me!" cried the Queen of Maybe
- for her merchandise, he traded in his prize.

"Paper late!" cried a voice in the crowd.
"Old man dies!" The note he left was signed 'Old Father Thames'
- it seems he's drowned;
selling england by the pound.

C'est l'ouverture d'un album de 1973. Le chanteur a capella. Dancing with the Moonlit Night. 
.

Le groupe c'est Genesis, un copain m'a prêté l'album.
Le chanteur ? Peter Gabriel. Je vais aimer ce groupe pour sa musique, un univers inconnu pour moi et puis à l'époque les groupes fonctionnent par albums, et la complexité et la longue durée des compositions m'intéressent  fort. (Est-ce une manière de marquer une différence ? de flatter son ego ? ce que l'on écoute étant un marqueur social ?  Allez savoir ! )... Genesis, ça va être une belle histoire, je vais les suivre jusqu'au bout, même dans la période "décriée" des fans de la première heure, mais pas avec la même "avidité" qu'au tout début.
Je prendrai les albums comme ils viennent, sans oublier de rattraper ceux des 70s, ceux avec Peter Gabriel jusqu'en 1974.
A cette époque, début 80, où je prends le train en marche Phil Collins a pris les commandes et branché la musique sur du pop-rock très efficace, le groupe est devenu une grosse machine ronflante qui vise clairement le succès commercial  mais bon, j'aime bien Collins, un super batteur dont je regrette qu'il n'ait pas été plus exigeant musicalement...
Aujourd'hui, je ne les écoute plus, et lorsque je me laisse tenter, je parviens très péniblement à finir l'album que j'ai introduit dans la chaîne.
Alors à l'époque il y aura d'autres groupes aussi, un peu Yes (très technique) et  Jethro Tull, plus attaché aux racines folk... mais ce sera surtout Genesis. Et donc l'empreinte forte dans mes choix sera celle du "rock progressif " comme on disait alors. Je vais suivre de près ce que font les musiciens du groupe, les albums solo, les projets annexes, les disques où ils sont invités.
Un  vrai fan peut-on dire, complaisant juste ce qu'il faut (!) et plutôt vigilant, déjà en quête d'ailleurs...

Dans cette période, je retiens aussi Peter Gabriel, avec les albums de 1980 (voir ci-contre) et 1982 à mes yeux les deux meilleurs, qui va me passionner jusqu'en 1986 vraiment.
Et puis beaucoup moins après avec le virage "world music", avec un temps allongé indéfiniment entre les albums, et puis, et puis, je suis entre temps passé à autre chose...  Au fil du temps, tout le monde s'épuise ! Lui comme moi, et je suivrai la sortie des nouveautés de Gabriel mais sans jamais y retrouver l'étincelle des deux albums "fondateurs". 
Sur le rock progressif, pareil, la posture, la joliesse des accords ont fini par me fatiguer, je me suis lassé de cette perfection, des synthétiseurs, de la grandiloquence et j'ai épuisé ce qu'on pouvait y mettre comme y trouver. Et puis toute cette recherche, inventive au début, a bifurqué et a débouché sur une musique "mainstream" aux visées grand public plus marquées au mitan des années 80.
Ce n'est certes pas (ou plus exactement, déjà plus) ce que je cherche !

En 1981, par ailleurs, j'ai découvert un autre Peter, anglais, plus sombre et farouchement indépendant, qui semble ne pas connaître le mot compromis. Peter Hammill c'est lui, est un "poète rocker", lui aussi marqué les 70s. Prolifique, lorsque je le découvre par hasard chez le disquaire favori que je fréquente depuis des années (il est en face du lycée !) Hammill a déjà sorti, avec son groupe (Van der Graaf Generator) et en solo, 19 albums ... en un peu plus de 12 ans !


Le premier album découvert me fait un effet incroyable, la sensation étrange d'avoir trouvé ce que l'on cherchait depuis longtemps. Cela va marquer une différence d'approche, c'est que jusqu'ici je suivais un certain style de musique, là je vais passer à la démarche de l'artiste, explorant en quelque sorte avec lui  les chemins où il se propose de nous emmener. Peu importe les étiquettes.
Cela durera le temps que cela durera mais c'est comme ça : ce n'est pas fini aujourd'hui, plus de 30 ans après ! Cela veut dire qu'avec ces artistes-là, deux albums qui se suivent ne se ressemblent pas, cela veut dire que la prise de risques est là, cela veut dire aussi que lorsque c'est réussi c'est absolument fantastique, et quand ça rate, cela peut s'écraser lourdement.
J'ai d'ailleurs chroniqué sur mon blog précédent toute la discographie officielle de Hammill et Van der Graaf Generator dans la catégorie A Black Box. Une manière de rendre ce qui m'a été donné.
Voilà en quelques mots comment s'est opéré ce changement de vue, même si j'ai continué à faire cohabiter différents styles. Les années 80 m'ont permis aussi de découvrir groupes, chanteurs et chanteuses de façon synchrone ou bien d'aller faire un tour dans la décennie précédente pour y déloger quelques pépites qui constituent désormais des pièces incontournables dans la cédéthèque.
Il y a clairement deux faces, une musique expérimentale, volontiers sombre, musicalement radicale et puis une musique plus pop-rock où l'artisanat et l'inventivité du songwriting sont les critères que je retiens.
à suivre... 


