mercredi 30 décembre 2015

16 grammes d'âne

Prenez DEUX MILLE SEIZE
soit 14 lettres que vous récupérez dans votre scrabble le plus proche de chez vous , mélangez tout ça et voyez ce qui sort.

DEMELEZ LISIEUX

EXSUDEZ LIE MIEL

EXIL MUSE DELIEZ

SUEZ LE DIXIEME L

SEULE MIXEZ LIED

EUX LISEZ LE IDEM

LUXEZ ILE DEMISE

MIDI ZELE SEXUEL

LISEZ L'DEUXIEME

ZELE EMU DIX ILES

MISEZ LUXE L'IDEE

DIESEZ MIELLEUX

DEEEEIILLMSUXZ

ELIMEZ LES DIEUX

DELIEZ LES MIEUX

LISEZ MIEUX LE DE




nb: et ce billet me semble bel et bien devoir être le dernier millésimé deux mil quinze.

lundi 28 décembre 2015

44 Ypérite et calembredaines

Les mots



Ce quadragénaire de quarante ans avait tout essayé, semble-t-il.
Il était maintenant accusé d’avoir tenté d’empoisonner une octogénaire de quatre-vingts ans qui occupait  l’appartement acheté en viager 9 ans plus tôt quand il était un trentenaire de trente-et-un ans.

En avril, sans se découvrir d’un fil, la rentière boit un verre d’eau minérale.
Lui trouvant un drôle de goût, elle en propose une lampée à un visiteur de passage, serviable, malchanceux et d’âge inconnu. Finalement tous deux font un malaise -et ce n'est pas de la solidarité - qui nécessite un transfert à l’hôpital.   

L’occupante de l’appartement restera hospitalisée pendant quinze jours
Intrigué par ce double malaise, l’hôpital avait signalé la situation.
On exclut rapidement la piste de l’ypérite dont elle ne présentait visiblement pas les séquelles puisque -malgré son grand âge- elle n’avait pas combattu en 1917. 
Par contre, l’analyse de la bouteille d’eau révèle la présence d’eau.
Et un ajout liquide qu’on pourrait rapprocher du zythum .
Et la présence d’un peu de sirop.
Et une forte dose de médicament.

L’octogénaire de quatre-vingts ans avait déjà fait des malaises similaires au cours des mois précédents, notamment lors d’un séjour familial sur la côte atlantique. 

Quelques jours après, le témoignage d’une voisine, une septuagénaire de soixante-et-onze ans,  fut décisif. 
Le suspect avait été vu s'introduisant chez la victime. Lors d’une perquisition menée ensuite chez lui il fut retrouvé le même médicament que celui présent dans la bouteille d’eau de cinquante centilitres de l’octogénaire de quatre-vingts ans.
Le quadragénaire de quarante ans a reconnu finalement qu’il était passé dans l’appartement.
Mais il l’a expliqué d’abord en prétextant avoir voulu lui faire des bisous, puis en disant qu’il voulait prendre des photos pour vendre le bien.
En revanche, il a nié avoir mis un sirop abricoté et le médicament dans la bouteille d’eau.
Cette « défense» désinvolte, s’appuyant par trop sur des bagatelles,  n’a pas vraiment convaincu les enquêteurs. 
Il a été logiquement suite à ses « calembredaines » -sic- mis en examen pour empoisonnement avec préméditation.


jeudi 24 décembre 2015

Meilleurs...


Quatre fines lames de la guitare au meilleur de leur forme, 
ça donne de superbes arrangements, 
et cette chanson qui n'en finira jamais d'être d'actualité.

mardi 22 décembre 2015

Tics en toc - série en cours

Le dernier "Marianne" m'étant passé aussi bien par les mains que sous les yeux, j'ai eu la chance d'y découvrir un article franchement réjouissant sur les tics et expressions à la mode qui nous polluent et nous appauvrissent à la fois... D'aucuns ajouteraient nous hérissent. 
Tout ce qu'on y trouve ne fait pas partie de mes habitudes. Donc j'ai bien ri.
Forcément.

Cela m'a fait repenser à ce que j'avais commis il y a deux ans environ, ici-même, je vous retrouve le lien ... ici.

Outre la pinte de bon sang dont vous pourriez bénéficier à la lecture dudit article, je ne peux qu'adhérer à ce qui y est dit. Cela correspond à mon propre niveau de vigilance. Et puis - si besoin - ça rassure, on se sent moins seul !
Un aperçu ?
Sont passés férocement en revue ce qui suit :

- la mode du "en mode",
- le recours au retour avec "je reviens vers vous",
- la vraie plaie du "C'est pas faux",
- l'horrible confession du " J'avoue",
- la ponctuation quelque peu hypertrophiée "avec mille guillemets" avec/sans geste à l'appui,
- la certitude mal placée du "On est sur Paris" des géographes mal dégourdis, ou du "on est sur un boisé fruité" de ces cons de cavistes,
- l'encerclement que l'on ressent parfois avec les "carrément",
- le problématique "pas de souci"
- l'instantané, pire que le café, "vite fait"
- l'extension massive des possessions, avec "je le connais mon Etienne"
- enfin le ridicule qui ne tue plus avec le précieux "belle journée" qui emmène par 40 mètres de fond.

