vendredi 20 juillet 2012

carte postale 1

Je me suis dit qu'un petit mot tous les dix jours, à peu près, pourrait prendre place ici en cette période de vacances où je fais "at home" pas mal de choses qui, on connaît tous cela, se sont empilées durant ces derniers mois.
Je lis rapidement les quelques blogs qui ne jouent pas un remake de la belle au bois dormant en cet été rempli de pluie. Je prends du temps pour le reste.

Mon chantier "véranda- salle à manger" avance, je suis en train de faire les joints de toutes les plaques de plâtre (murs et plafond) posées en juin. Belle école de la patience, il faut y revenir plusieurs fois, le temps que cela sèche, avant de poncer. Visite guidée :
 


L'ancienne baie vitrée que j'ai transformée.
Je garde une des portes coulissantes qui disparaîtra dans la partie que j'ai maçonnée... que l'on devine sur la droite ci-dessous.  

 
 

Et cette porte ne jointant plus toute seule, puisque je l'ai privée de sa sœur, je lui ai fabriqué un petit joint qui viendra s'écraser doucement contre le cadre pour éviter les courants d'air !



Nous avons prévu d'ouvrir pour une future liaison salle à manger - salon, ce qui m'a valu de pratiquer un petit sondage, le mur porteur en question étant celui de la vieille bâtisse.
45 centimètres d'épaisseur ! Le maçon devrait se charger de ça en septembre, c'est calé.


Oh, je revois avec émotion en bas à gauche ma meuleuse qui a brûlé ce jour-là ! Vingt ans de bons et loyaux services, paix à son âme !

Les derniers ajustements électriques sont réalisés, mon tableau est bouclé et refermé.



Je me suis occupé sérieusement du jardin aussi qui en avait très besoin ...



Et puis, comme souvent dans ces moments libres, sans contraintes professionnelles, quelques musiques m'ont accompagné : j'ai "fini" de réviser mes vieux Genesis (Selling England by the pound-1973, A Trick of the Tail-1975 et Wind and Wuthering-1976), poursuivi ma découverte de l'excellentissime Atlas trio "Sources" de Louis Sclavis (que j'ai déjà chroniqué ici-même), ainsi que le MegaOctet "E Total" d'Andy Emler, et enfin le duo John Taylor Stéphane Kerecki (album Patience) dont j'ai appris avec enthousiasme qu'ils seront en concert chez nous au printemps prochain. Du coup, jazz à tous les étages pour les prochains jours...
Les lectures, ce fut du picorage chez Manguel avec quelques chapitres "d'Une histoire de la lecture" empruntée en médiathèque, la relecture de W ou le souvenir d'enfance de Perec (j'ai passé un superbe moment à cela), et la suite des Idiots -j'en avais parlé, mais dont je n'ai pas respecté le tempo une histoire par jour. Ajoutez quelques poèmes de Pessoa (in "le Gardeur de troupeaux") et le tour est joué !
Manguel reste dans la ligne de mire des prochains jours, le Perec inédit (Le Condottière) aussi, auparavant une pause polar avec "Code 1879" (vu chez Dasola) et le dernier épisode de l'inspecteur écossais Rébus "Exit Music".
A plus tard !

dimanche 8 juillet 2012

9/07 --> 27/08

C'était hier, samedi 7, j'ai mené à bien ma mission, celle que j'avais prévu de remplir pour les 366 Réels selon des règles décrites dans mon billet précédent.
C'est toujours avec un amusement non dissimulé que je m'invente des contraintes, en l'occurrence des contraintes à la contrainte, histoire de me moquer copieusement de tout cela en une espèce de clin d'oeil à l'absurde et au dérisoire.
Je me suis promis d'en dire quelques mots : les voici.
Tout d'abord j'ai débordé au niveau du temps pour des raisons techniques puisque j'ai dû faire la chasse à des malfaisants qui attaquaient ma machine. Ceci posé , j'ai passé "en temps effectif réel" trois heures trente au lieu des trois prévues au départ.
Ceux d'entre vous qui liront sauront repérer les consignes qui m'ont cassé les pieds. J'en ressors à la fois content de l'avoir mené à bien, mais aussi lessivé !
J'ai joué le  jeu tel qu'indiqué mais je n'ai pas vraiment respecté la règle "une phrase par jour" qui s'est révélée trop contraignante.
Bien évidemment l'exercice tel que pratiqué me tiendra écarté de l'actualité, du pris sur le vif, ce qui me fera perdre en spontanéité mais c'est ainsi !
Enfin au plan des procédés, et c'est simplement une impression car je n'ai rien répertorié,  je pense avoir peu ou prou pioché dans ma panoplie classique, celle que les lecteurs réguliers connaissent, une boîte à outils qui m'a permis de ne pas passer du temps indéfiniment sur certains billets.

