mercredi 28 octobre 2015

Music has many faces

Quelques réjouissances sonores sont en cours et d'autres probables sont prévues.
Une playlist, sorte de pendant à la Pile à lire ...



Monolithes 
est un jeune groupe nantais prometteur à encourager, il faut les écouter ! (ici)
je vous recommande Détours I. II.III
Compos aux climats changeants, c'est excellent.

Killing Spree 
est mené par Mathieu Metzger, un album très électronico-électrique,
disons aussi roboratif que décalé et qui nettoie bien les oreilles. 

Petite Moutarde 
regroupe des musiciens que je connais bien par ailleurs :
Théo Ceccaldi violon, Ivan Gelugne contrebasse,
Florian Satché batterie et...Alexandra Grimal saxophones.
Un régal. Un aperçu sonore ici.


Le quatuor Machaut 
mené par Quentin Biardiau propose, 4 saxophones à l'appui, 
un superbe album, intense, granuleux et éthéré, et je cite 
« Qui n’a pas assisté à l’enregistrement nocturne de la Messe de Nostre Dame 
par le Quatuor Machaut dans l’abbaye de Noirlac ne sait pas 
que le son est une matière palpable, qu’il vous touche physiquement, 
que vous pouvez le prendre entre vos doigts. Vous pouvez presque le voir. »
(Diane Gastelu, Citizen Jazz )

Matthieu Donarier trio
reprend là  les choses laissées il y a quelques années, les emmène plus loin, 
c'est acoustique souvent, chambriste parfois, subtilement joué et composé - toujours.   

Chergui / DiDomenico & Grimal
J'en dirai plus sous peu, mais bon il y a Alexandra Grimal, donc... ! 

Quatuor IXI (album "Temps suspendus") 
Pareil pour eux, à suivre, même si je connais bien les violoneux Huby et Roy,  
que je sais suffisamment aventureux pour leur faire confiance ! 



Deux photos pour terminer sur Joni Mitchell, 
un coffret - emprunté à la médiathèque - prenant la forme d'un livre 
où sont compilées ses chansons incontournables avec une entrée thématique. 
Ces regroupements sont toujours discutables du point de vue du choix, 
de la réorganisation, de l'analyse parce qu'ils me semblent figer les choses
mais le mérite est de proposer une entrée pour qui ne connaîtrait pas et 
-hum hum pour qui connaît ! - l'envie de retourner 
aux albums originaux, car il n'y a rien de mieux ! 

lundi 26 octobre 2015

35 Nonobstant ce tropisme

Les mots 



Il se rappelait que nonobstant un emploi du temps serré, il avait accepté son invitation.
Son regard balayait maintenant la pièce pendant qu’elle préparait le plateau, la bouteille et les verres.
Rien d’ostentatoire dans cet  appartement et cela lui plaisait. 
Sur un côté, il remarqua, clin d’œil imprévu, une photo.


Vacances probablement, car il reconnut l’îlot Punaise, très caractéristique, du côté de Saint-Vincent.
Les souvenirs émus affluèrent.

Il se sentait bien. Il appréciait ce moment comme la quintessence du bien-être, du confort. 
Ah, comme il regrettait -se moquant de lui-même- de s’être inutilement rongé les sangs et les ongles avant de se décider à dire oui à l’invitation qu’elle lui avait lancée, huit jours auparavant.

Son tour était venu maintenant, il était prêt à l’emmener à la fin du mois au concert du Jasper String Quartet.   
Il savait qu’il réussirait à la convaincre, il avait fourbi ses armes.
Il en était sûr s’il évoquait le tropisme du concert à quelqu'un ayant visité les Caraïbes. 
La sonnerie retentirait, les trois coups.


Il se réveilla en sursaut. 

samedi 24 octobre 2015

CENT QUARANTe

Lorsqu’une tarte tatin finit par terre du mauvais côté, imitant un cri de tartine confiturée, on peut penser malchance, maladresse mais  peut-on la rebaptiser tinta ? 
140-18

Lorsqu’une tarte tatin, ainsi baptisée en hommage aux sœurs du même nom, finit par terre du « mauvais côté » est-ce aussi un hommage quoique discret à la réversibilité ?
140-19

Lorsqu’une tarte tatin dont l’origine tient à une étourderie finit par terre du « mauvais côté », il est rare qu’on pense illico qu’un exemple de sérendipité est au sol.
140-20


vendredi 23 octobre 2015

CENT QUARANtE

Cette série intermittente, aussi sporadique que discontinue, est toujours en cours et se poursuit par une petite variation en cinq actes.
En voici deux. 