Ils auraient pu y ajouter ce que je mentionnais il y a peu chez la Taulière, à savoir les insupportables  
"Bonjour à vous" et "Merci à vous".
Tiens, je vous copicolle l'affaire : 
"Ah oui, le "merci à vous " qui me les brise menu, lentement mais sûrement...
Pourquoi préciser "à vous" alors qu'on est face à face en train de "se courtoiser civilement dans la politesse " c'est bel et bien à l'interlocuteur qu'on interlocute bordel ! 
Imaginons "Et bonne soirée au mec dans le fond".

Sans vouloir tout corseter, cette vigilance est sanitaire si  l'on veut bien faire passer tous les jours inlassablement que les mots ont un sens.

ET donc b... onne journée !

;-)

lundi 21 décembre 2015

43 La rouflaquette sous le xyste

Les mots 



Le docteur Watson referma son carnet.
Pensif.
L'enfant dans la corbeille avait quelque chose d’étrange.
Ses rouflaquettes lui donnaient un air à la Phileas Fogg.
Il n’aurait pas été surprenant d’apprendre qu’il avait été le protagoniste d’un duel au pistolet trente ans plus tôt.
Le chat noir s’était pourtant mis à sa recherche, muni de ce portrait-robot, car il était dit que la symphonie promise, ce chef d’œuvre que devait constituer l’enquête, ne pourrait rester inachevée.

Les aléas, les contretemps s’étaient ligués comme des rouquins. 
En ces temps-là les appels à témoins étaient placardés et inutiles. Wiggins et sa meute de futés espiègles étaient beaucoup plus efficaces.
Etre, paraître… Apparaître ? Les hêtres rouges ? 
Holmes avec sa monographie sur les cendres de différents tabacs n’avait pas été d’un grand secours dans un premier temps.
Alors que la société de pêche de la Tamise, oui. 
Sans distinction d’âge. La couronne d’hameçons provenait donc d’une turlutte. Une couronne fournie par la société elle-même qui disposait de quelque matériel en réserve à l’adresse de ses membres.

- Et les menteurs, mon cher Watson ? Qu’en faites-vous ? fit Holmes. 

Oui, inattendu, Holmes était réapparu, brisant la folle utopie d’une énigme résolue, expliquant par a + b que la pêche en mer n’est pas la pêche en rivière. 
Alors, qui avait bien pu couvrir cette voyageuse qui dans l’Express de Brighton, le 15h07, se tournait en souriant victorieusement vers la fenêtre. 
Elle avait brisé ce code, flairé la fausse piste .
Ce n’était pas le côté « wu »  
太湖片台州片瓯江片甌江片东瓯片東甌片  

apposé volontairement pour égarer, mais le dos de la bandelette dont il fallait tenir compte avec ceci :

 !

Oui, ceci, qui allait la mener dans une allée couverte, le xyste, où l’ultime épreuve, elle l’ignorait encore, lui serait fatale. Quand les mallettes sont piégées par un mécanisme subtil et pervers, la souris verte détale ventre à terre. 

Et le docteur Watson avait donc refermé son carnet.
Pensif.
Décidément, si le phare de l'enfance éclaire les arbres d'intermittence, il est incontestable que la solution à 7% fait des dégâts.



vendredi 18 décembre 2015

Partage de lignes 6


Et n'y voyez aucun prosélytisme autre que la douceur des choses.

mercredi 16 décembre 2015

Brève réflexion sur [l'après]...

Nous y voilà sans y avoir pris garde.
Air connu.
Décembre, la fin d'année qui "surgit" quasiment au coin de la rue.
Le temps a filé.

Et l'année 2015.... Toujours le sentiment étrange d'être un peu sonné.
Lors d'une récente conversation téléphonique, j'évoquais l'année tellement terrible "dehors" et l'immense paradoxe de cette même année satisfaisante au plan personnel. Une ligne de partage bien limitée et circonstancielle que certains d'entre nous durement frappés n'ont pu hélas apprécier.

Alors, garder une pensée pour eux même si on peut se réjouir pour soi.
Et tenue de bilan non exigée.

Ainsi donc nous glissons vers 2016, un changement de millésime qui aura du mal à me brancher du point de vue des résolutions, des vœux et autres déclarations en prise directe avec le vent.
Car cela ne changera rien à nos lignes de conduite, à nos pratiques régulières ancrées sur des valeurs qui prennent quelquefois la grêle.

La nouvelle année n'est jamais que le jour suivant, le jour d'après. Et je sais déjà que je ne ferai (nous ne ferons) que persévérer en continuant à lire, à courir, à écouter de la musique en disque et en concert, et plein d'autres choses. En sachant que toute la partie vivante "culturelle" fait partie de l'air que nous respirons.

Au-delà de fin février qui verra se terminer le jeu à contraintes des "366 Interalphabétiques", je me garderai d'annoncer quoi que ce soit pour ce blog.
Petit clin d’œil, je vous propose cet extrait :
"L’interférence désigne la rencontre de phénomènes qui interagissent pour se modifier, se renforcer ou se contrarier. C’est sur le mode de l’interférence que les discours, images et pratiques d’une société entrent en interaction pour former ce que l’on appelle « la culture ». En effet, si les productions culturelles se définissent par elles-mêmes et déterminent leurs propres lois, elles sont aussi le produit de représentations issues d’autres domaines de la vie sociale." ( La suite et plus ici. )

Portez-vous bien.


lundi 14 décembre 2015

42 Kyrielle et le quotidien

Les mots 


-Tu te souviens de Kyrielle ?
-Bien sûr ! Kyrielle était une clown funambule.

