mercredi 30 mai 2012

out

Voilà "l'ami" Zemmour qui pose en victime. Débarqué de sa radio. Je sens que je vais pleurer. Qu'il n'oublie monsieur Z qu'il a un patron, et donc, éventuellement il peut se faire virer.
Arrête de pleurnicher, t'es grand maintenant, non ? Et puis quelque chose me dit que tu vas pas pointer au chômage longtemps, si jamais tu pointes.
Et je précise en passant qu'on ne me fera pas le coup de la liberté d'expression parce que Porte et Guillon, je pensais exactement la même chose. On appelle ça les risques, ok ?

Que ces gens-là ont l'habitude faire courir aux autres.

vendredi 25 mai 2012

Re-opening the musical box

Allez un petit retour dans le temps, une "bonne" trentaine d'années...
Qu'est-ce que j'ai pu l'écouter celle-là !
Entangled.

 illustration (c) Kim Poor

Et en prime l'autre phare de cet album Mad Man Moon.
album A Trick of the Tail 1975 Genesis

jeudi 24 mai 2012

100 : les coulisses de mars


Mars
-         Sur un « compliment », là encore réaction épidermique et au passage un coup de pelle à un pubard qui fait dégueuler… Et je m’amuse évidemment à utiliser le mot compliment en opposition. 
-         Sur « difficile », écrit vraiment sur le vif sur la condition humaine, témoin de circonstances et de situations que nous connaissons tous, des obsèques.
-         Sur « statistiques» cela m’est venu très vite, et je m’amuse à quelques chiffres sur les billets déjà publiés dans les réels et ensuite je fais un peu de prospective sur le nombre de mots par billet. Je peux dire d’ores et déjà que cette prospective est archi-fausse puisque – au moment où j’écris- je ne compte plus les mots depuis plusieurs semaines, le fil est donc rompu, je ne sais absolument pas où j’en suis, au secours !
-         Sur « oreilles » j’utilise un procédé que j’aime bien, c’est de placer le mot consigne en dernier, en chute. Ce jour-là le thème était le rugby.
-         Sur « pensée parasite » les « 366 réels » ont percuté le réel puisque j’ai appris ce jour-là le décès de quelqu’un de jeune encore avec qui j’avais travaillé quelque quatre-cinq ans plus tôt. Et question pensée, ça m’a marqué.
-         Sur « réparer » une petite révélation sur l’état de mon véhicule…
-         Sur « leçon à apprendre par coeur » une citation de Jean-Luc Mélenchon, en campagne. J’avais peu cité auparavant, ce fut spontané, et je me suis aperçu ensuite que j’y avais recouru plusieurs fois… un système pour éviter de rester en panne !
-         Sur «  féminité » je constate que la date de la journée de la femme me reste plus étrangère que la possibilité d’évoquer mon épouse même de façon impressionniste.
-         Sur « debout » je pars un peu en vrille avec une répétition du mot dans diverses situations plus ou moins triviales et une chute avec un jeu de mot hyper-prévisible. Bref un billet facile facile où je ne me suis pas fatigué.
-         Sur « sentiment de déjà vécu » je brode sur le côté répétitif des réels depuis que je m’y suis engagé et ensuite je bascule sur une citation (nous y revoilà !) de Borges sur la perception du temps. Donc un billet un peu hybride qui montre que je ne savais pas trop par quel bout attaquer cette contrainte…
-         Sur « blanc » je suis toujours dans l’évitement, dans l’éparpillé, ne sachant trop que dire, n’ayant pas envie de parler de vote blanc non plus, alors je mets en lien un morceau de jazz de Sclavis-Romano-Texier les petits lits blancs Et je constate donc que sur 4 ou 5 des derniers billets, je ne me fatigue pas trop et ne suis guère inspiré…
-         Sur « facile facile » j’avais quelqu’un en tête de très précis, dont le fonctionnement et les manières correspondent à mon sens  à ce que je décris et donc m’agace prodigieusement. L’idée est venue vite, sans doute à la mesure de cette irritation…
-         Sur «  il a dit » on est un peu sur le même registre que le billet précédent, là encore c’est du vécu, c’est crypté évidemment et cela correspond à une situation qui m’attriste au plus haut point. En l’occurrence, il c’est moi.
-         Sur « moment de solitude » double citation Léo Ferré cité en accord, Bécaud cité en désaccord, et en filigrane l’idée que la solitude n’est pas toujours une mauvaise chose, évidemment…
-         Sur « petites satisfactions personnelles »  ça n’a pas été trop dur, avec deux trucs sympas, un par rapport aux lecteurs du blog et l’autre un repas avec mes filles, super moment ! Un billet léger, vite fait bien fait !
-         Sur « une belle image » j’ai volontairement évité la photo directement, et j’ai préféré une évocation de photo, avec une citation (hop, encore ! ) de François Béranger, une chanson sur le Front Populaire, les congés payés, bien en phase avec la campagne présidentielle !