Et maintenant, j'entame ma période d'invisibilité, je me ferai discret et rare à partir de mardi 10 juillet !

mercredi 4 juillet 2012

Les 366 réels à l'heure d'été

Les 366 réels  du 9 juillet au 27 août

Voici les décisions prises par la cellule de crise d’Interférences 2 – section K - qui a validé le plan B dont il était question le 3 juillet dernier ici-même.
L’organisation et l’animation de cette réunion, les contributions, les décisions et le compte rendu ont été réalisés et rédigés par … (attendez, je compulse l’ordre du jour pour mémoire) moi-même. Je vous remercie.

A propos des contraintes

1/ La contrainte « sur le vif » sera  contournée, je n’aurai pas la possibilité de publier au jour le jour.
Je ne souhaite pas non plus me mobiliser devant mon écran autrement qu’en rapide consultation de temps à autre dans la période estivale concernée.
2/ Les 100 mots étant considérés comme accessoires depuis belle lurette, ils le resteront.
3/ La contrainte quotidienne sera conservée : la programmation chaque jour des messages le permettant et s'agissant d'un point auquel je suis attaché.
4/ Les éléments réels de la journée ne seront pas présents, par lien de conséquence avec le point 1.
Cependant des éléments réels seront bien convoqués dans les publications de la période, ils ne seront simplement pas récents.

Les adaptations : Elles verront le jour selon le concept suivant :  
 
Je comprime l’espace-temps, en une sorte de happening performance, j’écris tous les billets en une seule fois, une session en temps limité à 3 heures, soit 3 minutes 40 s par billet en temps moyen pour 49 billets.
En sorte de disposer du temps nécessaire par billet, je préparerai avant la session chaque message vide au brouillon, juste titré, numéroté et préprogrammé. Je n’aurai qu’à le valider une fois rédigé.
La session est programmée samedi 7 juillet au matin.
Ces préalables et préparatifs me permettront donc d’improviser tel un exercice de style géant, en respectant les dates, ce qui ne changera rien à la publication quotidienne, et je m’impose, à titre compensatoire de ce détournement honteux des réels, la règle suivante : une phrase écrite sur le vif à l’inspiration pour chaque date, chaque consigne.
L’horaire de publication programmé sera le matin à 7h00.
Les messages seront écrits en bleu.
Les substances illicites pendant le happening seront : eau plate, neurones, sans doute un café à mi-parcours. 

Si commentaires il y a pendant cette période, ils seront comme toujours bienvenus, je m’efforcerai de répondre si j’en ai la possibilité (et la disponibilité, et l'envie, et c’est tout).
Le retour des 366 réels dans les « règles de l’art » aura lieu le 27 août.
Je souhaite de plus à tous un excellent été. 
Cette période estivale d'Interférences 2  est valable pour le blog principal Interférences qui prend également ses quartiers d'été. Rendez-vous en direct, en fréquence normale,  fin août !

mardi 3 juillet 2012

Singulier...s

C'était il y a 9 jours, samedi 23 et dimanche 24 juin.
Pour commencer quelques photos du début de soirée d'un samedi finalement clément du côté météo avec soleil dans la journée, mais du vent qui s'est levé et a frigorifié l'assistance lentement mais sûrement.

Ekko (Jérémie Ramsak et David Morand) nous a procuré une entrée en matière plus qu'agréable, une ouverture qui poserait les fondations du week-end en flottant au vent, j'ai d'ailleurs écouté les morceaux le nez en l'air les yeux sur les mouvements du lierre balayé par les souffles d'air.....


Thierry Lhiver au trombone et Isabelle Olivier à la harpe s'installent. Guillaume Séguron à la contrebasse est caché hélas, juste derrière elle.
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John Greaves, annoncé dans le programme comme aventurier musical, ce qui -il faut le reconnaître- est la stricte vérité !
Sois patient car le loup est vraiment porté par l'interprétation intense de Greaves qui sait jouer de tous les registres du plus profond désespoir à l'émotion légère en passant par un sens de l'humour jamais en défaut.
Ainsi servis les textes de Malcolm Lowry sont admirablement mis en valeur, et chaque morceau de la mise en musique permet de les entendre en anglais puis traduits en français.
Ce qui pour moi est une limite, j'aurais aimé moins de systématisme, des trous d'air dans cette structure qui s'émousse un peu au fil du concert. L'ensemble reste très intéressant, ne nous y trompons pas !