Et les deux amis d’évoquer le numéro lumineux de l’artiste qui jouait en suspension avec le mystère. Les ombres passaient, disparaissaient.
Nuages flottants, fils invisibles, un festival visuel…sans un mot.
Rencontre en altitude de l’humour et de la poésie.

Dire qu’ils s’y étaient rendus à l’improviste.
Sourires.

- Ah oui, c’était drôlement bien.
- J’ai appris qu’elle a mis fin à ses jours. Incroyable.
- Putain, elle s’est flinguée ?
- Hélas.

Et sans un mot.

Elle qui aspirait à un ailleurs délesté des pesanteurs, tourné vers le rêve, léger…
On ne sait ce qui l’a rattrapée. 
Mais le quotidien âpre et cruel l’a happée.


dimanche 13 décembre 2015

Etoile

Pour clore cette petite séquence musicale.



Evening Star 
  ***
Robert Fripp
Brian Eno
1975 
avec une pensée pour William Turner...

samedi 12 décembre 2015

Petite précision

Je ne sais trop si  les lecteurs atterrissant ici ont tenté l'opération, mais il se trouve que - par le biais du formulaire de contact disponible dans la colonne de droite de la page - des échanges plus restreints sont possibles.
A priori cela a été fort peu utilisé mais j'ai pu constater en une occasion quelques problèmes avec ce formulaire, car il a bien été testé à deux ou trois reprises ... par quelqu'un qui se reconnaîtra et  à qui j'ai répondu ces derniers jours et aujourd'hui même ! 
Des bizarreries - bien distinctes me semble-t-il du fait que je consulte rarement la boîte où les messages sont acheminés - touchent à l'affichage du message après expédition, avec des délais surprenants.
Exemple : un message de fin octobre apparu le ... 10 décembre ! Un autre daté de janvier 2015... trouvé ces jours-ci.
Je ne sais pas si d'autres utilisateurs de "blogger" l'ont constaté ?
Toujours est-il que j'ai réalisé un "autotest" ces jours-ci et que cela a fonctionné, je me suis écrit d'une boîte à une autre, c'est arrivé en temps et en heure. Tenté un moment par une suppression, j'ai rétabli le formulaire après une courte suspension pendant le test.
De fait, je suis désormais moins négligent et consulte la boîte plus régulièrement. Elle reste toutefois une solution annexe aux échanges principaux menés ici-même.



Peut-être


John Surman
Not Love Perhaps 
1987

vendredi 11 décembre 2015

Autre duo



Painting and dance 
Robert Fripp / Andy Summers
guitares 

1982 
extrait de I advance masked 
album que je possède toujours sous forme de 33 tours 

jeudi 10 décembre 2015

A part of Part

Restons résolument cette semaine sur le parcours musical. 
Sans un mot.



Spiegel in spiegel 
(Mirror in mirror)


mercredi 9 décembre 2015

Dos


Tiré d'un superbe album.
Antonio Placer, chant
Jean-Marie Machado, piano
Republicalma, ce morceau, donne aussi son titre à l'album. 

mardi 8 décembre 2015

Aux fins fonds


Little Red Riding Hood Hit the Road

1974
Robert Wyatt
album Rock Bottom 

(...Un de mes "héros" !)

lundi 7 décembre 2015

41 Dubitatif... Juteuse ?

Les mots 

Déserte.

Dubitatif, il fut pris d’une panique étrange. 
Comme s’il était mort et que personne ne l’avait prévenu.
La solitude, pourtant sa seule compagne durant tant et tant d’années, était l'étoile qui  semblait elle aussi lui avoir lâché la main.
L’obscurité s’épaississait autour de lui, se tassait dans son nez, sa bouche, ses oreilles.
La suie de son enfance… 
Il avait déjà connu la peur, bien des fois, mais une peur de freluquet, autre que celle qui lentement l’anesthésiait. Une peur de vieil enfant, incontrôlable, impossible à guérir, une hydre qui ne serait jamais domptée…
Une réaction chimique due à un mélange complexe d’émotions fit naître au bord de ses yeux une larme.
Elle descendit le réseau sinueux des rides de sa joue jusqu'au coin de sa bouche. 
Puis de ses lèvres à son menton.
Pour une fois son cœur irresponsable et détaché lui servait à autre chose qu’à pomper du sang.