-         Sur « fallait pas que » je suis resté sur le vif avec le tronçonnage des arbres dans le jardin et le coup de pot qu’on a eu , la pluie juste après avoir fini. Pas mécontent !
-         Et encore ce procédé de retardement, j’accumule tout avant , je déroule et le mot ou expression arrive quasiment à la fin.
-         Sur « regarder l’heure » l’occasion de révéler une habitude que je n’ai pas, la grasse matinée. Un billet qui est venu facilement, sans doute parce que dans le réel et puis j’ai souhaité l’écrire sans chercher midi à quatorze heures ! 
-         Sur « en toc » un billet typique de ce à quoi je joue souvent, le premier des Réels me semble-t-il,  où je m’amuse avec les sonorités, à la fois par goût et par facilité. J’ai suivi le fil de ce qui m’est venu sans chercher plus loin ; j’ai bien pensé au bling bling à un moment mais j’ai écarté. Alors les idées, un peu d’ordre là-dedans (enfin il paraît) et voilà, un billet bien tiré par les cheveux.
-         Sur « au pied du lit » je commence par délirer lourdement et je finis par citer un livre, car ce qui caractérise ma place de lit c’est le paquet de bouquins posés autour !
-         Sur « ce qu’il restera dans un an » je saute sur l’occasion pour parler des Réels, de toute la persévérance que cela suppose mais aussi des plaisirs autour des échanges et des lectures des autres. Je n’ai pas eu d’autre idée sur ce billet-là, la date ne m’évoquait rien.
-         Sur « le bien le mal » on est purement dans l’exercice de style, ce qui montre en creux que la consigne du jour m’emmerde ! Alors du coup je surajoute des contraintes, je décide de n’écrire qu’en mots isolés tout en essayant de respecter le thème, opposition, binaire, etc..
-         Sur « toucher » on retrouve le même schéma, et je me laisse entraîner dans l’absurde le plus complet le plus arbitraire sans chercher plus.
-         Sur « super héros » ça vient tout seul je pense illico à la parodie de superman par les Monty Python et donc je le mets en lien. Trop bien, trop facile ! Un billet extrêmement efficace !
-         Sur un « air en tête », référence directe à Jean Ferrat la chanson Ma France. Des musiques me trottent dans la tête parfois, j’ai du mal à les identifier immédiatement, je cherche un peu, ça revient et du coup je mets le disque ! Là, ce fut le cas.
-         Sur « j’éviterai de dire que » j’ai l’idée très rapidement de la référence à Melville (Bartleby) et je m’amuse donc à l’amener progressivement, en référant à du vécu, et en ménageant la chute, procédé récurrent donc !
-         Sur « une personne nerveuse » je fais exprès de tout mélanger, le jour dit et la veille ,je réponds à un commentaire et je pirouette encore un coup pour abréger mes souffrances !
-         Sur « action éclair », je dis un truc vrai. Je le dis très vite pour « éclair » et parce que question emploi du temps j’étais chargé, donc tout m’arrangeait pour me défiler !
-         Sur ‘ça change tout le temps » je me lance dans une petite dérive plus ou moins poétique, j’essaie de coller au thème quand même et je m’amuse à des répétitions mais en bouleversant l’ordre des éléments, histoire de mettre de la perturbation dans quelque chose de trop bien peigné !
-         Sur « je pourrais écrire sur ma tête» j’ai longtemps cherché ce que je pourrais faire et l’idée m’est venue de décliner des hypothèses selon différentes manières d’interpréter cette expression. Ensuite les idées sont venues assez rapidement et la chute non préméditée a été une trouvaille spontanée.
-         Sur « le monde est petit » nouvelle pirouette je fais appel à une référence musicale pour donner le change. Comme quoi on peut avoir des idées sympas un jour et sécher le lendemain lamentablement, c’est aussi ça les Réels !!!

mercredi 23 mai 2012

100 (février)

C'est le nombre de billets quotidiennement publiés dans le cadre de l'expérience des "366 réels à prise rapide", ce nombre a été atteint le 22 mai. Je ne vais pas faire de point ou de bilan proprement dit, j'y reviendrai ultérieurement (j'ai le temps : encore 266 messages !!!) et je n'aurai d'ailleurs guère plus à dire pour le moment que la dernière fois.
Je vais plutôt - suspense- faire quelques confidences, du côté des coulisses !
L'idée m'en est venue suite à ce billet  après un commentaire d'une lectrice à qui j'ai répondu bien volontiers et que je remercie donc au passage !
Car je m'aperçois que j'aime bien retracer le comment, le cheminement, les essais, les impasses, les choix successifs... Y revenir me permet quelquefois de comprendre, de découvrir des choses après !