dimanche 19 février 2012

Trois morceaux live


Graham Nash et Stephen Stills  en 1983.
Stills emmène tout et Nash est extraordinaire d'humilité, d'écoute et complémentarité, écoutez les harmonies vocales: chapeau !
Fabuleux.

samedi 18 février 2012

Journey through the past (4)

Après la "saga" Nougaro, je reprends ce voyage musical dans le temps, et l'ouverture internationale va jouer à plein.
Jusqu'ici, comme déjà évoqué, mes moyens étaient faibles et l'exposition à la pop anglo-saxonne se limitait aux radios essentiellement, sans parler de ceux déjà entrés dans la légende comme les Beatles ou les Stones. Rien de bien surprenant, non ?
Je connais donc les plus exposés, les Bowie, Elton John, Pink Floyd ou Queen, avec des "tubes" qu'on entend à la radio et du coup, j'ai une connaissance très limitée de ce qu'ils font en profondeur, je passe "à côté" dans un premier temps de ceux qu'on peut connaître par leurs albums et qui restent dans l'ombre, que ce soient pour des questions de format (morceaux de 10 minutes Genesis, Yes, etc.) ou bien de thèmes sex and drugs ou encore d'attitude (Led Zeppelin, Zappa, Lou Reed ,etc.).

En passant, j'ai vécu en spectateur au lycée la période punk sans chercher à y comprendre grand chose. Est-ce que cela m'a manqué ? Non.

Il y a aussi dans ce parcours un moment où je vais accrocher à la musique en étant actif, c'est-à-dire libre d'aller chercher et de découvrir et, paradoxalement, de rétroagir car une partie de la production des années 70 me sera accessible à rebours au début 80.

Nous sommes à peu près à la jonction 1979-1980. Je serai indépendant financièrement fin 80. J'achète une chaîne hi-fi, une T*chnics, et... un guide du rock !
Ce type d'ouvrage met en avant des choix "classiques",  installés, reconnus ou soumis à la mode du moment, c'est la règle du jeu. C'est à manipuler avec précaution !
Il y a beaucoup d'aléatoire avec un guide du rock, on y trouve un "panthéon" qui peut ne pas convenir à vos goûts musicaux bien sûr, et le décryptage des chroniques ou articles a besoin de se frotter à l'expérience, c'est-à-dire qu'il faut comparer les mots et écouter le disque pour se faire une idée.
Ainsi, ce que je lis, croisé ou pas avec ce que j'entends, me permettra à l'époque de constituer les premières bases de ma collection de 33 tours, et je complèterai avec des prêts, des discussions avec les potes.
Avec le recul, je m'aperçois que j'ai vite lâché le guide !
Quelques écoutes tourneront court : Jefferson Airplane, Creedence Clairwater Revival, Elvis Costello...et j'en oublie. Je retiendrai dans les recommandations Bowie (l'album Heroes) mais cela ne se concrétisera pas  par une envie d'approfondir.
Alors, alors...que va-t-il se passer ? Je vais plonger, mais vers qui vers quoi ?
...à suivre ...

vendredi 17 février 2012

Le 22 avril... ou le 6 mai

On le souhaite bien profond :

Avant, il était président de la République.

jeudi 16 février 2012

C'est fait.

Pas d'autre solution. Une évidence.
Audible dans le ton sur lequel il a prononcé la phrase fatidique.
Obligé de révéler tout haut ce qui ne se passe même pas tout bas depuis plusieurs mois.
J'espère que les naïfs n'attendaient pas d'auto-critique pas plus qu'ils n'attendaient de programme de la part de quelqu'un qui veut surtout rester président. Tiens, pourquoi au fait ?
Et notons qu'il est candidat pour "effacer" le président (c'est lui, non ?) alors qu'il veut être président, cherchez l'erreur !
C'est parti. Enfumage sur la manière de gouverner : référendum, enfumages sur des pseudo-valeurs dont l'énoncé est à gerber, et surtout "abracadabra" ...pas de bilan. Donc rien sur les chiffres, les résultats. Pourtant la culture du résultat, la compétence, vous vous souvenez. ?
A ceci près, je pense, que les autres candidats ne le lâcheront pas.
Préparons-nous à un bombardage story-telling avec une annonce pas jour, ça va être dur.

Intéressant à noter au fil de l'entretien : plus ça dure, plus il est obligé de s'expliquer ou de préciser, plus ça s'effiloche, plus ça sombre dans l'incohérence et la contradiction.  Le vide ?
Alors, pas d'inquiétude, en cas de reconversion, pour les grands acteurs du 7e art, car plus que jamais, devant un tel cinéma, plus ça dure, plus apparaissent les pitoyables ficelles du mauvais numéro d'un mauvais acteur.
Dehors.

mercredi 15 février 2012

Les puissances de ONZE

Non, ce n'est pas un billet mathématique mais un auto-tag pris chez Sacrip'anne : voir le lien à côté.
C'est parti. Et, vous l'allez comprendre, vive l'autotagation.
* * * 

Un autotag vient de déflagrer par ma fenêtre. So… voici les règles que je promets de ne pas suivre à la lettre...
  • Poster les règles sur votre blogue.
  • Révéler 11 choses à propos de vous-même.
  • Répondre aux 11 questions posées par la personne qui vous a tagué.
(Heu…ça marche aussi quand on s’autotague  !?)
  • Créer 11 nouvelles questions pour les personnes que vous taguerez.
(Alors, oui pour les questions mais non, j’ai jamais tagué personne : vive l’autotagage libre !)
  • Taguer 11 blogueurs et mettre le lien de leur blogue sur votre post.
(au risque de me répéter, à moins que vous ne soyez sourds et pourtant j’écris pas en braille, non, je n’ai jamais tagué personne et vive l’autotaguerie libre !)
  • Prévenir les personnes taguées. Ne faire aucun tag sans les prévenir !
(évidemment je m’en doutais, au vu des articles 4 et 5, vive l’autotaguitude libérée et donc pas besoin de prévenir, je vous l’avais bien dit, hein !)