Il se leva sans peine, marcha vers la plage, traversa la bande de sable gris humide, juteuse et s’enfonça jusqu'à la taille dans les eaux noires.

samedi 5 décembre 2015

lundi 30 novembre 2015

40 Woodstock, crotte !

Les mots



La Révolution d'un Spectre est le titre du septième album de Jean-Vincent Bernard, alias JVB, qui marque son grand retour après une pause de 6 ans.
Il commence par une surprise de taille avec une reprise de "Woodstock", titre de Joni Mitchell multi-repris depuis bientôt cinquante ans.
L’originalité ici est l’absence d’instruments puisqu'un recours à la technique permet à JVB d’assurer la voix et de jouer des percussions vocales et corporelles.
Le titre suivant est dans la veine du JVB qu’on connaît bien avec « l’amanite xiphoïde » dans lequel il nous raconte les rapports étranges d’un pharmacien avec les omelettes aux champignons sur un air de java.
"Yoyo ( ou des hauts et des bas)" construit sur un rythme syncopé évoque un funambule lassé de l’horizontalité. Cette chanson se poursuit dans une mini-suite avec  « Zut (plus dure sera la chute) » entièrement jouée aux synthétiseurs dans un grand fracas bruitiste, les paroles « minimalistes » consistant en un grand cri d’horreur samplé et répété ad nauseam.
Aux temps glorieux des 33 tours, on aurait dit que la face 1 ou A s’arrêtait là.
On aurait retourné la galette et serait peut-être passé à tout autre chose, tant l’inspiration et l’ambiance gardent une belle unité pour les trois morceaux qui terminent l’album.
L’aventure de l’aventurier – dédicacé à La Palice- est un morceau qui raconte une chasse au trésor étrange sur des rythmes échevelés aux ambiances world music. On note un  pont instrumental très inspiré au sitar.
Une pause avec le très lent morceau suivant « La brune dans la brume » qui raconte en détail ce que ne voit pas un voyeur pris par les conditions météo. Morceau sensuel qui laisse parler l’imagination.
Enfin, avec « Bordel de crotte » JVB retrouve la gouaille moqueuse de ses débuts en nous faisant partager les aventures d’un unijambiste colérique dans un square fréquenté par des chiens aux propriétaires peu scrupuleux au plan de l’hygiène de leurs compagnons.
Sur ce terrain glissant, JVB trousse une mélodie pimpante et conclut son morceau par un chœur d’aboiements de chiens de bon aloi. 

En conclusion, un beau retour pour JVB, l'album de la témérité.  


La pochette :  



samedi 28 novembre 2015

Le silence, presque

Je me permets deux partages. Vous comprendrez bien sûr de quoi il est question. 


Le premier par Florence Trocmé (Le flotoir , Poézibao) dont j'extrais deux paragraphes tirés de ses notes. Il s'y trouve des mots que je pourrais sans peine faire miens. 

Écouter encore  
Besoin aussi d’interroger mes réactions les plus profondes, pas par narcissisme, mais pour essayer de comprendre ce qui se joue dans ces moments-là, ce que cela nous fait en tant qu’êtres humains (car c’est bien de cela qu’il s’agit) d’être confrontés à tout cela, et quand je dis tout, cela veut dire une situation d’une complexité immense, couverte par une avalanche de mots de toutes provenances, parmi lesquels il est si difficile de saisir ce qui est « juste ».  Je ressens le besoin de me mettre un peu à l’écart. Non pas des êtres humains mais encore une fois des mots. Sauf peut-être ceux de lectures choisies. À l’écart des médias, même si certains font très bien leur travail. Et des conversations qui ne servent à rien.  

Mais des mots, cependant 

Pas les mots écrits de manière contemporaine des événements, à chaud, 
sincères certainement, mais toujours à mettre en questions, pour toutes sortes de raisons.  
D’autres mots, que l’on ira chercher parce que, universels, 
ils semblent nous parler de cette situation précise, particulière qui nous affecte 
si profondément.  


* * * 




Le second provient de La Taulière : L'appentis saucier / vous avez le lien dans la colonne ci-contre - MERCI MH ! 

Elle relaie une émission de France-Culture.  
Ici.

Vous avez la possibilité d'y écouter Nordine Baraka (captation dailymotion).

Ce qu'il nous dit est certainement ce dont nous avons aujourd'hui grand besoin. 

Sans doute "un peu plus" que ces drapeaux et hymnes quasi automatisés ou mécaniques associés à une grandiloquence persistante qui finissent par effet de masque par distiller une fâcheuse impression de cahier des charges à remplir parce qu'il faut répondre urgemment, un passage obligé dont le simplisme met vraiment très mal à l'aise le sûrement mauvais Français que je suis

Alors écoutons Nordine. Il dit si bien et simplement que les choses sont beaucoup moins schématiques que le grand cirque ambiant...


lundi 23 novembre 2015

39 Pusillanime voisin.

Les mots


Aujourd'hui, nous faisons un petit tour dans la bibliothèque :









PS/ toutes photos sauf 6 (K) source :
http://www.omerpesquer.info/untitre/


samedi 21 novembre 2015

jeudi 19 novembre 2015

cENT-QUARANTE

Que se comprendre à demi-mot permette de démarrer au quart de tour n’est qu’à moitié sûr, et ce n’est pas couper la poire en deux que de s’en moquer du tiers comme du quart.