Voyons si je me souviens. Et donc voici le démarrage en...

Février
-Sur « végétal », j’ai eu l’idée facilement, avec le spectacle de la Loire gelé.
-Sur « actions de votre corps » c’était une journée de vacances qui n’en était pas, j’avais du travail à terminer, ce fut une journée comme une autre finalement, avec la différence de ne pas mettre les pieds au bureau.
-Sur « serrer » et « liste à faire demain », les vacances étaient enfin commencées, avec bricolage  à la clé et quelques éléments de loisir, indiquant la libre maîtrise du temps !
- sur « certitude absolue », un peu comme un cri de rage à exprimer, tellement ce que j’ai entendu à la radio m’avait scié !
- sur "sonnerie", pas de difficulté, ce fut une situation vécue cet appel téléphonique.
- sur « fragment raconté en fait divers » je retrouve la thématique du bricolage et certaines situations hélas récurrentes qui touchent de près à la loi d’emmerdement maximum !
- sur « ce qui pourrait me faire passer pour fou » on est sur la première fois où je contourne vraiment la consigne et utilise une approche ludique , avec un système à double-fond. A ce moment-là, je me doute un peu quand même que ça va orienter la suite !
- sur  « hygiène » retour au vécu, au pied de la lettre, avec des situations vécues de la journée.
-  sur « quelque chose écrit sur un objet » j’ai cherché, hésité ( j’ai un petit tableau dans le bureau, des affiches, etc.) et j’ai finalement opté « sur le vif » à quelque chose de très présent depuis quelques mois avec une première référence musicale, avec l’album de Stephen Stills que j’écoute énormément depuis l’été dernier, inlassablement.
- sur « musique » j’aurais pu faire le lien avec la veille, billet déjà musical et je n’avais d’ailleurs rien prémédité puisque je regarde la consigne le matin du jour dit.  J’ai préféré décrire la sensation, les impressions sur un disque écouté ce jour-là le midi.
-sur « je le vaux bien », gros agacement d’emblée, parce que je hais viscéralement la publicité et ensuite, un peu calmé, actualité oblige ( ?) une déclinaison des slogans politiques des candidats à la présidentielle, avec une chute bien ajustée pour faire passer mon petit message !
- sur « moi je » première consigne d’une série de mots ou expressions ne me convenant pas, où je ne me retrouve pas, ou même me mettant mal à l’aise. Je décide d’un billet en deux parties, la première définissant un peu cet aspect malaisé, et ensuite pirouette avec une citation de paroles de chanson. Heu.. cela se reproduira, d’ailleurs !
-sur « machines » , pas d’hésitation, j’utilise une situation vécue avec la visite en famille sur l’île aux machines de Nantes et j’en profite pour avancer une première fois une thématique qui m’est chère, l’alliance improbable de la technique et de la poésie, dans mon esprit un peu le pendant de l’Oulipo avec les systèmes mathématiques et les textes !
- sur « slogan publicitaire pour vous vendre », nouveau rejet ( voir ci-dessus ma diatribe anti-pub) et cette fois-ci par contre je claque la porte !
- sur « froid », facile de raconter tranquillement une sensation de douceur dans la météo au sortir du travail.
- sur « jour en trop » j’ai un peu tourné autour de l’idée, dans la première partie du billet j’ai fait un peu de « vocabulaire », avec un petit décalage clin d’œil calendrier. Et dans la deuxième partie, j’ai empoigné l’idée de temps, avec des heures en plus, dont on peut profiter au mieux, et donc j’ai écarté l’idée de « trop ». (à suivre, avec MARS!)

mardi 22 mai 2012

Voir

Comme un désir de cinématographe qui reviendrait avec les beaux jours.
Je pense que nous irons voir sous peu "De rouille et d'os", le nouveau film de Jacques Audiard. Le film de Hanecke "Amour" sera aussi inscrit au programme sans le moindre doute. Enfin Ken Loach, un de nos favoris de toujours, pour "La part des anges" nous tente bien aussi.
Ce qui du coup va nous faire replonger de plus près dans l'actualité ciné après un hiver et un printemps plutôt mornes... A suivre, donc !