Lorsqu’une tarte tatin, ainsi baptisée en hommage aux sœurs du même nom, finit par terre du « mauvais côté » est-on absolument sûr finalement que c’est le mauvais côté ?
140-16


Lorsqu’une tarte tatin finit par terre du mauvais côté, imitant malencontreusement la tartine et la confiture, doit-on penser malchance ou juste retour des choses ?
140-17

mardi 20 octobre 2015

34 bis Grave sans mouton

DROIT DE REPONSE

A la rédaction en chef 

Sous le prétexte grave sur le plan de l’honnêteté intellectuelle que le genre humain n’en finirait pas d’étonner par ses comportements, vous semblez dans votre article mettre en doute et qualifier d’irréelle la vision des gendarmes cet après-midi là.
Je puis vous assurer que j’étais bien en rollers et en jupette lorsque la maréchaussée m’a rattrapé. Et en effet en peignoir, car il faisait un peu frais et qu’une banquette de voiture arrière c’est pas facile à enfiler.
Je m’insurge donc contre le terme d’énergumène dont je suis affublé, puisque je vous le répète je portais un peignoir.
Le krach dont il est fait mention est pure invention puisque je ne renfloue absolument aucune banque. Je puis vous concéder tout au plus qu’il fut pétrolier puisque je fus à court de carburant, faute à ces bandes de demeurés à Tourcoing.
Enfin, mes propos ne furent nullement confus, sans doute la maréchaussée était-elle gênée ou même assourdie par le bruit des poids lourds passant tout près à une cadence infernale.  
Mes gestes sans paroles ont donc été interprétés à charge et jugés irresponsables alors que je voulais vraiment aller à Lourdes pour faire un brin de toilette.
Par ailleurs j’ai 29 ans.
Je livre tout ceci à votre réflexion, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité dans cette affaire, et d’ailleurs je vous laisse car l’infirmier arrive, son air est peu engageant, il m’a dans le collimateur, sans doute préfère-t-il les moutons.

Mais de là à ce que je lui en dessine…

lundi 19 octobre 2015

34 Grave sans mouton

Les mots :


FAIT DIVERS

Grave ?  
On n’en a pas fini avec l’exploration des comportements du genre humain. 
Jugez plutôt.
Quelle n’a pas été la surprise des gendarmes patrouillant un après-midi sur l’A10 quand ils ont fait la découverte irréelle d’un homme en jupette, déambulant à rollers et en peignoir sur la bande d’arrêt d’urgence à hauteur de la commune de Mer.
L’énergumène a expliqué ce krach par une dispute avec sa famille à Tourcoing qui a mal tourné et qui a entraîné son départ pour Lourdes en voiture.
Tombé en panne d’essence, il avait décidé de continuer à roulettes tout en faisant du stop.
Les propos confus de cet homme de 27 ans, au comportement jugé irresponsable par les gendarmes, lui ont valu d’être transporté au centre hospitalier le plus proche.
Et dire qu’il y a des livres où l’on demande de dessiner un mouton ...

Est-ce bien nécessaire ?




(c) d'après une brève trouvée en ligne...

vendredi 16 octobre 2015

Partage de lignes 2




(c) Philippe Leuckx, L’Effeuillement des choses vers les confins
Merci à Terres de Femmes Angèle Paoli

EDIT du 17 octobre post commentaire 1
"lumière / ombre - pile face..." 




mercredi 14 octobre 2015

Déconcentration déconcertante




Immobile. 
Mais pas inactif, pourtant. 
Jambes allongées. 
Je me sers de mes mains qui sont bien à leur place, au bout des mes bras. Les sensations sont bonnes. Toutefois … 
Ne pas oublier de vérifier que chaque main est avec son bras.
Poursuivons.
Mon cerveau est actif, je vous remercie de m’accorder ce crédit.
Peut-être même suis-je concentré.
Suis-je pour autant dans la réalité ?
Dit autrement, dois-je en croire mes yeux ?
Le devrais-je au point que les bras m’en tombent et que mon histoire de mains tombe à l’eau…
Pourtant c ’est comme si j’étais là sans y être.
Comme si j’étais ailleurs. Un peu comme lui, tiens ou elle. Eux.
Faut-il cependant que je me fasse à cette idée, que je l’accepte d’un hochement de  tête, au risque de perdre le fil.
M’exposer alors à manquer un signe et compromettre ou, pire, rater cette rencontre qui ne manque pas de caractère, ce  moment si beau sans paroles. Ou plutôt si, mais muettes.
Bon. Cela suffit. 
Se reprendre. Rien de grave.
Je lis.

lundi 12 octobre 2015

33 Le zoulou au foulard

Les mots 


Chère madame, les différents éléments d’observation de mon enquête sont les suivants :