140-21

lundi 16 novembre 2015

38 Irrésistible sans les oublis

Les mots 




Assis sur son banc par une brise légère, Léonard s’octroyait une petite pause dans cette vie de fous.
Juste quelques minutes, et après, promis, il irait la rejoindre.
Il voulait en profiter et il se mit à penser au tour inattendu que sa vie venait de prendre. Tellement fortuit, si imprévu.
Et comme il se sentait bien, là, tranquille alors que rien n’était plus comme avant et qu’il en était plus que satisfait. Heureux. 
Un soupir d’aise irrésistible lui vint à l’idée du commencement, de ce jour où il avait fait l’amour avec Adrienne en un bel après-midi d’été. Une rencontre inattendue.
Ils s’étaient croisés près du palais de justice. La nuit avait suivi. Ils étaient si bien tous les deux. Le réveil au petit matin, les premiers pas vers la cuisine. Il revoyait la corbeille de fruits, Gaétane qui épluchait son kiwi puis le découpait en petites lamelles. Elle trempait ensuite ses lèvres dans sa tasse. La théière lui apparut, un modèle japonais en fonte. Rouge. Il sentit que l’émotion montait d’un cran quand il repensa au couloir qui menait à la porte d’entrée de l’appartement. Il faisait frais et, de chaque fenêtre, on pouvait apprécier la lumière. Il se rappelait comment Rosemonde souvent s’y tenait nue, le surprenait, et le conduisait vers la chambre. Et la cafetière fumante des après-midis attendait dans la cuisine, avec sur la table deux tasses pleines à ras bord. C’était déjà une vieille habitude entre lui et Bérengère, rhabillés,  de prendre ce café, après. Les journées s’écoulaient sous le sceau de cette complicité, de leurs jeux et de leurs envies.
Comme une petite musique dont ils connaissaient la partition sans besoin de la consulter. Et que se disaient-ils, au fond ? Rien ou si peu. Se comprenant à demi-mot.
Ainsi Marceline n’évoquait plus jamais son passé difficile avec son lutteur de foire qui répétait -en la prenant pour une nouille- que le bortch aux boulettes de viande n’était pas bon pour les muscles.
Quant à Léonard, ça ne lui traversait même pas l’esprit.
Ils sentaient tous deux, l’un comme l’autre, qu’ils étaient passés à autre chose, qu’ils en étaient à eux. Que ne rien évoquer de leurs vies d’avant faisait partie de la liste des oublis de façon simple et commode, mais aussi presque naturelle. 
Le regard de Léonard se perdit quelques secondes dans un nuage. Décidément il ne regrettait rien.

- Monsieur Léonard, il va faire frais. Il est temps de rentrer maintenant.

dimanche 15 novembre 2015

Presque le silence

Il n'y aura pas de mots. 
Dérisoires et inutiles quels qu'ils soient.

Il y aura plutôt loin de tout tumulte :  


Bill Frisell
album GHOST TOWN (2000)
titre : Ghost Town / Poem for Eva 

vendredi 13 novembre 2015

En voiture S...uzanne !


Suzanne VEGA 
World before Columbus 
(réenregistrée en 2012).

Si ça vous dit, ou vous chante, version originale studio ici

Et pour aller plus loin, 18 minutes en toute simplicité ? 
C'est là : 


mercredi 11 novembre 2015

lundi 9 novembre 2015

37 Bronzer en hurluberlue

Les mots 


Ils s'étaient finalement installés et avaient déplié leurs serviettes sur le sable brûlant pour s'en protéger. Prêts à  
bronzer, et même à méditer ou à somnoler, la tête légèrement soutenue par un petit 
coussin pour éviter les 
douleurs cervicales. Inspirés, ils avaient préféré déserter la terrasse de 
l'estaminet où lon trinquait à la 
fraternité et à la 
Grèce dans une sorte d'insouciance 
hurluberlue. 

samedi 7 novembre 2015

En voiture Simone !


Un bel album dont je vous propose le troisième morceau Marceline.

Marcel et Solange sont : 

Gabriel LEMAIRE : saxophone alto, composition
Valentin CECCALDI : violoncelle
Florian SATCHE : batterie
Samuel BLASER : trombone

vendredi 6 novembre 2015

Un coeur plein de pavés


 

version originale 


Adaptation
Double ration de pavés !


jeudi 5 novembre 2015

Expecting the unexpected

Les aventures d'une funambule, une possible tentative de meurtre, un roman photo inspiré d’une vieille série TV, un peu de musique (non ne partez pas !), un « sonnet de luxe », l'histoire d'un certain Léonard, un truc sur la peur, une histoire de rivalité, des vacanciers qui bullent, un esprit monologuant qui monologue, un tour en bibliothèque, un moment avec Sherlock Holmes lui-même sans oublier trois ou quatre incongruités du genre billevesée, baliverne ou même coquecigrue. Mais, j’ai vérifié, pas de raton laveur.

Mais qu’est-ce que ce bric-à-brac forcément hétéroclite ?
C’est fort simple.  
Bon prince, bonne pâte, ou encore complètement inconséquent, si ce n'est vil publicitaire, en listant ce capharnaüm, je ne fais que donner quelques vagues indices, petites indiscrétions sur ce que balaieront les "fameux" interalphabétiques qui occupent les « devants » de ce blog  (à la place de devants lire lundis) depuis mars et iront à leur terme fin février.