samedi 19 mai 2012

Liberté sur parole

Sur sa tige de chaleur se balance
La saison indécise
                            Là-bas
Un grand désir de voyage agite
Les entrailles glacées du lac
Des reflets chassent là-haut
La rive offre des gants de mousse à ta blancheur
La lumière boit la lumière dans ta bouche
Ton corps s'ouvre comme un regard
Comme une fleur au soleil d'un regard
Tu t'ouvres
                  Beauté sans appui
Un clignement
Tout se précipite dans un oeil sans fond
                                 Un clignement
Tout reparaît dans le même oeil
                                 Le monde brille
Tu resplendis à la limite de l'eau et de la lumière
Tu es le beau masque du jour.

Octavio Paz, extrait de Liberté sur parole

vendredi 18 mai 2012

Live !


Dernier concert de la saison régulière en soirée ce mercredi 16 mai, avec le quartet  JASS avec
J comme John Hollenbeck (batterie et percussions)
A comme Alban Darche (saxophone, une figure bien connue des Nantais via le label Yolk)
S comme Samuel Blaser (le tromboniste) dont j’ai apprécié cet hiver l’album Boundless avec notamment  Marc Ducret à la guitare, enfin
S comme Sébastien Boisseau, contrebassiste pilier également de Yolk.

Ils ont répété une semaine à Nantes pour cette création qui voit le jour en concert, un concert en deux sets, à la fois intense et détendu, car les compères sont pleins d’humour.
J’ai découvert Hollenbeck, encore jamais vu, dont le jeu inventif et subtil est un plaisir (timbres, percussions, ruptures) qu’il me faudra à l’occasion renouveler. Les compositions inédites sont majoritairement de Darche et Hollenbeck.
Belle alchimie, bel équilibre entre écriture et improvisation, propulsant les morceaux sur scène pour la plus grande jubilation du spectateur.
Plusieurs extraits ici, sur le site d’Alban Darche.
Je vous recommande SAJ’S avec Hollenbeck excellent aux percus.

jeudi 17 mai 2012

Histoires

Deux de mes dernières lectures très récentes. Ouvrages reçus en cadeaux de Noël et d'anniversaire.
Le premier ...



... est un récit biographique assez impressionnant dans sa crudité. Gérard Garouste, peintre reconnu, y évoque sans beaucoup de détours sa folie, avec des internements à Sainte-Anne, et son rapport à son père, antisémite détesté, tyran domestique. Le soutien exigeant de sa femme Elisabeth face à la folie est particulièrement marquant. Une lecture forte, brûlante.

Le second...  est une bande dessinée.
Dans la lancée des "Ignorants" du même auteur, présent reçu à Noël et que j'ai beaucoup apprécié, cette fois-ci je retrouve avec plaisir Davodeau qui nous plonge dans les Mauges dont il est originaire. Et il retrace le parcours de ses parents, juste après la guerre de 39-45.


C'est très bien fait, j'y retrouve les qualités déjà appréciées. Et c'est émouvant dans l'histoire racontée avec cette prise de conscience sociale et militante dans un pays dominé par l'église et les conservatismes intransigeants. Retraçant cette évolution sans simplifier pour autant, l'auteur sait suggérer par petites touches, il parvient à relier la "grande" histoire à celle de chacun. Le livre se termine le 10 mai 1981.
Il m'a été agréable et étonnant à la fois de lire cette bd en pleine campagne électorale 2012 !

mercredi 16 mai 2012

Horreurs


La farfouille rangeatoire dans mes archives m'amène à quelques questionnaires passablement anciens renseignés il y a environ mille ans, lors du précédent quinquennat... Je fais apparaître le cas échéant une réponse actualisée bleue.