Onze choses que vous ne savez pas de moi.

-         Je suis farouchement attaché à une certaine indépendance d’esprit et de pensée, j’ai d’ailleurs une étiquette de « décalé » depuis toujours, même si elle est, selon les cas, plus ou moins justifiée et …décollée !
-         Il y a une chose qui me manque, si je fais un tour complet : je ne sais pas jouer d’un instrument de musique.
-         J’aime manipuler les concepts avec le plus grand sérieux, pour rire. J’ai ainsi une collection de boules à neige conceptuelle, hommage aux Monty Python.
-         Je n’ai pas recompté récemment mais le nombre de mes cd doit maintenant friser les 1000.
-         Je ne regarde jamais le journal télévisé, les émission de débat et je frise l’attaque devant les spots publicitaires manipulateurs et décervelants.
-         Je suis patient en toutes circonstances, et, si je ne compte jamais mon temps, je ne suis jamais en retard.
-         J’adore les macarons à la pistache que confectionne notre benjamine et je suis bien le seul dans la famille à aimer la pistache. Et, puisque je suis dans les plaisirs simples, j’aime bien aller acheter le pain.
-         Notre famille ayant été passablement bousculée lorsque j’étais enfant avec le divorce de mes parents, je suis d’autant plus heureux, chaque jour, de notre petite famille et de nos 29 ans d’amour avec my wife (avec les 25 ans du « contrat » fêtés en 2011).  
-         J’ai une approche très analytique et synthétique des choses, je devrais plus me laisser aller. Cela me confère également une réputation de dangereux intellectuel auprès de certains, mais je les emmerde.
-         Je me dis souvent qu’il faudra être vigilant comme père ou grand-père, parents ou grands-parents, pour ne pas infliger à nos filles et à nos petits-enfants ce dont nous nous plaignions de nos propres parents et grands-parents.
-         J’essaie toujours de faire des progrès, mais je m’aperçois que ce n’est pas toujours facile.


  • Quand avez-vous écouté une chanson de Jeanne Mas pour la dernière fois ?
Ah tiens je vois qu’on démarre direct dans la salle de tortures.
Heu…à mon corps défendant évidemment, années 80, je pense.
  • Avez-vous déjà embrassé vos voisins ? Qui ? Pourquoi ? Ont-ils mauvaise haleine ? Développez.
Si j’en reste à la stricte acception du terme voisin (maisons d’à côté), c’est non.
Mais il y certainement des situations, au sens large cette fois, où j’aurais aimé embrasser ma voisine !
Et d’ailleurs je l’ai fait !
  • Votre lieu de villégiature favori ? Développez.
Ailleurs, principalement. Avec du calme, de la nature, dont la mer et les rochers surtout.
  • Des poils sous les bras ?
Oui, et ils vivent leur vie.
  • Vous découvrez que Nadine Morano est la sœur qu'on vous a toujours cachée. Que faites-vous ?
Putain, je croyais être sorti de la salle de tortures…
Je commence par vérifier minutieusement le dossier. Au plan de la relation, qui suppose qu’on ne s’est jamais rencontrés, je considère toutefois la nouvelle info comme nulle et non avenue, et je fais tout pour que rien ne change, en espérant cordialement qu’elle soit battue aux élections.
  • Le livre ou la revue qui vous occupait dernièrement ?
J’ai toujours plein de bouquins sur le gaz.
Ceci dit, j’ai terminé récemment « Le cas Sneijder » de Jean-Paul Dubois, juste avant j’avais lu une bio de Jean Ferrat (pareil que pour Hugo, il meurt à la fin, mais j’ai pas pleuré) prise à la médiathèque et j’ai commencé un James Lee Burke polar en Louisiane, c’est très bien. Je remplis les intervalles avec Queneau (Courir les rues, battre la campagne, fendre les flots) et pour citer une revue Philosophie Magazine, pour essayer.
  • Vouez-vous un culte (honteux) à une vedette de la chanson française ou internationale ? Laquelle ?
Ayant pratiqué de longue date le tri sélectif, je peux dire que je n’ai aucune honte et question culte, en tant que laïque pratiquant, j’ai plutôt des points de repères, des balises.
  • La dernière œuvre d'art qui vous ait bouleversé ou dérangé ?
J’ai vu une très belle photo, spécialement commandée pour cela,  qui illustre la plaquette d’une salle de spectacle.
  • Qu'y a-t-il dans votre frigo ?
Les denrées habituelles je pense, augmentées de la dernière liste de courses.
  • Votre rêve le plus fou ?
Profiter du temps librement pour échapper à celui que la société dans sa grande bonté nous impose et savoir jouer du piano.
  • Combien de doigts ?
(Un instant je vérifie). Alors dix. Je profite pour remercier de cette question qui m’a permis de mettre à jour mes données, il y a un sacré moment que je n’avais pas recompté mes doigts.