Fatigués, nous ferons l'impasse sur le dernier concert qui aurait pu nous voir rester mais ne nous a pas accrochés d'emblée... Repli donc, pour quelques boissons chaude ou fortes, c'est selon !
Le lendemain, la pluie oblige au redéploiement à l'abri : ce sera le théâtre Boris-Vian. La programmation fait que les choix des uns et des autres sont différents et, au bout du compte, nous nous retrouvons à deux irréductibles pour une fin d'après-midi et un début de soirée qui seront très réjouissants.

Et même si ça commence mollement avec une expérience sonore électronique et concrète (cailloux, objets divers, branchages) qui finissent par tourner en rond au bout de quinze minutes...
La suite est prise par Jacques Bonaffé qui nous emmène de façon ludique mais très profonde vers les textes de Jean-Jacques Rousseau et les questions de nature, de sauvage, de civilisé, de social ou d'asocial... S'appuyant sur les textes qu'il lit d'abord il se lance dans une réflexion, des digressions et un débat qui de loin en loin revient au texte comme pour faire le point, faire le résumé... Le tout en allant chercher les spectateurs, en faisant participer, ce qui n'est pas un mince exploit et l'on songe alors à la dimension qu'aurait pris son tour s'il avait pu l'assurer dans les jardins, à déambuler, à débusquer le public... cela finira dehors d'ailleurs, sous une éclaircie, car il nous entraînera sur les pas du promeneur solitaire, dans une rêverie "dansée" à sa façon, où nous serons mis à contribution en esquissant de vagues pas à la Pina Bausch et lui déclamant le texte. Avec Bonaffé, ce fut un moment plein et revigorant. 
Un petit break plus tard, j'eus la chance de me voir souffler à l'oreille un poème de Fernando Pessoa, j'en fus comblé. Puis ce fut le flamenco, avec un duo violoncelle guitare, pour un genre que je prise peu, sans doute parce que je le connais mal. Le concert fut excellent, le duo (guitariste espagnol chevronné, jeune violoncelliste inventif) dégagea une réelle complicité musicale au service de pièces belles et profondes,les applaudissements nourris étaient plus que mérités.

Enfin le duo tant attendu arriva. A notre droite, sur scène Edward Perraud aux percussions, avec un attirail invraisemblable d'instruments, d'objets et d'électronique.
Et à gauche, Fred Frith, un géant de la musique improvisée, guitare à plat sur la table, des pédales d'effets tout autour, une guitare acoustique derrière lui, du matériel plus qu'hétéroclite également à disposition (sable, gravier, archet,...)... bref tout était en place pour un grand moment.
Et ce fut le cas, Fred Frith était indiscutablement aux commandes, il nous propulsa dans un univers sonore où Perraud réussit à trouver une place, à répondre, saisir les perches et provoquer les interactions, ce qui ne fut pas un mince exploit. 
Construit comme une longue suite, le concert passa par divers moments et ambiances, parfois bruitistes parfois mélodiques et la bascule se fit lorsqu' après une trentaine de minutes où les fondations furent posées, l'ambiance patiemment installée, Frith empoigna sa guitare électrique pour une dizaine de minutes d'un solo brutal à couper le souffle où il découpa tout sur son passage, sur un registre qu'on pourrait qualifier de hardcore punk.  
Ensuite, il joua sur les alternances à nouveau avec ses ambiances presque planantes, parfois minimalistes et il reprit ses guitares, l'une et l'autre, pour conclure avec un moment acoustique complètement apaisé qui finit de nous emmener en suspension.  Magnifique.

dimanche 1 juillet 2012

Aux lecteurs !

Il y a quelques clichés de cet excellent week-end dans la Manche, du côté de Granville, que j'ai envie d'adresser à quelques-uns des lecteurs et lectrices du blog Interférences ou Interférences 2.
 

Une demi-journée dans la plus grande des îles Chausey que nous avons pu arpenter sous toutes ses côtes et coutures, tranquillement, sous un beau soleil. Cela donne du bleu, que je dédicace à Obni et Madleine.



Quelques îlots de plus, reste-t-il un peu de place dans "l'indigoterie" de la bacchante ? 



Et cette vue pour finir, tout près d'Avranches, à Saint-Léonard exactement. Je  suis sûr qu'il connaît et c'est  pour le camarade Gilsoub dont j'ai compris si besoin était pourquoi il aime tant cette baie !
A apprécier sans modération  ! J'y retourne dès que possible !