1 - Quel est le plus beau meurtre cinématographique ?
-La scène de douche dans Psycho ?
2 - Quel est à vos yeux le cinéaste le plus morbide ?
-Max Pecas.
3 - Et le film le plus macabre ?
-Sur un arbre perché, avec Louis de Funes.
4 - Quel est le personnage dont la mort à l'écran vous a le plus ému ?
-Celle qui me vient à l’esprit maintenant, c’est Ernst Graeber dans "Le temps d’aimer et le temps de mourir" un super mélo de Douglas Sirk.
5 - Celle qui vous a le plus soulagé ?
-Pas d’exemple en tête, mais cela peut faire penser à l’euthanasie.
6 - Quel est votre zombi favori ?
-Je passe.
7 - Pour quelle arme du crime, gardez-vous un faible ?
-En tant qu'amateur d'énigmes, celle d'un crime parfait ou d'un crime insoluble en lieu clos.
8 - Quelle personnification de la mort vous a le plus marqué ?
-Jessica Lange dans “all that jazz”.
9 - Quelle séquence d'enterrement vous a semblé la moins convenue ?
-Les jeux des enfants dans justement « Jeux Interdits ».
10 - Quel est votre fantôme fétiche ?
-Le fantôme de l’opéra. Et le fantôme de la liberté.
11 - Avez-vous déjà souhaité la mort d'un personnage ?
-Non, pas particulièrement, mais s’il fallait « choisir » ... un truc à contre-courant, du genre "un gentil bien guimauvien" qui te file le diabète.
12 - A l'approche de votre mort, si vous aviez le temps de mettre en ordre vos affaires, quel film souhaiteriez-vous avoir la possibilité de regarder une toute dernière fois ?
-Dersou Ouzala, toujours.
13 - Pour quel tueur en séries avez-vous de la fascination ou à défaut de l'indulgence ?
-Indulgence certainement pas, fascination non plus, mais le cas – non résolu- de Jack the Ripper est une énigme qui suscite toujours curiosité et envie de savoir. 
14 - Quel est votre vampire de chevet ?
-Les vampires de la Hammer à la Christopher Lee sont excellent, non ?
15 - Quel film retenez-vous parmi tous ceux dont le titre (original ou traduit) évoque la  mort ?
-La Mort aux trousses, traduit donc.
16 - Rédigez en quelques lignes la future notice nécrologique d'une personnalité du cinéma.
 -Je passe. 
17 - Quelle représentation d'exécution capitale vous a semblé la plus marquante ?
- un coup de guillotine hors champ.
18 - Quel est votre cimetière préféré ?
-Celui de la poursuite à la fin de la « Corde Raide » avec Clint Eastwood.
19 - Possédez-vous un bien en rapport avec le cinéma que vous pourriez coucher sur votre testament ?
-Non, et rien d’autre que quelques dvd ou ouvrages qui témoigneront peut-être des films que j’ai aimés.

mardi 15 mai 2012

Sevrage

Je suis impressionné d'avoir eu à rappeler à plusieurs reprises cette semaine, après le résultat que vous savez le 6 mai dernier, qu'il fallait arrêter d'évoquer le nom ou de parler de celui qui nous a pollués pendant 5 ans.
Oh, était-ce une telle drogue dure, un tel conditionnement ? Affolant.
Alors vite, le sevrage, très vite, le sevrage rien que le sevrage. Rayez-le des listes et des conversations. Son avenir ne nous intéresse pas ou plus.
Préférons un double mot d'ordre : oubli d'un tel personnage, et -sous peu- vive la justice.

dimanche 13 mai 2012

Campagne

Si vous suivez l'actualité, nul doute que vous savez déjà que Jean-Luc Mélenchon se présente à la députation dans la la 11ème circonscription du Pas-de-Calais également visée par l'actuelle présidente du Front National.
Je trouve très intéressante et absolument pertinente cette candidature au-delà de tout ce qu'elle suscite comme mousse médiatique de la part du système en place, qui, soyez-en sûrs, ne se privera pas d'en mettre et d'en remettre...
Car le message est clair, dense et cohérent.
Cette candidature permet de poursuivre le combat politique et l'exposé des thèses du Front de Gauche.
Elle montre aussi qu'un candidat à l'élection présidentielle souhaitant devenir député peut (devrait, même) ne pas se contenter d'un point de chute acquis sans gloire, ce qui élimine les pratiques autour des prébendes, des privilèges,des fiefs. Cela renforce l'idée républicaine.
Elle montre de plus que la lutte sur le terrain en terre historiquement ouvrière peut difficilement se faire de façon crédible en étant déconnecté des réalités quotidienne locales de ce terrain-là.
Ce message fort indique et rappelle aussi qu'il faut s'occuper du combat contre le Front National de manière permanente, notamment là où il s'implante. Ne pas (plus) se contenter de "réfléchir" puis de pleurer tous les 5 ans lors de la présidentielle, quand il est question de signatures, parrainages, de démocratie et ensuite constater d'un air horrifié les presque 20 %.
De ce point de vue, aller pilonner la présidente du Front National est symbolique.
C'est un choix à la fois tactique et stratégique qui permet de partir du local pour traiter d'enjeux nationaux et européens.
Il y a toutefois un point sur lequel Jean-Luc Mélenchon devra être vigilant de façon que le système médiacratique ne le dépossède pas de ce grand combat qui doit rester noble : il devra se garder des noms d'oiseaux à l'adresse de l'adversaire et rester strictement sur les idées, le programme, l'argumentaire avec lesquels on a largement de quoi faire. Rien que là-dessus, il l'obligera à expliquer, à justifier... et l'on peut parier aisément qu'ainsi son adversaire parviendra à se discréditer toute seule, elle dérapera, elle l'a déjà fait lors de la récente présidentielle, car elle n'arrivera pas à défendre réellement sur le fond en argumentant ce qui lui tient lieu d'idées et de programme.