  • Ristretto intensissimo ou thé vert de Chine?
Thé vert
  • D’où vient ton deuxième prénom?
Georges, de mon grand-père maternel.
3 trucs que tu aimes depuis toujours
  • Lire, manger des fruits, rire.
  • 3 trucs que tu détestes depuis toujours
Avaler des couleuvres, ne pas faire ce qu’on a dit,  et … (je vérifie, depuis presque toujours)…Nadine Morano.
  • Ce que tu vois par ta fenêtre
Les arbres du jardin et plus loin les champs de l’autre côté du chemin.
  • .As tu déjà rencontré en vrai quelqu’un dont tu suivais le blog ?
Oui.
  • Es-tu bien sur d’être enregistré sur les listes électorales ?
Oui.
  • Allez… ton surnom ?
En dehors d’un diminutif classico-classique (Jean-Mi, donc) de mon prénom, et même Mimi quand j’étais gamin, il y forcément depuis près de 25 ans maintenant Papoune.
  • Ton premier album musique ?
J’en parlais il y a peu on the blog : un 33 tours avec les grands titres de Nougaro des années 60.
  • As-tu eu la fève cette année ?         
Invariablement, je n’ai pas la fève mais j’ai l’année, c’est plus sûr.
  • On te souhaite quoi pour 2012 ?
Du beau et du bon, en famille et entre amis, et puis de terminer l’aménagement de notre véranda en cuisine et salle à manger. C’est en train !

Les questions de Sacrip’Anne

"Pour qui sonne le glas" ?
En priorité, pour « ce qui nous tient lieu de président » j’espère…and i’m not the only one.
"Aimez-vous Brahms ?"
Oui, mais la musique de Brahms, pas le film (en plus c’est même pas lui qui a filmé, pfff).
"With or without you" ?
Alors là c’est without me, je n’ai jamais supporté la grande messe/ mélasse de ce groupe.
"Qui a le droit" ?
Chacun, mais il faut vigiler là-dessus tous les jours, les amis.
"Do You Want to Know a Secret" ?
Pas plus que ça, et cette question d’abord, qu’est-ce que c’est que cette question ?
Je préfère l’approche : « je vais te dire un secret ». Direct.
"Pourquoi pas nous ?"
C’est bien là le problème. Et eux pensent la même chose.
"Qui veut la peau de Roger Rabbit ?"
Pas moi, je ne supporte pas le mélange animation et humain. J’aime pas les dessins animés.
"Et la tendresse, bordel" ?
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il est tout-à-fait possible à mon avis d’avoir de la tendresse au bordel. Mais je ne suis pas sûr d’avoir compris la question.
"Qui a peur de Virginia Woolf ?"
Pas moi, et puis ce que je saisis mal, c’est qu’on n’ait toujours pas la réponse depuis maintenant 50 ans. Personne ne se dénonce : y a un loup. !
"Où est la maison de mon ami ?"
J’aime bien cette question parce qu’elle présuppose qu’on a des amis. C’est vraiment bien. Sinon, « un peu partout » pour la réponse, vu le nombre d’amis.
"Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?"
Je m’entraîne tous les jours et j’anticipe un ballon d’oxygène pour le mois de mai, vous savez, celui où l’on fait ce qui plaît….

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Créez onze nouvelles questions
  1. Etes-vous prêt ?
  2. Quel est le dernier disque que vous ayez écouté et qui vous ait plu ? le dernier film vu et apprécié ?
  3. Où iriez-vous si vous deviez absolument changer de pays ?
  4. Sachant que la question précédente était la question d’avant, quel est le numéro de cette question ?
  5. Savez-vous déjà pour qui vous aller voter au 1er tour des présidentielles 2012 ?
  6. Avez-vous une bonne mémoire ?
  7.  Y a-t-il une de vos habitudes qui vous pèse dont vous n’arrivez pas à vous défaire ?
  8. Pensez-vous , au plus profond de vous-même, au fil des diverses expériences de votre vie, dans les situations que vous avez vécues que ce soit par hasard ou délibérément, ainsi que dans les rencontres intéressantes, inintéressantes, occasionnelles ou régulières, et dans les occasions manquées, les erreurs de parcours, les accords ou les refus, mais sans pour autant réinterroger dans une quête existentielle votre parcours personnel, qu’une question doit être plus longue que la réponse ? 
  9. Dans quelle ville d’Europe encore inconnue de vous aimeriez-vous aller ? 
  10. Quelles seraient vos trois premières réformes si vous étiez élu président de la République ?
  11. Avez-vous répondu aux questions dans l’ordre ? Sinon par laquelle avez-vous terminé ?


mardi 14 février 2012

Migration

Par commodité, j'ai basculé tous les "Réels à prise rapide" sur un blog annexe, appelé interférences 2, le lien 366 réels à droite vous y conduira.

