lundi 30 mars 2015

5 La latitude de la ratatouille

Mots :     

Parti sous d’autres latitudes, il avait dû accepter l’offre. 
Contraint, forcé, preuve s’il en est que la société traitait ses  « collaborateurs » comme des marionnettes. Au mieux.
Une sale habitude devenue une seconde nature. En réalité, une stratégie.
Alors... 
A la fois soumis et démis. 
Regard perché sur l'horizon. Soupirs et brindilles.
Rendre son tablier ? Inconséquence, voyons !
Et comme des détours de la pensée, ces frivolités qui allaient et venaient.
Allait-il supporter longtemps la cuisine à l’huile d’olive ?
Et il repensait au vol des papillons dans les champs qui bordaient son quartier natal.
Ironie. Seule la sacro-sainte ratatouille familiale ne lui manquait pas.  

vendredi 27 mars 2015

Alexandra


J'aime beaucoup Alexandra Grimal.
Très beau morceau :
Desert Flower

Ici, avec
Alexandra Grimal tenor saxophone
Vasilis Rakopoulos Guitar
Joe Quitzke drums
Marc Buronfosse Bass

mercredi 25 mars 2015

CENT-QUARaNTE

Transports en commun. Tram. Trajet aller, trajet retour. Des passagers dégainent leurs livres. Bons moments. Décidément, une belle journée !

lundi 23 mars 2015

4 Elocution en kapok

mots :


Mon élocution restait à parfaire, ultime petit problème à régler.
Au début, je me faisais l’effet d’un farfadet perdu dans une galaxie inconnue.
Les hebdos avaient parlé de cette nouvelle langue « universelle » destinée à remplacer l’esperanto. Aujourd'hui, j’étais en passe de surmonter l'épreuve, de remporter le défi. 
J'y étais presque, j'allais parvenir à faire reculer mon ignorance. 
Bientôt je réussirai à parler couramment le kapok.

dimanche 22 mars 2015

Trois-cent-soixante-six

Rencontrant quelques problèmes techniques, pour simplifier, je rapatrie les "Interalphabétiques" dans le blog principal.
Je reprends le fil où j'ai commencé à partir du 2 mars puis 9 mars, 16 mars et demain 23 mars.
Parution du billet chaque lundi pour les 7 mots de la semaine.
Catégorie : jeu
La contrainte "à ma sauce et à mon rythme" : les 7 mots de la semaine en un "texte" et dans l'ordre.
Détails du jeu : ici.

Tous les mots dans ce nuage ! 




samedi 21 mars 2015

Le ciel mode d'emploi


L'astéroïde numéro 2817, découvert en 1982, porte le nom de Perec.




jeudi 19 mars 2015

Un trio



                                                       Keith Jarrett, Charlie Haden & Paul Motian - Take Me Back

mardi 17 mars 2015

CENT-QUArANTE

S’il n’a rien à raconter, c’est un abrégé d’histoires ? S’il ne sait pas lire, c’est un abrégé de lettres ? C’est un peu court jeune homme !

(140-13)

lundi 16 mars 2015

3 Xanthome du demiurge

Les mots : 




Cause xanthome, yakuza autrefois au zénith cherche complice affolant pour barboter sacs à mains et valises de billets si affinités. Garanti sans catastrophe. 
 Démiurge s’abstenir.

vendredi 13 mars 2015

Quelle chanson... !


La matinée se lève
Toi debout, il est temps

Attends encore, attends
J'ai pas fini mon rêve

Le soleil nous inonde
Regarde-moi ce bleu

Attends encore un peu
Je refaisais le monde

Lève-toi donc, respire
Quel printemps nous avons

J'efface mille avions
Une guerre, un empire

Faut labourer la terre
Et tirer l'eau du puits

Changer la vie et puis
Abolir la misère

Regarde l'alouette
Il est midi sonné

Le monde abandonné
Je le donne au poète

Allons, viens dans les vignes
Le soleil est très haut

Le monde sera beau
Je l'affirme, je signe

Le monde sera beau

Je l'affirme, je signe



Henri Gougaud texte 
Jean Ferrat musique et chant
Christine Sèvres chant 

jeudi 12 mars 2015

Escadrille 4/4

Fin du mini-projet déjà présenté début février.