samedi 12 mai 2012

Why ?


K.
Pourquoi un tel pseudo ? Il ne saurait y avoir qu’une seule raison, et d’ailleurs, il n’y a pas de raison. Il y a plutôt un faisceau, un réseau, une conjonction d’éléments, une émergence d’îlots, quelques cailloux sur le chemin…Les voici :  
Le K est un recueil de nouvelles de Dino Buzzati.
K. est le nom de plusieurs protagonistes des romans et nouvelles de Kafka (Joseph K. dans Le Procès ou K. dans Le Château).
K est une célèbre série de cymbales Zildjian, reconnues surtout pour le jazz.
Enter K est le titre d’un album de Peter Hammill en 1982.
Le K du Q est une chanson de Claude Nougaro en 1977.
k est généralement utilisé pour les entiers dans les formules, notamment dans les sommes. 
La K-théorie est une théorie mathématique en topologie algébrique.
K est le symbole de l'élément chimique potassium, micronutriment essentiel à l’alimentation humaine.
k est la constante de Boltzmann introduite dans la définition de l'entropie en 1873.
k est le nombre d'onde en mécanique ondulatoire.
K est la constante d'équilibre associée à une équation.
Le K (majuscule) est le symbole du kelvin, unité de température thermodynamique.
K.
Sans omettre l’hypothèse que j’en suis peut-être un…

vendredi 11 mai 2012

J'aime bien

Alors que toutes les cérémonies confites, festivals à récompenses, victoire de ceci, oscar ou césar de machin me gonflent profondément dans leur totale vanité et complète aberration, j'aime bien les gérard.
Ils renvoient bien au vide de ces manifestations, à cette compétition qui plombe l'entendement en déplaçant le pourquoi on va voir tel ou tel film.. Alors ce n'est pas toujours très fin, certes, mais cela dit tout haut ce que l'on pense parfois tout bas et... aussi tout haut !

mercredi 9 mai 2012

Marre de l'eau tiède ?


Il est bon de revenir à certaines valeurs et leur expression abrasive, à certains chants sans concession.
A certains artistes qui, même s'ils ne sont plus là physiquement, restent.

Ne plus écrire enfin attendre le signal
Celui qui sonnera doublé de mille octaves
Quand passeront au vert les morales suaves
Quand le Bien peignera la crinière du Mal

Quand les bêtes sauront qu'on les met dans des plats
Quand les femmes mettront leur sang à la fenêtre
Et hissant leur calice à hauteur de leur maître
Quand elles diront: "Bois en mémoire de moi"

Quand les oiseaux septembre iront chasser les cons
Quand les mecs cravatés respireront quand même
Et qu'il se chantera dedans les hachélèmes
La messe du granit sur un autel béton

Quand les voteurs votant se mettront tous d'accord
Sur une idée sur rien pour que l'horreur se taise

Même si pour la rime on sort la Marseillaise
Avec un foulard rouge et des gants de chez Dior

Alors nous irons réveiller
Allende Allende Allende Allende

Quand il y aura des mots plus forts que les canons
Ceux qui tonnent déjà dans nos mémoires brèves
Quand les tyrans tireurs tireront sur nos rêves
Parce que de nos rêves lèvera la moisson


Quand les tueurs gagés crèveront dans la soie
Qu'ils soient Président ci ou Général de ça
Quand les voix socialistes chanteront leur partie
En mesure et partant vers d'autres galaxies

Quand les amants cassés se casseront vraiment
Vers l'ailleurs d'autre part enfin et puis comment
Quand la fureur de vivre aura battu son temps
Quand l'hiver de travers se croira au printemps

Quand de ce Capital qu'on prend toujours pour Marx
On ne parlera plus que pour l'honneur du titre
Quand le Pape prendra ses évêques à la mitre
En leur disant: "Porno latin ou non je taxe"

Quand la rumeur du temps cessera pour de bon
Quand le bleu relatif de la mer pâlira
Quand le temps relatif aussi s'évadera
De cette équation triste où le tiennent des cons

Qu'ils soient mathématiques avec Nobel ou non
C'est alors c'est alors que nous réveillerons

Allende Allende Allende Allende...
ici 

mardi 8 mai 2012

ça avance...