Le cas Sneijder


Victime d'un accident d'ascenseur rarissime, le narrateur (Paul Sneijder) en est le seul survivant après avoir été plongé dans le coma. Sa fille fait partie des victimes.
Le retour à la vie - si c'en est un - est un peu comme l'écriture sur page blanche des réflexions qui s'imposent en quelque sorte à lui, sur ce qui est, qui subsiste (sa vie, son épouse et l'amant de celle-ci et ses jumeaux, tous dérisoires), ce qui a été (et notamment "pourquoi avoir pris cet ascenseur ?" évidemment) et sur ce qui ne sera jamais plus.  
 Ceci nous est raconté avec beaucoup de finesse, d'une belle écriture, sans jamais la moindre lourdeur. L'empathie fonctionne, on se prend vraiment d'amitié avec Sneijder.
On le voit aussi se documenter exhaustivement, si ce n'est compulsivement, sur les ascenseurs dont l'histoire, les techniques, le fonctionnement semblent représenter pour lui une drôlatique métaphore de la vie, de sa vie peut-être.
Puis, il trouve du travail, il devient dog walker (promeneur de chiens), et là c'est la partie décalée du récit avec ce drôle de job, à rebours des schémas de performance qui guident son épouse, et avec un patron foutraque et passionné des nombres palindromes, sans oublier des clients un peu étranges.... 

Voilà, j'ai terminé il y a très peu la lecture de ce roman de Jean-Paul Dubois et ce fut un excellent moment, il m'a procuré une belle palette d'émotions et de réflexions.
C'est un livre parsemé d'humour qui nous emmène sur des chemins insolites, sur le ton de l'auto-dérision mais ne se teinte jamais de cynisme. Pudeur des sentiments, absurdité des vies. Tragiquement mélancolique.
Avec une trajectoire calquée sur celle de l'ascenseur, il se termine avec quatre ou cinq lignes bouleversantes qui valent à elles seules l'expérience.

lundi 13 février 2012

L'esprit de la montagne


Le film Hanezu commence sur un site de fouilles archéologiques. Les vestiges enfouis des anciennes civilisations impériales du Japon y sont exhumés patiemment, en un travail de fourmi dédié au passé et mené pour éclairer le présent.
La durée de cette tâche importe peu : ils y mettront le temps.

Cette entrée en matière met en perspective l'histoire simple que le film va nous raconter.
Va s'y ajouter, lancinant, à intervalles réguliers, un poème tiré du Manyoshu le plus ancien recueil de littérature japonais.

La légende de deux montagnes mâles, amoureux d'une montagne femme, éclaire ainsi en voix off l'histoire de ce triangle amoureux, leur rivalité. 
Il y a donc Kayoko la femme et ses teintures de tissus, son époux Tetsuya qui travaille dans la publicité et enfin Takumi le sculpteur que la jeune femme retrouve en l'absence de son mari.
Nous suivons leur histoire au gré de tâches très simples, quotidiennes, en divers lieux avec en particulier des paysages filmés de manière frémissante.
Surviendra la question de garder ou non un enfant, surviendra le drame. L'éphémère du présent balayé par le choix qui engage  durablement.
L'attente et l'impassibilité se retourneront contre Takumi, ainsi durement confronté aux impasses (?) de sa manière d'être.

Le jeu des acteurs est le plus souvent très intériorisé, sans qu'aucun sentiment ne se lise sur leur visage, en un contrepoint parfaitement symétrique à la violence des sentiments et à la difficulté de la situation.
Le montage travaille par segments alternés pour faire sens, rien n'étant souligné. Le rythme est lent, le ton feutré, la condition humaine dépeinte nous renvoie au fétu de paille, balayé par les éléments.
Dérisoire et forcément de nature à rester humble.  
Film qui peut paraître difficile ou insatisfaisant par son côté contemplatif, par un déroulé finalement très à plat et par son rythme très lent qui peuvent décourager. J'ai pu d'ailleurs lire ici ou là que les avis étaient partagés ou mitigés. Ce n'est pas un film extraordinaire, pas un chef d'oeuvre certes, et je l'ai apprécié et pris comme une bulle, hors de l'agitation, comme une pause et une ouverture sur d'autres lieux, d'autres cultures.

dimanche 12 février 2012

Interference patterns

The interference patterns help us to know
the gap between a simple "yes" and a "no",
the heart-felt beat that gets us ready to go
and, as above, we'll find out what is below
the interference patterns.

En exergue, un extrait des lyrics de "Interference Patterns" écrit par Peter Hammill, pour l'album Trisector de Van der Graaf Generator paru en 2008.



