mardi 26 juin 2012

Après coup en avant goût

Dimanche soir, Fred FRITH , avec Edward Perraud, a conclu le week-end musical.
En attendant le billet que je consacrerai aux deux journées, voici un extrait (différent de ce qui a été joué) pour entrer un peu dans cet univers musical sans pareil : No birds de 1974.
Enfin, de Fred Frith je vous recommande le phénoménal "Clearing" paru au début des années 2000.

samedi 23 juin 2012

jardin singulier

Ce samedi et ce dimanche semblent incertains au plan de la météo mais cela ne nous arrêtera pas dans notre projet musical, culturel et convivial. Ici.
Aux alentours de 18 h (et demain 16 h) nous gagnerons un jardin dans lequel se rencontreront musique et littérature. Suffisamment large et ouvert, le programme devrait permettre à chacun d'entre nous de trouver de quoi se mettre sous les neurones, les yeux, les oreilles... Deux noms (John Greaves et Fred Frith) ressortent particulièrement mais attention, là ça va jouer collectif, partage et chacun posera sa pierre...
D'autres mots et des photos, après !

vendredi 22 juin 2012

Déclic...

Je participe à la dernière session de la saison, voir chez l'ami Gilsoub tous les détails ici.
Ne me sentant pas spécialement doué pour les images, j'ai pris le parti de suivre cela de loin en loin, et de participer s'il y a écho. J'ai également renoncé à légender, pour ne pas enfermer la photo, et je procéderai ainsi à l'avenir.
Bien, pour cette fois, il y a écho et comme ça rime avec musique, ça a bel et bien fait déclic !
J'ai retrouvé une photo prise à Chinon aux alentours de 2007 ou 2008, lors du festival Chinon en Jazz que nous avons fréquenté quelques années durant.


Cette photo correspond à un concert d'une heure environ donné sur une petite place écrasée d'un soleil de plomb (nous étions en juin). Le trio (sax batterie.percussion contrebasse) s'appelle Mineral Paradoxe, il est formé de Bruno Wilhelm, Edward Perraud et Arnaud Cuisinier.
Je me souviens que ce fut un moment incandescent et musicalement fort.
Un extrait, une idée ? ici.   

jeudi 21 juin 2012

Brève histoire d'épreuve

Allez, en mode "brèves", réponse aux sujets du bac philo !

- Que gagne-t-on en travaillant ?
On se le demande ...
- Toute croyance est-elle contraire à la raison ?
Faut pas croire, mieux vaut penser ! 
 - Avons-nous le devoir de chercher la vérité ?
J'emmène pas de travail à la maison.
 - Serions-nous plus libres sans l'Etat ?
On serait dans un sale état...
- Peut-il exister des désirs naturels ?
Genre bio ?
- Travailler, est-ce seulement être utile ?
Faut demander aux technocrates ! 

mercredi 20 juin 2012

Sources - Louis Sclavis Atlas Trio (cd)


Ma série musicale "Journey through the past" étant en attente d'une suite (qui viendra, c'est prévu) et n'ayant pas encore parlé jazz, vous ne pouvez savoir que Louis Sclavis fait partie de ceux dont je suis depuis longtemps déjà le parcours musical.
Vu sur scène à de multiples reprises, dans des formations et des projets toujours renouvelés, j'écoute aussi ces ses disques que je me procure le plus souvent assez vite à leur parution.
Ce fut le cas il y a une grosse quinzaine avec ce nouveau projet. En voici quelques mots.

J’aime l’errance dans cette musique, une poésie qui chemine et emprunte les voies qui se présentent, quand elle ne les ouvre pas,  n’hésitant pas non plus à faire une halte pour un coup d’œil panoramique sur le paysage ambiant, avant de repartir. 
Reconnaissable immédiatement, mais difficile à capturer, on ne peut vraiment la mettre dans une catégorie, jazz n’y suffit pas, car le propos est ouvert.
Ce trio propose une instrumentation fort stimulante (clarinette et clarinette basse pour Louis Sclavis, guitare électrique pour Gilles Coronado, et piano, Fender rhodes et claviers pour Benjamin Moussay) qui se met au service d’une musique qui surprend et fait surgir des lignes inattendues qui s’échangent, qui tournent volontiers. On y entend, notamment pour les deux acolytes de Sclavis, des musiciens que le projet musical amène à un propos renouvelé, basé sur le partage, l'écoute.
Silences ou mélopées parfois, ou bien rythmes emmenant vers l’Afrique, l’ensemble est volontiers changeant et mystérieux,  le fil musical tresse un voyage qui nous emmène (sans rien démontrer, sans rien asséner) vers des émotions subtiles, insoupçonnées, sans cesse suggérées.
Un très grand disque.

vendredi 15 juin 2012

Les idiots

Une lecture que j'ai entamée il y trois jours et qui me tiendra (voir-ci dessous) un mois.
J'avais déjà une contrainte d'écriture, je me suis trouvé une contrainte (légère) de lecture !
Et le ton décalé des histoires est déjà prometteur...