atterrissage long courrier


Il fallait que

je retire cet argent avant qu’
il disparaisse, victime d’une créance en attente. Avant que
j’aie eu le temps de dire ouf,
il y aurait quelqu’un pour se pencher sur mon cas, et
je n’étais pas sûr d’être présumé innocent, même si
je trouvais un avocat très compétent pour me défendre.
Elle ne m’abandonna pas avant que
je sois sur le trottoir, et au moment où
je m’installai au volant,
je constatai qu’
elle me surveillait depuis la grande fenêtre, comme pour s’assurer que
je ne restais pas là, trente-six ans trop tard, à attendre le retour d’un éventuel cavalier éconduit en 1957.
J’avais l’intention d’aller la trouver en personne, sur son terrain cette fois. Mardi matin, de bonne heure,
je pris la voiture en direction de Halhjem, avec NRK Hordaland sur l’autoradio et pas grand-chose
d’ébouriffant non plus dans la cervelle. Quand le bac finit par se traîner dans le petit détroit,
j’étais pratiquement endormi. Au moment de quitter le commissariat, une seule chose m’intriguait : pourquoi
chaque fois que quelqu’un était persuadé qu’
il y avait une explication naturelle à toute cette histoire,
j’avançais un peu plus dans la conviction que ce n’était pas le cas ?
J’en fus profondément blessé,
j’en eus les larmes aux yeux pendant tout le trajet retour.
Il ressemblait à un grand point d’interrogation quand
je partis, et
je ne fis aucune tentative pour le redresser.
Je la raccompagnai dehors, et
nous nous fîmes des adieux rapides sur les marches,
elle pour prendre l’ascenseur vers la réception du quatrième, moi dans l’espoir d’arriver au Palais de justice
pour entendre le verdict dans l’affaire que Berit Breheim avait plaidée pour Terje Nielsen.
Je devais être en petite forme, ou bien
il y avait beaucoup trop de choses qui tournicotaient dans mon crâne. Maintenant
il ne manquerait plus que ce soit Garrido qui arrive dans le canot. Mais avant d’aller au lit,
j’avais consulté l’annuaire et trouvé l’adresse personnelle  de Kare Brodahl. Quoi qu’
il en soit même le chapelier Georges n’aurait pas été fier du résultat que
j’avais à proposer. Pour une raison inconnue,
j’avais l’impression de ne pas avoir terminé mon travail là-bas. Mais tandis que
je roulais vers Morvik,
je ne pus me défaire de l’idée que c’était un curieux moment pour refaire surface, quel que soit l’endroit où
ils étaient allés entre temps.


lundi 9 mars 2015

In the mood - 2


1973 Traffic
"Tragic magic"




dedicated to S.

2 Quart de walkyrie

Les mots: 







En un quart d’heure, la poussière retomba et la ville fantôme retrouva un calme étrange. 

Apparu dans le lointain, quelqu'un avançait, un homme, visage fermé, qui ne parut pas remarquer le mendiant assis à même le sol contre l’abreuvoir.

Il le dépassa.
Il ressemblait fort à un rastaquouère de la pire espèce, un malfrat animé et armé d'intentions sans équivoque.

Pourtant, il se détendit et se défit peu à peu de l’air sardonique qu’on pouvait lire sur son expression.
Qu'un tel prodige s'accomplisse était fort mystérieux.
Vaincu peut-être ou -mieux- conquis, il changea définitivement d'air.

Comme s'il avait été happé par la tendresse de la mélodie lancinante qui emplissait l'espace, apparemment surgie de nulle part.  

Dans le saloon rassuré, les hypothèses sur ce changement brutal allaient bon train : 
- avec l'ukulélé, le vagabond, sans cheval et sans walkyrie.

vendredi 6 mars 2015

Pour Sacrip'Anne et ceux qui veulent !!!

Dans la catégorie des blogamis qui vous veulent du bien, et donc vous taguent, vous avez donc l'excellentissime Sacrip'Anne (voir colonne Interactions à droite) qui réveille ces jours-ci la galerie avec un questionnaire dont je me suis emparé, vu que c'était demandé gentiment.

Voici le fruit des cogitations augmenté d'un panachage de questions/réponses plus anciennes, car il me semblait bien - au moins partiellement- avoir répondu à des trucs de ce genre, en dehors notamment des excellents questionnaires du camarade Obni (voir colonne etc..°. )

Chez Sacrip'Anne vous aurez le protocole complet du jeu si ça vous chante, car de mon côté j'ai un peu trié...Enfin, pour l'auto-tag, chacun est libre de se tirer une balle dans le pied, mais faites gaffe en nettoyant votre canne à pêche et  puis de toutes façons, je ne veux de bien à personne ;-)


 IOnze choses que vous ne savez pas –peut-être pas- de moi.

1.        Quand je pense à onze choses que vous ne savez pas de moi, je pense à celles que je ne connais pas de vous bien sûr mais aussi à celles que j’ignore à mon sujet. On est peu de choses.

2.        A mon poignet gauche, une montre à aiguilles. Sans trotteuse, avec graduations, sans chiffres.  Je porte aussi des lunettes mais là c’est pour les deux yeux. C’est plus pratique surtout en étant né en 1960.