J'ajoute, enfin, quelques liens disponibles sur le côté droit de la page. Une liste qui pourra s'allonger, mais commençons par les indispensables.
Ce sont des balises, les pages où je me rends plus ou moins régulièrement pour des motifs variés que je vais illustrer en quelques mots. 
Gilsoub a toujours, entre autres, quelques belles photos en partage. De plus j'ai eu le plaisir de participer occasionnellement au jeu photo "Déclic des clics" qu'il co-organise avec Jathenais et puis (breaking news), on se lance quasiment en même temps (et sans concertation) dans les 366 réels à prise rapide de Queneau.
Richard s'appuie sur la photo pour nous emmener loin, pas forcément en kilomètres, il note cela avec des textes en suspension et n'oublie pas quand faire ce peut de nous envoyer vers quelques pistes musicales comme des sentiers à défricher. Inutile de dire que je peux le croiser plus souvent qu'à mon tour dans ces bifurcations ! 
Dasola, ce sont les livres, les films, une source continue qu'il y a toujours un plaisir énorme à consulter, et à commenter. Au gré des films ou livres que nous avons pu avoir en commun, j'apprécie le regard qu'elle peut poser en soi et dans les différences que je perçois avec le mien car nous ne "cherchons" pas exactement la même chose en fréquentant les salles obscures ou les pages imprimées. Mais le dialogue permanent, ouvert est très appréciable, comme en témoigne la fréquentation du blog et le nombre impressionnant de liens qui se posent en ressources complémentaires !
Sacrip'anne (j'allais dire évidemment, mais on ne peut le dire qu'après avoir fait un petit tour sur ses terres !) c'est le goût des mots et de la vie, beaucoup de réflexions ou constats en partage, des questions qui parlent à tous, le plus souvent. Elle aussi a de nombreux visiteurs (les nommer ainsi étant fortement réducteur) et les valeurs humaines, la chaleur et le partage sont les maîtres mots.
Enfin, chez Leunamme, je trouve l'engagement politique, clair, net, sans concessions. Mais argumenté, pensé, réfléchi. Les valeurs sont là, il n'y pas de langue de bois, les billets de fond dépassent l'écume de l'éphémère et creusent les problèmes et apportent des propositions. Les commentateurs font avancer le débat aussi et du coup les liens vers d'autres blogs sont là aussi un plus. Et nous partageons d'ores et déjà la couleur du bulletin de vote du premier tour. mais ce n'est pas que cela. De temps à autre, un film, un livre. Et je lui dois, et je l'en remercie, quelques belles lectures ces derniers mois, je pense parmi d'autres à l'exceptionnel roman "La  Nuit du Décret" de Michel Del Castillo.



samedi 11 février 2012

Projet

Lundi 13 février 2012, je me lance dans les 366 réels à prise rapide.
Pour en savoir plus, c'est ici.

Je pense à toi Robert le Diable

Demain
Âgé de cent mille ans, j'aurais encore la force
De t'attendre, o demain pressenti par l'espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,
Peut gémir : neuf est le matin, neuf est le soir.
Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,
Nous veillons, nous gardons la lumière et le feu,
Nous parlons à voix basse et nous tendons l'oreille
À maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.
Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore
Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.

État de veille, 1942


Je chante ce soir non ce que nous devons combattre
Mais ce que nous devons défendre.
Les plaisirs de la vie.
Le vin qu'on boit avec les camarades.
L'amour.
Le feu en hiver
La rivière fraîche en été.
La viande et le pain de chaque repas.
Le refrain que l'on chante en marchant sur la route.
Le lit où l'on dort.
Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.
Le loisir.
La liberté de changer de ciel.
Le sentiment de la dignité et beaucoup d'autres choses
Dont on refuse la possession aux hommes.
 1938

Robert Desnos 

vendredi 10 février 2012

brèves

Pas de bilan, pas de programme, pas de candidat, mais... des valeurs.
Notamment le mensonge permanent et l'utilisation éhontée des fonds publics.
Ah... ça se confirme " c'est du sérieux !"

L'ancien ministre, le "serial légion donneur",  Eric W n'a rien fait, certes, mais en ce moment, à chaque fois qu'il ressort du palais de justice de Bordeaux, il a une mise en examen de plus.
Il ferait mieux de ne pas ressortir, non ? Et, question pratique, compte-t-il s'installer à Bordeaux ?

Décidément, on va avoir plus vite fait de compter les non -dopés dans le cyclisme , et le Tour de France, on peut le gagner des années après, en étant 2e ou 3e...  En attendant, mieux, une simple inscription, ça va marcher, n'en doutons pas.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Une formalité, je suis en train de gagner le Tour de France.
- Sans vélo ?
Ulrich, Contador, Ciprelli, Armstrong (lui, quel humaniste !) , vraiment détestable... et l'idée de Noah finalement, tous dopés, résonne ironiquement....


mercredi 8 février 2012

Pourriture

Qu'ils sont beaux à entendre, la bouche en choeur, innocents comme au premier jour.
Ils sont émouvants, ils sont tellement honnêtes et sincères, tellement bien intentionnés et malgré cela c'est trop injuste , ils demeurent incompris.
J'en pleurerais presque.
Multipliant les leurres, les provocations, le ratissage dans des coins puants et repoussants, ces mecs de droite à gerber sont une honte pour le pays, ils se plaignent du caniveau où ils pataugent alors qu'ils l'entretiennent à dessein car la seule idée qu'ils aient réellement, faute de programme, est celle d'effacer le bilan du protecteur auto-proclamé, cet aventurier, ce petit monsieur qui est tellement monarque qu'il n'aimerait rien tant qu'être réélu.
Sans être candidat.

lundi 6 février 2012

Une soirée insatisfaisante

C'était samedi dernier, juste avant la neige, une soirée musicale qui, une fois n'est pas coutume, m'a laissé de marbre. Deux parties avec d'abord Oxyd, un quintet (claviers, batterie, guitare basse, saxophone et trompette) possédant trois albums à son actif. J'ai été rapidement détaché de leurs musique, aux schémas répétitifs et aux compositions un peu identiques et assez faibles. Un groupe jeune qui progressera sans doute.
Deuxième partie avec "l'attraction" Portico Quartet (sax /contrebasse/ batterie/ hang drum claviers percussions) qui propose musicalement de croiser les influences de Steve Reich ou Philip Glass pour le répétitif, et le steel drum jamaïcain, les musiques traditionnelles asiatiques et africaines.