 La présentation :
"Pigozzi rêve de faire décoller sa Fiat. Pelagatti est convaincu que le Christ est un extra-terrestre. Scalabrini adore lancer des objets en l'air, et voir. Primavera a un rapport dramatique aux allumettes. Pierini ne fait que du calcul mental. Vacondio s'attend au carambolage de la planète. Sauro prend la tension des gens en rase campagne. Naldo voit des Albanais partout, même chez sa femme... "
Parodiant les vies de saints du Moyen Age, l'écrivain Cavazonni dresse 31 portraits d'idiots contemporains. Des gens atypiques, dont la vie tourne autour de l'astre tragique d'une obsession. 
Les paresseux et les croyants peuvent lire et méditer un seul portrait par jour, et tenir ainsi un bon mois. 
Et même se reposer le dimanche. Les autres font comme ils veulent.

jeudi 14 juin 2012

Hiatt 1987

J'avais dans le temps un ou deux albums de John Hiatt, perdu depuis dans les brumes de l'insuccès ou de l'invisibilité,  mais qu'importe. Pas dans celles de ma mémoire intacte et vivante.
Sur l'album Bring the Family, quelle chanson extraordinaire habitée par un humain qui met tout sur la table... Oui, quelle chanson  !

mercredi 13 juin 2012

Tweet and shout

Je m'abasourdis de stupéfaction générale avec cette histoire de tweet.
Ce qu'on appelle démocratie vire purement et simplement à la médiacratie médiocratique. Le "système" marche sur la tête, qu'il n'a plus totalement... Tout est en pâture, tout est disponible, tout est égal, sans retenue, propos publics comme propos privés, et même les prétendument plus éclairés se laissent attraper en alimentant la mousse. On va encore nous tartiner avec la liberté d'expression, je le sens...

Pendant ce temps-là, certains de nos concitoyens rament alors qu'on leur a piqué les avirons et la barque.
Ils voient ce spectacle peu reluisant si ce n'est pitoyable et indécent.
Ils se disent, finalement, dans une réflexion aussi argumentée et aussi aboutie qu'un discours d'huître (qui finit par leur servir de référence vu le modèle ambiant) si on allait voir du côté du prétendument parti honorable dédiabolisé et républicain, drivé par une dynastie autocratique qui en a confisqué les rênes, qui sème démagogie, haine et individualisme forcenés ?

lundi 11 juin 2012

Ici...


Sur les rayons des bibliothèques je vis un monde surgir de l'horizon.
(Jack London)

samedi 9 juin 2012

Consequences - Peter Hammill (cd)