3.        Je n’ai jamais apprécié Louis de Funès que j’ai toujours trouvé sinistre.

4.        Je suis très attaché à une certaine indépendance d’esprit et de pensée. Et si j’ai parfois une étiquette de « décalé » elle peut être plus ou moins justifiée et …décollée.

5.        Ces derniers mois, après des années « court », j’ai les cheveux assez longs,. Ils bouclent.

6.        J’aime manipuler les concepts avec le plus grand sérieux, pour rire. J’ai ainsi une collection de boules à neige conceptuelle, à la fois hommage aux Monty Python et mini-musée des arts modestes. Choisies ou offertes avec soin !

7.        Je suis patient en toutes circonstances, et, si je ne compte jamais mon temps, je ne suis jamais en retard. D’ailleurs je ne m’attends jamais.

8.        J’adore les macarons à la pistache que confectionne notre benjamine, il se trouve que je suis bien le seul dans la famille à aimer la pistache. Et, puisque je suis dans les plaisirs simples, j’aime bien aller acheter le pain.

9.        Je suis un « fan » irrémédiable de la série britannique Le Prisonnier. Un choc et un événement. Inoubliable.

10.     J’ai une approche très analytique et synthétique des choses, je devrais plus me laisser aller. Cela me confère également une réputation de dangereux intellectuel auprès de certains, mais –honnêtement- je les emmerde.

11.     Tout ça ne m’empêche pas d’aimer profondément la poésie.

12.     Nos trois filles ont dans l’ordre de naissance des prénoms qui se suivent dans l’ordre alphabétique : F G H.

13.     J’essaie toujours de ne pas faire de progrès, même si je m’aperçois que ce n’est pas toujours facile. Comme compter jusqu’à 11 par exemple.


 II. Un panaché de questions auxquelles j’avais répondu au fil des ans…

Quand avez-vous écouté une chanson de Jeanne Mas pour la dernière fois ?
Ah tiens je vois qu’on démarre direct dans la salle de tortures.
Heu…à mon corps défendant évidemment, années 80, je pense.

Avez-vous déjà embrassé vos voisins ? Qui ? Pourquoi ? Ont-ils mauvaise haleine ? Développez.
Si j’en reste à la stricte acception du terme voisin (maisons d’à côté), c’est non.
Mais il y certainement des situations, au sens large cette fois, où j’aurais aimé embrasser ma voisine !
Et d’ailleurs je l’ai fait !

Votre lieu de villégiature favori ? Développez.
Ailleurs, principalement. Avec du calme, de la nature, dont la mer et les rochers surtout.

Vous découvrez que Nadine Morano est la sœur qu'on vous a toujours cachée. Que faites-vous ?
Putain, je croyais être sorti de la salle de tortures…
Je commence par vérifier minutieusement le dossier. Au plan de la relation, qui suppose qu’on ne s’est jamais rencontrés, je considère toutefois la nouvelle info comme nulle et non avenue, et je fais tout pour que rien ne change, en espérant cordialement qu’elle soit battue aux élections.

Votre rêve le plus fou ?
Profiter du temps librement pour échapper à celui que la société dans sa grande bonté nous impose.

Combien de doigts ?
(Un instant je vérifie). Alors dix. Je profite pour remercier de cette question qui m’a permis de mettre à jour mes données, il y a un sacré moment que je n’avais pas recompté mes doigts.

3 trucs que tu aimes depuis toujours
Lire, manger des fruits, rire.

3 trucs que tu détestes depuis toujours
Avaler des couleuvres,
Ne pas faire ce qu’on a dit,  et
… je vérifie… oui, c’est bon, …Nadine Morano.

Ce que tu vois par ta fenêtre 
Au moment où j’écris cela : les arbres du jardin et plus loin les champs de l’autre côté du chemin.

As tu déjà rencontré en vrai quelqu’un dont tu suivais le blog ?
Oui.

Ton premier album musique ?
un 33 tours avec les grands titres de Nougaro des années 60.

As-tu eu la fève cette année ?         
Invariablement, je n’ai pas la fève mais j’ai l’année, c’est plus sûr.

Aimez-vous Brahms ?
Oui, mais la musique de Brahms, pas le film (en plus c’est même pas lui qui a filmé, pfff).

With or without you ?
Alors là c’est without me, je n’ai jamais supporté la grande messe/ mélasse de ce groupe.

Do You Want to Know a Secret ?
Pas plus que ça, et cette question d’abord, qu’est-ce que c’est que cette question ?
Je préfère l’approche : « je vais te dire un secret ». Direct.

Pourquoi pas nous ?
C’est bien là le problème. Et eux pensent la même chose.

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
Pas moi, je ne supporte pas le mélange animation et humain. J’aime pas les dessins animés.