A priori, de quoi m'intéresser. Sauf que.
Tout cela est bien gentil mais ce qui nous est présenté est basé sur le son, les effets, l'électronique et c'est très très lassant en concert.  Le concert vivant n'apporte rien. Autant rester, à la rigueur, sur le disque pour tester sa chaîne-hifi.
Les compositions sont limitées, on reste en surface, musicalement je n'ai pas eu grand chose à me mettre dans l'oreille, la performance est millimétrée, ça ne respire pas. Un moment finalement étouffant et...aseptisé, comme vide. Désespérément lisse. Un peu de vigueur, de fureur, de transpiration ... please !

dimanche 5 février 2012

Signatures


La constitution c’est la loi. Le Front National est légal. Les parrainages pour l’élection présidentielle sont la règle. On est passé de 100 à 500 pour lutter contre la multiplication des candidatures, notamment "fantaisistes". Le FN doit s’y conformer. Comme tous. Et, évidemment, on peut obtenir ces parrainages comme ne pas les obtenir :  mais cela reste légal.

On peut évidemment s'interroger sur la pertinence de cette loi dans son rapport à l'expression démocratique.
L’utilisation de cette règle est à questionner si nous pensons effectivement aux candidats « fantaisistes » qui ont tendance à brouiller le débat, et auxquels on ne peut évidemment pas assimiler le FN.
Cette règle est également à interroger en pleine actualité si l'on considère qu'elle est juste et surtout utilisée pour mettre le FN dehors "techniquement".
Pour au passage récupérer ses électeurs et faire comme si de rien n'était, et comme avant, concernant le fond. Ce qui semble bien être le chemin emprunté et le but poursuivi.
Ceci étant, on peut aussi s'interroger sur l'état d'une démocratie qui en serait réduite à des moyens de ce type, c'est-à-dire qui ne débat pas et ne répond pas aux questions tout en laissant se développer des tendances extrémistes et anti-républicaines.
L'expression libre d'idées de la sorte ne pose aucun problème. C'est leur mise en place et possible application dans le cadre du système politique démocratique qui est à surveiller, tout simplement parce que la démocratie ne peut se contenter de fonctionner par défaut (en laissant faire) mais en s'appuyant sur les valeurs qui la fondent, et notamment en garantissant un espace collectif  républicain, où la devise liberté égalité fraternité s'exerce à plein.

Alors que le FN n'ait pas les 500 signatures ne résoudra pas le problème, et qu'il les ait ... non plus !
De plus, on ne m’ôtera pas de l’idée que « derrière » tout cela, il y a une nouvelle fois le chiffon rouge de la peur. Manipulation.
Comme un fait exprès, regardez ce qui tombe ce week-end en dehors de la neige : Guéant qui en sort une "bien bonne", et un sondage qui tombe "à propos" pour qui vous savez. Alors ?

On pourrait arrêter ces conneries.
Pourquoi ne pas commencer par le commencement ? Mme Le Pen pourrait-elle nous indiquer, preuves à l’appui, où elle en est très exactement en nombre de promesses de signatures afin que ce soit parfaitement clair ?

samedi 4 février 2012

Tartes et crèmes

Apolitique... indépendant... Avez-vous remarqué comme le deuxième terme a tendance à se substituer au premier depuis quelque temps ? 
Avant on disait apolitique, maintenant on dit indépendant. Et je vous rappelle qu'on traduisait aussi "apolitique" par "ah oui de droite !".
Indépendant, donc... Comme si c'était une garantie ? Un gage de crédibilité ? Voire d'honnêteté ou même -allons plus loin- d'objectivité ? Ou bien encore de neutralité ?
Mais de quoi parle-t-on ? Une fois de plus, et là je vais me répéter, on confond tout.
Tout d'abord il me paraît évident que cette position est une réponse aux clans, aux réseaux, aux copinages qui s'opposent dans la lutte pour le pouvoir. Politique particulièrement.
Ensuite elle illustre parfaitement la crise de la représentation que connaît notre système avec nos "professionnels de la politique" supposément interchangeables, ce qui implique qu'il n'y a pas de valeurs ou de convictions. Enfin, par contrecoup, cette réponse suppose et entérine le "tous les mêmes" et donc le "tous pourris".
C'est oublier un peu vite que l'objectivité ou la neutralité sont des leurres.

C'est oublier que tout est marqué, coloré évidemment.
Lorsqu'un responsable parle, il ne le fait pas de nulle part, il n'est pas seul, il s'exprime dans un cadre, depuis un environnement et un entourage qu'il porte, qu'il représente par les discours, les propositions, les idées. C'est oublier enfin que cela peut être vraiment trop facile d'avancer "masqué", de ne pas dire finalement clairement pour quoi ou qui on roule.
Penser que cette étiquette "vertueuse" de l'indépendance (ou de ses déclinaisons) serait le blanc-seing de l'égalité et d'un fonctionnement démocratique, respectueux de tous quelles que soient les options, serait un peu court et rapide.
C'est là-dessus que devrait porter notre attention, notre vigilance, c'est dans la conduite du débat démocratique, dans la méthode et dans les procédures et -surtout- dans la non-confiscation des institutions en sorte que tous les citoyens puissent en bénéficier républicainement et y accéder librement.
La démocratie c'est à mes yeux autre chose quand même : participation, propositions, expression, consultation, débat et synthèse avant action avec cap fixé.
Cela suppose du temps, pour travailler dans la qualité, et de ce point de vue, le temps médiatique est totalitaire.

