samedi 1 mars 2014

Une réponse tardive

Pré en bulle :
 « T'es-tu déjà essayé à la poésie toi qui sembles en être un lecteur assidu ? »
(Vous avez quatre heures !)

Bon, j’ai bien mis 4 mois, ou plus... Petite question indiscrète (sic) 
essayer d’aller plus loin
ou moins près
contourner la simple réponse
à un commentaire
et se mettre en chemin
comme une réflexion à voix haute
avec des notes ou des pensées
posées sur le papier,
comme elles viennent
comme si j'étais dans un petit carnet,
dans les petits papiers de moi-même.
Dédicace à Madleine
l’auteuse de l’indiscrétude
Premièrement, lire ? 
Lecteur assidu, c’est vrai. Comment vous en aperçûtes-vous ?
Je ne vais pas citer de noms. 
La liste est longue
à la fois stable (les repères, ceux vers qui l'on revient, toujours)
et changeante (... les petits nouveaux )... cheminer... 
Je ne saurais dire depuis quand,
tellement c’est 
Beaucoup de curiosité
et d’envie de me frotter à la diversité
des formes, des propos, tout me semble potentiellement ouvert à la poésie. 
Sensible aux sons, au sens, aux mots posés
et disposés sur la page, à des registres
variés, de la sécheresse abstraite, en passant
par le sérieux comme le loufoque,
jusqu'à la boursouflure baroque. 
Hermétique, sibylline ou pas, étanche ou perméable, peu importe,
il y a toujours un chemin
par lequel se faufiler. Et puis ces épithètes
ne sont qu'à priori le reflet de la réception que l'on a des textes...
Le voyage intérieur toujours possible m’attire,
quelques lignes et je peux m’en aller. 
Se détacher, s’abstraire.
Et se transformer en chercheur d’or ? 
Et puis revenir, la besace plus ou moins pleine,
et même vide,
ce qui voudra juste dire ... partie remise. 
Revenir en étant marqué, touché, réveillé,
avec de quoi réfléchir, de quoi se réjouir.
Un état d’esprit ou,
comme dirait Jean-Pierre Siméon, des lunettes. 
Mince j’ai cité un nom.
- Heu, Jean-Pierre ? 
- Oui ?
- pisquetéla, à toi :

"On m'a souvent demandé: la poésie, à quoi ça sert ? (...)
Et je ne savais pas que répondre parce que la poésie pour moi a toujours été une chose naturelle comme l'eau du ruisseau.
Mais j'ai beaucoup réfléchi, et aujourd'hui, je sais: la poésie, c'est comme les lunettes.
C'est pour mieux voir. (...) 
Croyez-moi, tous ces gens autour de vous, ils ont les yeux ouverts et pourtant petit à petit, sans s'en rendre compte, ils deviennent aveugles.
Il n'y a qu'une solution pour les sauver: la poésie. C'est le remède miracle: un poème et les yeux sont neufs. Comme ceux des enfants.

.../...

Ecrire ?  
S’essayer. Une autre paire de manches !
Il y a au moins un point qui me plaît, 
une attirance envers des formes brèves, même si 
je ne sais pas si je peux parvenir à saisir et rendre par les mots 
une sensation, une image, une fulgurance 
ou bien encore un souffle prolongé, plus continu dans le cas de formes plus longues.
Il y a toujours un point que 
je n’arrive pas à résoudre et qui à ce jour reste un frein.
Le grand danger du « faire joli, faire beau », 
le «se regarder écrire complaisamment», avec 
des afféteries et préciosités qui me dérangent.
Un aspect qui me semble toutefois « maîtrisable » 
-toutes proportions gardées- car, à priori, il y a des moments 
où (et là je me fais assez confiance !) l’auto-dérision l’emportera 
toujours et me gardera d'un excès de "sérieux". 
Sans oublier le côté farce (incompressible) 
où je peux le faire exprès !

Dernière chose, et je réfléchis tout haut, on peut se dire, allez c'est parti, crayon papier, je vais écrire un poème, mais je ne pense pas qu’on le décrète, peut-être tout simplement qu’on le trouve après.
-Y a de la betterave ?
- Y en a. 
On commence, on écrit et seulement après cela pourrait bien "s’y apparenter". 
Plus dans l'esprit que dans la lettre. Toutefois, j'ai des bouts de papier dans les poches, je note parfois ce qui me vient... J’y vois un côté expérimental, sachant que toutes les expériences ne réussissent pas, ce qui me plaît bien aussi. 
Je ne sais pas si j’ai répondu.
En attendant la suite.

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