Et la tendresse, bordel ?
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il est tout-à-fait possible à mon avis d’avoir de la tendresse au bordel. Mais je ne suis pas sûr d’avoir compris la question.

Qui a peur de Virginia Woolf ?
Pas moi, et puis ce que je saisis mal, c’est qu’on n’ait toujours pas la réponse depuis maintenant 50 ans. Personne ne se dénonce : y a un loup. !

"Où est la maison de mon ami ?"
J’aime bien cette question parce qu’elle présuppose qu’on a des amis. C’est vraiment bien. Sinon, « un peu partout » pour la réponse, vu le nombre d’amis.

.
III. Créez onze nouvelles questions

  1. Etes-vous prêt ?
  2. Quel disque récemment écouté et découvert vous a plu ?
  3. Sachant que la question précédente était la question d’avant, quel est le numéro de cette question qui précède habilement celle qui la suit ?
  4. Avez-vous une bonne mémoire et cela vous conduit-il à la rancune ?
  5. Quelle sera la prochaine question ?
  6. Y a-t-il une de vos habitudes qui vous pèse dont vous n’arrivez pas à vous défaire ?
  7. Pensez-vous, au plus profond de vous-même, au fil des diverses expériences de votre vie, dans les situations que vous avez vécues que ce soit par hasard ou délibérément, ainsi que dans les rencontres intéressantes, inintéressantes, occasionnelles ou régulières, ou encore dans les occasions manquées, les erreurs de parcours, les accords ou les refus, mais sans pour autant réinterroger dans une quête existentielle qui serait trop longue à exposer ici  votre parcours personnel, qu’une question ne doit pas être plus longue que la réponse ? 
  8. Y a-t-il une habitude qui ne vous pèse pas dont vous ne souhaitez absolument pas vous défaire ?
  9. Vous souvenez-vous de la question 2 ? 
  10. Quelles seraient vos trois réformes prioritaires si vous étiez un « vrai » président de la République ?
  11. Avez-vous répondu aux questions dans l’ordre ? Sinon par laquelle avez-vous terminé ?


jeudi 5 mars 2015

Quatre boules de jazz

Sur TERRES DE FEMMES (voir le lien dans la colonne Interactions) un site inépuisable qui met en lumière inlassablement le beau, je vous recommande en date du 4 mars Yves Charnet qui parle de son ami Nougaro et d'un rendez-vous d'avril qui n'a jamais eu lieu.
Et j'en ai extrait vers la fin du texte ces quelques lignes bouleversantes.

Peut-être que j’écris ce journal à contretemps pour combler un manque. 
Le manque de notre rendez-vous d’avril. 
Le deuil fut ponctuel. Au printemps 2004. Ça s’appelle la poésie. 
Ces rendez-vous avec le manque. Il y a des printemps comme ça. Des trous à la place du temps. On tombe dedans. Comme dans une sorte de petite tombe. On met longtemps pour remonter à la surface. À l’air libre. Il m’aura fallu dix ans. Pour surmonter la mort de mon ami. 
J’écris ce livre comme un rendez-vous. Rendez-vous avec Nougaro. J’aimais noter ça. Dans mon agenda. C’étaient des jours de fête. Des jours de chance. Il y a cette fusée, quelque part, de Desnos. « La poésie comme un rendez-vous avec la vie. » Ça ferait un beau titre pour ce livre. Rendez-vous avec Nougaro. Il y aurait encore mieux. Le Rendez-vous d’avril. Mais personne ne comprendrait. « Du même auteur ». La liste des titres dirait la vérité. La vérité, quelle vérité. Même l’autofiction est encore une fiction. Surtout l’autofiction.

lundi 2 mars 2015

1 Ignominie de Papier

Les mots : 




L’ignominie les submergea. 
Elle les avait cueillis par surprise dans le jardin. 

La découverte de fragments de kaolin. 
ÉparsVoilà, le pire était arrivé. 

Une larme, puis une autre. 
Marguerite s’effondra.  

Avec l'enquête qui allait commencer, ils savaient déjà que ce serait la naissance d’un océan d’ennuis, de peines et de contrariétés où l’on vous demande quand même vos papiers.

dimanche 1 mars 2015

Living Being

Ce week-end a débuté par un concert.
Un très bon moment avec le groupe de Vincent Peirani avec le projet LIVING BEING.
Des ambiances changeantes et des incursions, l'esprit ouvert, dans toutes les directions.
Ici, une reprise de Jeff Buckley, où ça penche forcément plus rock.





A d'autres moments du Duke Ellington, du Michel Portal ( Mutinerie) et aussi leurs propres compositions. Un hommage à Monk par exemple.

Un autre extrait ici : Suite en V part 4 et part 1.