C'est bel et bien pour ces raisons-là que c'est l'engagement, les lignes politiques qui doivent être annoncés et exigés, pour avoir vraiment les garanties, avoir les débats et avoir les choix éclairés, et ne pas tout diluer ou noyer dans un flot incolore et insipide prétendument unificateur.

Husbands

RIP Ben Gazzara.

Je me souviens d'un magnifique entretien de Gazzara, filmé dans la rue, sur un trottoir, dans la défunte émission Cinéma cinémas : un moment extraordinaire, époustouflant, sans concession... Là.
Je vais garder ça (au moins).

Husbands au complet dans les mémoires. Inoubliables: Cassavettes, Falk, Gazzara.  

Immenses.

vendredi 3 février 2012

De moins en moins ?

Dans le cadre de la campagne présidentielle de 2002, le candidat et Premier ministre sortant Lionel Jospin promet, le 18 mars 2002, d'atteindre l'objectif de « zéro SDF d'ici à 2007 » s'il est élu; son élimination dès le premier tour de l'élection compromettra toute confrontation de sa promesse à la réalité.   
Promesse de Nicolas Sarkozy : zéro SDF en 2008 : lors de la campagne présidentielle de 2007, le futur président Nicolas Sarkozy avait formulé les promesses suivantes : « Je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. » « Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s'en trouvera remis en cause. »

Deux ans plus tard, en 2009, 358 SDF sont morts.


Vague de froid oblige, une petite piqûre de rappel pas inutile.
Je crois que nous avons là un excellent indicateur de l'état de la société, du modèle "humain" qu'elle promeut, de la manière dont les gouvernants exercent et prennent  leurs responsabilités : à en croire qu'ils comptent fermement sur le froid pour que le nombre baisse.
Le vent des promesses et de l'indignité.

Un vent glaçant.

jeudi 2 février 2012

If I could


Un des meilleurs concerts en solo de Peter Hammill, c'était à Argenteuil en 1995.
Extraits.

mercredi 1 février 2012

Jet de l'éponge

Jean-Pierre Chevènement renonce. L'aiguillon républicain du Parti Socialiste se retire.
Le présumé responsable de la débâcle d'avril 2002, "l'enfonceur" de Jospin.

Au bout du compte, cela va finalement rester comme une péripétie sans grande importance.
Dommage, car sur le fond, les idées, les valeurs étaient là (et elles y sont toujours. ).

Et il fallait s'y attendre, bien sûr, non pas en raison de son âge, ni de son appartement HLM, mais plutôt en fonction de son audience, de son poids, malheureusement inversement proportionnels, à mon sens, à l'intérêt de son discours.
Sans complaisance avec la droite bien sûr, mais également la "gauche sociétale", l'Europe libérale et surtout l'idée -que je ne considère absolument pas dépassée mais terriblement actuelle et au coeur du futur- de la République et des citoyens.
Beaucoup d'éléments intéressants - et porteurs de débat- aussi dans la recherche, l'innovation et la nécessité de réindustrialiser. La sécurité et l'absence d'angélisme. Et pas de complaisance avec les ayatollahs anti -nucléaire, sans détour, et ça fait du bien, qu'on soit d'accord à 100 % ou à 50 % ou moins...

Mais si l'on reprend l'historique, stratégiquement, l'illisibilité et la sous-exposition ont été de mise, ce qui donne que la "contribution pédagogique" à la campagne 2012 "pour faire bouger les lignes" sera très difficile à évaluer.  
Donc, mauvaise stratégie bien sûr, piètre tacticien, donneur de leçons mal perçu, de l'orgueil et de l'intransigeance dosés trop fortement alors que les convictions suffisaient amplement.
Et, finalement, plusieurs choses  -complètement paradoxales à l'intention initiale présumée - qui vont masquer, occulter, discréditer le contenu du discours et se retourner absolument contre lui.
La négociation de quelques circonscriptions avec le PS, donc bonjour la cuisine politicienne, ce qui va sérieusement entamer le bien-fondé de ses positions et faire penser "pourquoi ne s'est-il pas contenté de cela au lieu de son vrai-faux tour de piste présidentiel" ?
Le soutien à un autre candidat : François Hollande donc, si les négociations se passent bien... ? Ou Jean-Luc Mélenchon, si ça se passe mal ?  A moins qu'un autre ... ou  alors pas de soutien du tout... ?
J'ai peur que l'illisibilité reste le maître mot.

Je pense pourtant que le soutien constructif à Jean-Luc Mélenchon pourrait être cohérent, au moins vis-à-vis de la position antilibérale, même si c'est moins sûr sur le plan social où je n'ai pas entendu grand-chose du "Che". Peut-être aussi sera-ce à Jean-Luc Mélenchon de dire, histoire d'éviter un soutien qui pourrait être encombrant...
Nous verrons.
Mais, pour ce qui me concerne, je n'ai pas besoin d'une consigne.
Les récentes dernières semaines m'ont renforcé dans mon idée, par ses propositions, ses prestations et son talent : ma voix au premier tour ira sans détour à Jean-Luc Mélenchon.