A 16h44 mardi 8
Le zoulou était un sacré loulou, un filou du rififi, complètement fou.
A 19h11 mardi 8 toujours , un témoin me confirme que
« C’était un ex-coucou reconverti en troubadour de la roucoulade, coucouroucou, il servait sans jérémiades son hebdomadaire aubade et ses galéjades à la marmelade à une pintade de balustrade, avant de s’enfuir en cavalcade pour échapper aux fusillades. »
Midi mercredi 9  
Il n’en est resté que nib, encore moins que des bribes, tel que l’a consigné le scribe dessiné par Gotlib.
23h45 mercredi 9 (in dossier confidentiel) :  
Ce coquin en a profité pour raconter sa triste fin, dans un coin plein d’aigrefins restreint à coups de vilebrequins par un vil requin peu taquin.    
7h00 jeudi 10
Une mouche en remit une couche en se révélant peu farouche sous la douche, ce qui fut jugé louche.
11h00 jeudi 10
L’errance du zoulou se déroula dans l’ignorance, sans la moindre espérance d’un retour, ce qui valut des remontrances.
15h15 vendredi 11
Se sentant faiblard, aperçu le cou  enroulé dans un foulard sur le boulevard avec une visible envie de sauciflard en pantouflard.


Ma conclusion : chère madame, votre chien ne se drogue pas.
Ci-joint quelques photos et ma facture.
Didier Nessuno
Agence  SOARES
Enquêtes privées




samedi 10 octobre 2015

L'art du trio


Brad Mehldau piano
Larry Grenadier contrebasse
Jeff Ballard batterie

Dream Sketch
(extrait du somptueux ODE - 2012)

Si ces trois-là passent dans mon secteur, j'y cours !

* * 
Mise à jour  de 17:55 
Un bonus "solo" suite à la recommandation de Colo, 
et même si Mehldau l'a joué en duo avec Joshua Redman...




mercredi 7 octobre 2015

32 bis The Wishbone effect



Due to popular demand 

En dépit d’une apparence calme et austère, intérieurement, Malcolm Wishbone éprouvait une profonde satisfaction. 
Et rien ne pouvait l’ébranler.

Pas même de savoir que le Service l’avait finalement repéré.
Ou d'être parfaitement conscient qu'il se trouvait désormais très exposé et qu'il ne pourrait se soustraire à la seconde disposition additionnelle du règlement.  

Il n’ignorait pas davantage que Hugh Palmer et Bradford Lewis voulaient sa peau.
Il n’avait cure de ne pas connaître la signification de  « ISK ».
En revanche il se frottait mentalement les mains à la pensée de ce pauvre Lawrence Jones quand celui-ci découvrirait à l’étage au-dessus que les documents transmis étaient bidons.

Malcolm était à un tel point de jubilation qu’il devait se maîtriser pour ne pas sauter au plafond à tue-tête.
Heureusement, l’interrogatoire musclé qu’il subissait depuis quinze minutes l’aidait à se contenir.

Mais rien, absolument rien ne pouvait l’ébranler.
Il était prêt à affronter toutes les mesures de rétorsion. 
Plus rien ne comptait.

Son contact lui avait offert sa soutane.

lundi 5 octobre 2015

32 Avec soutane mais sans youpi

Les mots 



Hugh Palmer travaillait dans le service de Bradford Lewis. 
Il se mit à lui parler à voix basse.
-Il rencontre secrètement des agents de l’ISK. J’ai des photos.

Palmer les sortit d’une enveloppe et les étala devant Lewis. Sur l’une d’elles on remarquait l’étrange accoutrement d’un des interlocuteurs du fameux « il » : une soutane.

Palmer poursuivit :
-         J’ai constaté la disparition de documents, je le soupçonne d’en transmettre régulièrement.
-         Comment l’avez-vous découvert ?
-         J’étais sorti tôt du ministère, à cause d’un rendez-vous annulé, il y a environ trois semaines… Je l’ai surpris dans un café du centre, ils se voient deux fois par semaine. J’ai mené l’enquête.

Il sortit de sa poche un ustensile de la taille d’un paquet de cigarettes en précisant "pour les photos".

-         J’ai du mal à y croire, un café cela manque de discrétion, non ? reprit Lewis. Si ce que vous dîtes est la vérité , cela met en péril toute l’opération et même tout le service.

Un silence s'installa. 
Qui aurait pu penser cela de Malcolm Wishbone ? Insidieusement la même pensée xylophage s’était mise à les ronger, surtout s’ils décidaient de ne pas en parler à l’étage au-dessus, où se trouvait le bureau de Lawrence Jones, leur supérieur immédiat.
-         Que faisons-nous de la disposition additionnelle ?

A l’évocation de l’article 5 de la seconde Disposition additionnelle du Règlement, aucun ne s’exclama « youpi ! ». Cette joie contenue était la marque de fabrique du service réputé pour son extrême discrétion.

vendredi 2 octobre 2015

... mais jamais entendu ? !


Déjà Vu

une magnifique version du standard de Crosby Stills Nash
par CPR
avec David Crosby,  ac gtr
Jeff Pevar, elec gtr
James Raymond, keys
+
Steve Distanislao - drums 
Andrew Ford - bass

jeudi 1 octobre 2015