J’en parle d’autant plus à l’aise que j’ai profité de la deuxième quinzaine d’octobre pour en terminer l’écriture. J'ai pris de l'avance si l'on peut dire, et cela n'a aucune importance dans la manière de jouer la contrainte. Du coup, fini, rédigé et programmé.
Il sera temps de passer à autre chose. 

mardi 3 novembre 2015

Partage de lignes 3

+ Merci à Tdf.

lundi 2 novembre 2015

36 Utérin et autodidacte

Les mots 




Il était une fois une bande de sept amis liés indéfectiblement.
Ils avaient grandi dans le même quartier.
Aujourd’hui ils travaillaient ensemble.
Ils formaient une petite troupe théâtrale qu’ils avaient baptisée « Les bottes de 7 lieues »
Ils s’arrangeaient pour jouer toujours tous les sept.
Ils s'étaient dotés de noms de scène surprenants.
Gilles Martin était devenu Hégésippe Utérin, Radegonde Vin était la nouvelle identité de Sophie Leibovitch, Volcide Wisigoth celle de Radouane Azouzi,  Julie Frantz avait pris le nom d’Arseline Xylophone, Hilarion Yourte était dorénavant le pseudonyme de Marc Broustaing, Palmyre Zozo celui de Paule Victorini, et enfin Eusèbe Autodidacte avait été adopté par Evariste Mortier.   

Un jour ils reçurent une proposition.
Une pièce qui se présentait comme un conte théâtral dont le nombre de personnages allait les contraindre à se séparer s’ils l’acceptaient. 
Ils refusèrent.
On n’en sut pas plus.
Ils poursuivirent leur bonhomme de chemin.
Qui sait, s'ils avaient insisté, une belle occasion s’était peut-être envolée de créer de futurs classiques comme Les Sept Mousquetaires, ou la Septième Roue du Carrosse, les Sept Filles du Docteur March, ou encore Sept semaines en ballon, et même Sept personnages en quête d’auteur.
Peu importe.

Finalement, il n’y eut pas de laissé pour conte.

mercredi 28 octobre 2015

Music has many faces

Quelques réjouissances sonores sont en cours et d'autres probables sont prévues.
Une playlist, sorte de pendant à la Pile à lire ...



Monolithes 
est un jeune groupe nantais prometteur à encourager, il faut les écouter ! (ici)
je vous recommande Détours I. II.III
Compos aux climats changeants, c'est excellent.

Killing Spree 
est mené par Mathieu Metzger, un album très électronico-électrique,
disons aussi roboratif que décalé et qui nettoie bien les oreilles. 

Petite Moutarde 
regroupe des musiciens que je connais bien par ailleurs :
Théo Ceccaldi violon, Ivan Gelugne contrebasse,
Florian Satché batterie et...Alexandra Grimal saxophones.
Un régal. Un aperçu sonore ici.


Le quatuor Machaut 
mené par Quentin Biardiau propose, 4 saxophones à l'appui, 
un superbe album, intense, granuleux et éthéré, et je cite 
« Qui n’a pas assisté à l’enregistrement nocturne de la Messe de Nostre Dame 
par le Quatuor Machaut dans l’abbaye de Noirlac ne sait pas 
que le son est une matière palpable, qu’il vous touche physiquement, 
que vous pouvez le prendre entre vos doigts. Vous pouvez presque le voir. »
(Diane Gastelu, Citizen Jazz )

Matthieu Donarier trio
reprend là  les choses laissées il y a quelques années, les emmène plus loin, 
c'est acoustique souvent, chambriste parfois, subtilement joué et composé - toujours.   

Chergui / DiDomenico & Grimal
J'en dirai plus sous peu, mais bon il y a Alexandra Grimal, donc... ! 

Quatuor IXI (album "Temps suspendus") 
Pareil pour eux, à suivre, même si je connais bien les violoneux Huby et Roy,  
que je sais suffisamment aventureux pour leur faire confiance ! 



Deux photos pour terminer sur Joni Mitchell, 
un coffret - emprunté à la médiathèque - prenant la forme d'un livre 
où sont compilées ses chansons incontournables avec une entrée thématique. 
Ces regroupements sont toujours discutables du point de vue du choix, 
de la réorganisation, de l'analyse parce qu'ils me semblent figer les choses
mais le mérite est de proposer une entrée pour qui ne connaîtrait pas et 
-hum hum pour qui connaît ! - l'envie de retourner 
aux albums originaux, car il n'y a rien de mieux ! 

lundi 26 octobre 2015

35 Nonobstant ce tropisme

Les mots 



Il se rappelait que nonobstant un emploi du temps serré, il avait accepté son invitation.
Son regard balayait maintenant la pièce pendant qu’elle préparait le plateau, la bouteille et les verres.
Rien d’ostentatoire dans cet  appartement et cela lui plaisait. 
Sur un côté, il remarqua, clin d’œil imprévu, une photo.


Vacances probablement, car il reconnut l’îlot Punaise, très caractéristique, du côté de Saint-Vincent.
Les souvenirs émus affluèrent.

Il se sentait bien. Il appréciait ce moment comme la quintessence du bien-être, du confort. 
Ah, comme il regrettait -se moquant de lui-même- de s’être inutilement rongé les sangs et les ongles avant de se décider à dire oui à l’invitation qu’elle lui avait lancée, huit jours auparavant.

Son tour était venu maintenant, il était prêt à l’emmener à la fin du mois au concert du Jasper String Quartet.   
Il savait qu’il réussirait à la convaincre, il avait fourbi ses armes.
Il en était sûr s’il évoquait le tropisme du concert à quelqu'un ayant visité les Caraïbes. 
La sonnerie retentirait, les trois coups.