J’ai longtemps attendu avant de me lancer dans la rédaction de ce billet annoncée en avril à réception de l’album. Tout bonnement parce que la musique de Peter Hammill pourrait certes se chroniquer après trois écoutes, mais ce serait fortement réducteur.
Une immersion progressive par des écoutes successives, peut-être une dizaine au minimum, est le plus souvent pratiquée par les amateurs, car elle révèle des profondeurs inconnues comme un puzzle qui s’assemblerait patiemment.
Si l’intérêt de ces découvertes est évident particulièrement pour l’amateur de sensations et notations complexes, la limite posée ne l’est pas moins avec une accessibilité contrariée, une  spontanéité en berne, une difficulté et un risque pour le nouvel auditeur de passer à côté. Risque d’ailleurs assumé par l’artiste.
Ces quelques propos introductifs étant posés, voyons ce que m'a inspiré ce nouvel album. 
J’ai écouté cet album une bonne vingtaine de fois. Et l’écouter d’une traite à chaque fois comme je l’ai fait, ce fut vraiment dur. La déception est palpable, installée, et je n’arrive pas à la dépasser. 
J’ai passé plusieurs semaines sans l’écouter avant une nouvelle tentative, et rien n’y fait. Je n’entre pas dans cet album, je ne le vis pas, il ne me touche pas.
Ceci constitue une sacrée claque lorsque l’on est attaché à l’œuvre musicale d’un artiste depuis plus de trente ans. Là, c’est aucune surprise. Aucun frisson.
Et donc une énorme déception. Je ne trouve rien. Dans ma perception, tout est prévisible, tout sonne tristement déjà entendu, sent le déjà fait, les guitares, les claviers, les breaks, les collages des différentes sections me semblent mal fonctionner. Tout ceci patine, s’éternise, sans rythme, dans une pâte sonore où PH (= Peter Hammill) semble définitivement noyé et englué comme dans des sables mouvants, avec des backing vox par charrettes entières, des lyrics dont on ne retient rien de marquant, et cette quasi-absence de percussions…
Tout ça s’effiloche, cotonneux… sans consistance, du moins sans que j’y trouve de quoi m’accrocher.
Ceci ouvre des abîmes d'une réflexion perplexe sur ce qui captive ou pas dans un album, vaste sujet. Je vais m’y arrêter un peu, essayer de dire comment je vois cela, et cela restera strictement mon point de vue, certainement pas le guide en 10 points de l’amateur de musique ! 
« Ce qui captive » est à mon sens variable dans le temps et selon le moment. On peut apprécier un album d’emblée et s’en détacher, et l’inverse est possible. Toutes les solutions intermédiaires également. Le temps fait son œuvre à tous les étages, des choses adorées il y dix ans seront « jetables » aujourd’hui. Passées, finies, épuisées, vidées. Certains albums de ma discothèque sont dans ce cas.
Il y a des cycles au bout desquels on peut arrêter ou bien au contraire entériner, inscrire tel album/ telle musique/ tel artiste dans son « patrimoine musical portatif » pour toujours. Adéquation parfaite entre ce qu’on entend, comment c’est fait et ce que ça propose quand on l’entend, qui on est et ce qu’on cherche à ce moment-là.
Une rencontre.  Marqué à vie. C’est mon cas pour ce qui concerne Peter Hammill, sinon je ne serais pas là en train d’écrire tout ça !
Alors, le constat est simple, il semble bien que je ne suis pas entré dans cet album, malgré ma vingtaine d’écoutes, et peut-être même que je n’y entrerai jamais. Ensuite, quand je pense à l’effet que m’a fait ce nouvel album, il y a une approche globale, un sentiment général  qui m’a gêné rapidement : c’est l’esthétique sonore synthétique, les moyens et procédés utilisés qui sont une barrière pour moi. Sur cette approche, j’en ai tout simplement assez, c’est du déjà fait et du déjà entendu. 
 C’est un peu terrible (sans que ça tourne au drame !), c’est un peu comme regarder un vêtement à l’envers : je ne vois que les coutures ! Et je n’ai pas forcément envie d’insister indéfiniment. 
Pour quoi faire ?  Qu’y a-t-il de novateur dans cet album ?  Qu’est-ce qu’il essaie d’inventer, quelles traverses inusitées emprunte-t-il ? Je ne les perçois pas. 
D’autres points peuvent expliquer un peu plus, en rapport avec le moment. Un, j’assiste très régulièrement à des concerts, je suis donc très orienté musique vivante, en direct, etc… La période et mes envies actuelles sont plutôt éloignées de ce disque.  Donc, distance, forcément. Deux, dans un album on trouve plus ou moins ce qu’on veut ou peut bien trouver. Les échos se font à partir de ce que l’on est, et de ce que l’on cherche, en surface ou plus profond. Il y a quand même du désir, de l’envie, de la disponibilité… L’album ne débarque pas sur un territoire vierge (surtout quand on suit l’artiste en question depuis plus de 30 ans !!!),un  territoire qui serait l’esprit/l'état d'esprit de celui qui écoute, prêt et hyper-disponible à la réception...
Et puis il y a les thématiques de l’album., avec des lyrics dont les sujets abordés ne me parlent ou ne m’intéressent pas réellement, en tout cas pas en ce moment… Et on pourrait « s’amuser » à convoquer quelques éléments biographiques connus de l’artiste pour appuyer l’interprétation et l’appréciation de cet album,  mais cela ne ferait à mon sens que piper les dés et l’on peut tout-à-fait ignorer ces infos.

Voilà, c’est tout cela, cela correspond bien (et montre) que je n’avais pas d’attente ou d’envie particulière sur cet album, sinon je serais encore en train de creuser ! C'est donc un rendez-vous manqué ! 
Ce sera pour la prochaine fois. Et ça peut arriver, c’est extrêmement rare et presque spectaculaire dans ce cas précis car l’oeuvre foisonnante de Hammill contient des chefs d’œuvre enfouis, ignorés et trop secrets ! Vivement le prochain album :)

mercredi 6 juin 2012

sport

 Un peu de salubrité publique, quelques remises de pendules à l'heure  ici !

dimanche 3 juin 2012

Légèreté

Je t’offre un verre d’eau glacée
N’y touche pas distraitement
Il est le prix d’une pensée
Sans ornement
Tous les plaisirs de l’amitié
Combien cette eau me désaltère
Je t’en propose une moitié
La plus légère
Regarde je suis pur et vide
Comme le verre où tu as bu
Il ne fait pas d’être limpide
Une vertu
Plus d’eau mais la lumière sage
Donne à mon présent tout son prix
Tel, un poète où Dieu s’engage
Et reste pris

Odilon-Jean Périer
en écho à un week-end pétri d'amitié profonde, légère,douce comme le souffle du vent breton d'aujourd'hui.