Après un week-end judicieusement mis à profit, il se trouve que j'ai pratiquement terminé l'isolation du plafond.
Pas de problème particulier, on est toujours content dans le cadre de travaux, de voir que ça se déroule sans anicroche. La suite dans les prochains jours, week-end et ascension inclus !

  
En regardant vers le jardin, dans le fond.


Vue opposée.

ça va !

Après son opération, Le Chien récupère à la vitesse d'un grand V.
Nous l'avons vu retrouver ses esprits, lesquels -comme chacun sait- résident dans les battements de queue, et gambader allègrement. Soulagé, content de retrouver ses petites habitudes.
Enfin les résultats d'analyse sont rassurants. Tant mieux, on va rester ensemble encore un peu, Le Chien !



jeudi 3 mai 2012

anti-amnésie


Je me souviens très rarement et même jamais de mes rêves.
Je me souviens du Sacre du Printemps.
Je me souviens que je n’aimais pas avoir de photos des miens dans mon portefeuille.
Je me souviens du camping à Carqueiranne., mais était-ce 66 ou 67 ?
Je me souviens des rails dans la purée.
Je me souviens d’un tout petit appareil photo extra plat des années 75.
Je me souviens du film Viva Maria, vers la fin, quand un prêtre (je crois) tient sa tête qu’il a perdue dans la main.
Je me souviens que je pense parfois que j’ai oublié des choses que je n’aurais pas dû oublier.
Je me souviens que parfois je me souviens de choses que j’aurais dû oublier.
Je me souviens de la Fiat 124.
Je me souviens que mon père m’avait promis un kart, que je n’ai jamais eu.
Je me souviens de Jean-Michel Caradec.
Je me souviens de la tectonique des plaques et de la dérive des continents
Je me souviens de Leonid Brejnev.
Je me souviens que tout CRS sera dorénavant considéré comme une illusion d’optique.
Je me souviens de l’île de Bréhat.
Je me souviens du 15 août 2001 à Lorient.
Je me souviens de Pompon et Popeye, nos chiens.
Je me souviens qu’un jour j’ai décidé de changer.
Je me souviens du Pont de la rivière Kwaï.
Je me souviens que mon père s’était foulé la cheville dans un pré en jouant au volley.
Je me souviens des « Aventures d’un écureuil », livre reçu à l’école en CP pour le premier prix.
Je me souviens de Valérie.
Je me souviens du voyage à Londres avec le collège en 5e.
Je me souviens qu’un samedi soir mon grand-père était venu me chercher, m’avait promis qu’il n’y aurait pas le bain du dimanche matin et que j’avais refusé quand même.
Je me souviens des années plus tard que j’ai pensé lui avoir fait de la peine.
Je me souviens de Tartarin de Tarascon et du Comte de Monte-Cristo.
Je me souviens qu’ici même les mémés aiment la castagne.
Je me souviens de la flamme du Soldat Inconnu.
Je me souviens de Patrick Dewaere dans « Jean de la Tour Miracle ».
Je me souviens du Plessis-Robinson.
Je me souviens des remparts de Saint-Malo.
Je me souviens du 10 mai 1981.

mercredi 2 mai 2012

Questionnaire décalé...