Il se réveilla en sursaut. 

samedi 24 octobre 2015

CENT QUARANTe

Lorsqu’une tarte tatin finit par terre du mauvais côté, imitant un cri de tartine confiturée, on peut penser malchance, maladresse mais  peut-on la rebaptiser tinta ? 
140-18

Lorsqu’une tarte tatin, ainsi baptisée en hommage aux sœurs du même nom, finit par terre du « mauvais côté » est-ce aussi un hommage quoique discret à la réversibilité ?
140-19

Lorsqu’une tarte tatin dont l’origine tient à une étourderie finit par terre du « mauvais côté », il est rare qu’on pense illico qu’un exemple de sérendipité est au sol.
140-20


vendredi 23 octobre 2015

CENT QUARANtE

Cette série intermittente, aussi sporadique que discontinue, est toujours en cours et se poursuit par une petite variation en cinq actes.
En voici deux. 



Lorsqu’une tarte tatin, ainsi baptisée en hommage aux sœurs du même nom, finit par terre du « mauvais côté » est-on absolument sûr finalement que c’est le mauvais côté ?
140-16


Lorsqu’une tarte tatin finit par terre du mauvais côté, imitant malencontreusement la tartine et la confiture, doit-on penser malchance ou juste retour des choses ?
140-17

mardi 20 octobre 2015

34 bis Grave sans mouton

DROIT DE REPONSE

A la rédaction en chef 

Sous le prétexte grave sur le plan de l’honnêteté intellectuelle que le genre humain n’en finirait pas d’étonner par ses comportements, vous semblez dans votre article mettre en doute et qualifier d’irréelle la vision des gendarmes cet après-midi là.
Je puis vous assurer que j’étais bien en rollers et en jupette lorsque la maréchaussée m’a rattrapé. Et en effet en peignoir, car il faisait un peu frais et qu’une banquette de voiture arrière c’est pas facile à enfiler.
Je m’insurge donc contre le terme d’énergumène dont je suis affublé, puisque je vous le répète je portais un peignoir.
Le krach dont il est fait mention est pure invention puisque je ne renfloue absolument aucune banque. Je puis vous concéder tout au plus qu’il fut pétrolier puisque je fus à court de carburant, faute à ces bandes de demeurés à Tourcoing.
Enfin, mes propos ne furent nullement confus, sans doute la maréchaussée était-elle gênée ou même assourdie par le bruit des poids lourds passant tout près à une cadence infernale.  
Mes gestes sans paroles ont donc été interprétés à charge et jugés irresponsables alors que je voulais vraiment aller à Lourdes pour faire un brin de toilette.
Par ailleurs j’ai 29 ans.
Je livre tout ceci à votre réflexion, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité dans cette affaire, et d’ailleurs je vous laisse car l’infirmier arrive, son air est peu engageant, il m’a dans le collimateur, sans doute préfère-t-il les moutons.

Mais de là à ce que je lui en dessine…

lundi 19 octobre 2015

34 Grave sans mouton

Les mots :


FAIT DIVERS

Grave ?  
On n’en a pas fini avec l’exploration des comportements du genre humain. 
Jugez plutôt.
Quelle n’a pas été la surprise des gendarmes patrouillant un après-midi sur l’A10 quand ils ont fait la découverte irréelle d’un homme en jupette, déambulant à rollers et en peignoir sur la bande d’arrêt d’urgence à hauteur de la commune de Mer.
L’énergumène a expliqué ce krach par une dispute avec sa famille à Tourcoing qui a mal tourné et qui a entraîné son départ pour Lourdes en voiture.
Tombé en panne d’essence, il avait décidé de continuer à roulettes tout en faisant du stop.
Les propos confus de cet homme de 27 ans, au comportement jugé irresponsable par les gendarmes, lui ont valu d’être transporté au centre hospitalier le plus proche.
Et dire qu’il y a des livres où l’on demande de dessiner un mouton ...

Est-ce bien nécessaire ?




(c) d'après une brève trouvée en ligne...

vendredi 16 octobre 2015

Partage de lignes 2




(c) Philippe Leuckx, L’Effeuillement des choses vers les confins
Merci à Terres de Femmes Angèle Paoli

EDIT du 17 octobre post commentaire 1
"lumière / ombre - pile face..." 




mercredi 14 octobre 2015

Déconcentration déconcertante




Immobile. 
Mais pas inactif, pourtant. 
Jambes allongées. 
Je me sers de mes mains qui sont bien à leur place, au bout des mes bras. Les sensations sont bonnes. Toutefois … 
Ne pas oublier de vérifier que chaque main est avec son bras.
Poursuivons.
Mon cerveau est actif, je vous remercie de m’accorder ce crédit.
Peut-être même suis-je concentré.
Suis-je pour autant dans la réalité ?
Dit autrement, dois-je en croire mes yeux ?
Le devrais-je au point que les bras m’en tombent et que mon histoire de mains tombe à l’eau…
Pourtant c ’est comme si j’étais là sans y être.
Comme si j’étais ailleurs. Un peu comme lui, tiens ou elle. Eux.
Faut-il cependant que je me fasse à cette idée, que je l’accepte d’un hochement de  tête, au risque de perdre le fil.
M’exposer alors à manquer un signe et compromettre ou, pire, rater cette rencontre qui ne manque pas de caractère, ce  moment si beau sans paroles. Ou plutôt si, mais muettes.
Bon. Cela suffit. 
Se reprendre. Rien de grave.
Je lis.