1) Quel est votre second film favori de Stanley Kubrick?
Barry Lyndon
2) Quelle est l'innovation la plus significative / importante / intéressante dans le cinéma de la dernière décade (pour le meilleur ou pour le pire)?
Si c’est décade, je ne sais pas car je n’ai pas suivi l’actualité des innovations depuis au moins dix jours... et pour la décennie, j’en sais rien, car la technique globalement n’est pas dans mes centres d’intérêt. 
3) Bronco Billy (Clint Eastwood) ou Buffalo Bill Cody (Paul Newman)?
Bronco Billy
4) Meilleur film de 1949.
Nous avons gagné ce soir / Robert Wise
5) Joseph Tura (Jack Benny) ou Oscar Jaffe (John Barrymore)?
Benny, Benny !!
6) Le style de mise en scène caméra au poing et cadre tremblé est-il devenu un cliché visuel?
S’il devient une formule, un tic toc et choc, s’il masque l’absence de fond ou de propos, oui.
7) Quel est le premier film en langue étrangère que vous ayez vu?
Dr Jivago de David Lean, mon grand-père m’avait emmené.
8) Charlie Chan (Warner Oland) ou Mr. Moto (Peter Lorre)?
Peter Lorre
9) Citez votre film traitant de la seconde guerre mondiale préféré (période 1950-1970).
L’Armée des Ombres
10) Citez votre animal préféré dans un film.
Les chevaux au début de Sacré Graal, des Monty Python.
11) Qui ou quel qu'en soit le fautif, citez un moment irresponsable dans le cinéma.
Toute la filmographie de Claude Lelouch.
12) Meilleur film de 1969.
La Horde sauvage.
13) Dernier film vu en salles, et en DVD ou Blu-ray.
En salle, El Chino
En dvd, je ne sais plus, ça fait un bail !
14) Quel est votre second film favori de Robert Altman?
MASH (après John McCabe).
15) Quelle est votre source indépendante et favorite pour lire sur le cinéma, imprimé ou en ligne?
Je ratisse un peu partout.
16) Qui gagne ? Angela Mao ou Meiko Kaji?
Connais pas.
17) Mona Lisa Vito (Marisa Tomei) ou Olive Neal (Jennifer Tilly)?
Mona Lisa Vito.
18) Citez votre film favori incluant une scène ou un décor de fête foraine.
Hitchcock, L’inconnu du Nord-Express.
19) Quel est à aujourd'hui la meilleure utilisation de la video haute-définition sur grand écran?
Je n’en sais rien du tout et même je m’en fous.
20) Citez votre film favori qui soit à la fois un film de genre et une déconstruction ou un hommage à ce même genre.
Blood simple
21) Meilleur film de 1979.
Stalker
22) Quelle est la plus réaliste / Sincère description de la vie d'une petite ville dans un film?
Aucune idée
23) Citez la meilleure créature dans un film d'horreur (à l'exception de monstres géants).
Aldo Maccione.
24) Quel est votre second film favori de Francis Ford Coppola?
Tucker
25) Citez un film qui aurait pu engendrer une franchise dont vous auriez eu envie de voir les épisodes.
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26) Votre séquence favorite d'un film de Brian De Palma.
Celle où Angie Dickinson est traquée dans un énorme building dans PULSIONS (Dressed to Kill)
27) Citez votre moment préféré en Technicolor.
La dernière scène de la Prisonnière du Désert...
John Wayne dans l’encadrement de la porte, le désert brûlant de soleil en arrière-plan.
28) Votre film signé Alan Smithee préféré.
C’est un pseudo ; vu aucun, mais si je pouvais je verrais Death of a gunfighter
29) Crash Davis (ou Kevin Costner) ou Morris Buttermaker (Walter Matthau)?
walter matthau
30) Quel film post-Crimes et délits de Woody Allen préférez-vous?
Match point, mais j’ai pas mal « décroché » depuis quelques années.
31) Meilleur film de 1999.
Dans  la peau de John Malkovitch
32) Réplique préférée.
En voici deux, mais il y en aurait beaucoup plus...
Je cite de mémoire «  Je critique pas le côté farce, mais question fair-play y aurait à redire (NE NOUS FACHONS PAS) Lino Ventura s’adressant à Michel Constantin qui avait piégé une balle de golf à la toute fin du film.
« Non, c’est pour moi » à la fin de La Vie des Autres , dans la librairie.
33) Western de série B préféré.
Destry de George Marshall (avec Audie Murphy).
34) Quel est selon vous l'auteur le mieux servi par l'adaptation de son oeuvre au cinéma?
Aucune idée.
35) Susan Vance (Katharine Hepburn) ou Irene Bullock (Carole Lombard)?
Carole Lombard.
36) Quel est votre numéro musical préféré dans un film non musical?
la « danse des petits pains » dans la Ruée vers l’Or de Chaplin.
37) Bruno (Le personnage si vous n'avez pas vu le film, ou le film si vous l'avez vu): une satire subversive ou un stéréotype?
Une démarche qui ne m’intéresse pas.
38) Citez cinq personnes du cinéma, mortes ou vivantes, que vous auriez aimé rencontrer.
Charlie Chaplin, John Ford, Jean-Louis Trintignant, Ida Lupino, Don Siegel