lundi 12 octobre 2015

33 Le zoulou au foulard

Les mots 


Chère madame, les différents éléments d’observation de mon enquête sont les suivants :

A 16h44 mardi 8
Le zoulou était un sacré loulou, un filou du rififi, complètement fou.
A 19h11 mardi 8 toujours , un témoin me confirme que
« C’était un ex-coucou reconverti en troubadour de la roucoulade, coucouroucou, il servait sans jérémiades son hebdomadaire aubade et ses galéjades à la marmelade à une pintade de balustrade, avant de s’enfuir en cavalcade pour échapper aux fusillades. »
Midi mercredi 9  
Il n’en est resté que nib, encore moins que des bribes, tel que l’a consigné le scribe dessiné par Gotlib.
23h45 mercredi 9 (in dossier confidentiel) :  
Ce coquin en a profité pour raconter sa triste fin, dans un coin plein d’aigrefins restreint à coups de vilebrequins par un vil requin peu taquin.    
7h00 jeudi 10
Une mouche en remit une couche en se révélant peu farouche sous la douche, ce qui fut jugé louche.
11h00 jeudi 10
L’errance du zoulou se déroula dans l’ignorance, sans la moindre espérance d’un retour, ce qui valut des remontrances.
15h15 vendredi 11
Se sentant faiblard, aperçu le cou  enroulé dans un foulard sur le boulevard avec une visible envie de sauciflard en pantouflard.


Ma conclusion : chère madame, votre chien ne se drogue pas.
Ci-joint quelques photos et ma facture.
Didier Nessuno
Agence  SOARES
Enquêtes privées




samedi 10 octobre 2015

L'art du trio


Brad Mehldau piano
Larry Grenadier contrebasse
Jeff Ballard batterie

Dream Sketch
(extrait du somptueux ODE - 2012)

Si ces trois-là passent dans mon secteur, j'y cours !

* * 
Mise à jour  de 17:55 
Un bonus "solo" suite à la recommandation de Colo, 
et même si Mehldau l'a joué en duo avec Joshua Redman...




mercredi 7 octobre 2015

32 bis The Wishbone effect



Due to popular demand 

En dépit d’une apparence calme et austère, intérieurement, Malcolm Wishbone éprouvait une profonde satisfaction. 
Et rien ne pouvait l’ébranler.

Pas même de savoir que le Service l’avait finalement repéré.
Ou d'être parfaitement conscient qu'il se trouvait désormais très exposé et qu'il ne pourrait se soustraire à la seconde disposition additionnelle du règlement.  

Il n’ignorait pas davantage que Hugh Palmer et Bradford Lewis voulaient sa peau.
Il n’avait cure de ne pas connaître la signification de  « ISK ».
En revanche il se frottait mentalement les mains à la pensée de ce pauvre Lawrence Jones quand celui-ci découvrirait à l’étage au-dessus que les documents transmis étaient bidons.

Malcolm était à un tel point de jubilation qu’il devait se maîtriser pour ne pas sauter au plafond à tue-tête.
Heureusement, l’interrogatoire musclé qu’il subissait depuis quinze minutes l’aidait à se contenir.

Mais rien, absolument rien ne pouvait l’ébranler.
Il était prêt à affronter toutes les mesures de rétorsion. 
Plus rien ne comptait.

Son contact lui avait offert sa soutane.

lundi 5 octobre 2015

32 Avec soutane mais sans youpi

Les mots 



Hugh Palmer travaillait dans le service de Bradford Lewis. 
Il se mit à lui parler à voix basse.
-Il rencontre secrètement des agents de l’ISK. J’ai des photos.

Palmer les sortit d’une enveloppe et les étala devant Lewis. Sur l’une d’elles on remarquait l’étrange accoutrement d’un des interlocuteurs du fameux « il » : une soutane.

Palmer poursuivit :
-         J’ai constaté la disparition de documents, je le soupçonne d’en transmettre régulièrement.
-         Comment l’avez-vous découvert ?
-         J’étais sorti tôt du ministère, à cause d’un rendez-vous annulé, il y a environ trois semaines… Je l’ai surpris dans un café du centre, ils se voient deux fois par semaine. J’ai mené l’enquête.

Il sortit de sa poche un ustensile de la taille d’un paquet de cigarettes en précisant "pour les photos".

-         J’ai du mal à y croire, un café cela manque de discrétion, non ? reprit Lewis. Si ce que vous dîtes est la vérité , cela met en péril toute l’opération et même tout le service.

Un silence s'installa. 
Qui aurait pu penser cela de Malcolm Wishbone ? Insidieusement la même pensée xylophage s’était mise à les ronger, surtout s’ils décidaient de ne pas en parler à l’étage au-dessus, où se trouvait le bureau de Lawrence Jones, leur supérieur immédiat.
-         Que faisons-nous de la disposition additionnelle ?

A l’évocation de l’article 5 de la seconde Disposition additionnelle du Règlement, aucun ne s’exclama « youpi ! ». Cette joie contenue était la marque de fabrique du service réputé pour son extrême discrétion.

vendredi 2 octobre 2015

... mais jamais entendu ? !


Déjà Vu

une magnifique version du standard de Crosby Stills Nash
par CPR
avec David Crosby,  ac gtr
Jeff Pevar, elec gtr
James Raymond, keys
+
Steve Distanislao - drums 
Andrew Ford - bass