lundi 26 décembre 2016

Et après ?



Pente douce vers janvier...
Envisager 2017.
L'heure du leurre.
J’abandonne le clavier.
J’achève le parcours.
J’arrête là.
J’arrive au bout.
Je cesse de continuer.
Je clos l’affaire.
Je clôture l’exercice.
Je conclus enfin.  
Je coupe court.
Je disparais des écrans radar.
J’expédie les affaires courantes.
Je ferme la porte.
J’interromps les signaux.
Je mets le holà.
Je prends fin grossièrement.
Je m’évanouis dans la nature.
Je tourne court.
Je tranche dans le vif.
Je vide la pièce.
...
Mais chaque chose en son temps.
Finir 2016 ? 
La liquider celle-ci, éprouvante, chaotique, en l'insupportable désordre du monde ? 
Sachant que ... rien de tout cela, évidemment.
Le millésime nouveau ne résoudra rien.

Se demander. Se dire…. Un blog pour quoi faire finalement... 
Paradoxal,  infiniment dérisoire, contrepoids ridicule...
En réalité non. 
Rien de tout cela. Si l'on pense à ces désordres..  
Tout le contraire.

Préserver ainsi des espaces , intérieurs ou pas, qui s'inscrivent là pour...
Tenir le cap
Garder la main.   
Partager. 
Vents, marées.
Envoyer du bon, du beau, du rire, de la chaleur et de la fraternité. 
Urgence poétique.
...

Et ainsi donc










Continuer, en somme. 
Fortes probabilités de se retrouver ici en 2017.  J'y serai.  
Et vous, ça ne tient qu'à vous, mais j'espère vous y voir et vous lire de temps en temps !

samedi 24 décembre 2016

vendredi 23 décembre 2016

Trouvaille


"Chacun peut créer n’importe quoi et a le droit d’en être satisfait, pourvu qu’il ne soit pas sincère dans son travail et qu’il trouve quelqu’un pour l’admirer tout aussi mensongèrement. Nous englobons tous les mouvements non reconnus jusqu’ici : le néo pseudo-crétinisme, le filoutisme, le prendre-pour-un-connisme (le mensongisme polonais est encore en gestation mais nous lui reprochons une trop grande dose de démonisme ; son unique représentante Josépha Pignon-Blaga, 13 ans, tend déjà vers nous), le néo exploitisme, le singisme, le perroquettisme, le néo-cabotinisme, le falsifisme, le solipsoèdrisme, le mystificisme, le fourbisme, le faire-semblantisme, le fictivobétaillisme, l’escroquisme, le néo-humbuguisme, le tartuffisme, le bouffonnisme, l’insincérisme, le blousisme, le cocufisme, le couillonnisme, l’arnaquisme, le pigeonnisme, le dindonnisme, le mener-en-barquisme, l’entubisme, le bonimentisme, le vessio-lanternisme, le bourrage-de-cranisme, le mentisme, le menterisme, l’oculo-poudrisme, le baisisme et le biaisisme. Tous les représentants de ces mouvements respireront dans notre voluptueuse atmosphère de Blague Pure."

mercredi 21 décembre 2016

Interzone


Khaled Aljaramani : oud, chant
Serge Teyssot - Gay : guitare

Mise à jour 22/12 :
Et comme l'idée ici souvent 
c'est de poser une petite balise ou un petit caillou
je me permets de compléter avec ce que nous propose La Taulière (merci !)
qui a sûrement cheminé-cherché  de son côté ! 


mardi 20 décembre 2016

Questionnaire- le retour

En lien avec la liste des livres lus dans l'année --qui paraîtra début janvier-- et puisque le but du jeu est de répondre aux questions à l’aide d’un titre des livres de l'année, je renouvelle avec plaisir ma participation à ce questionnaire déjà réalisé début 2016 grâce à Aifelle.

o        Décris-toi ...
Monsieur Personne

o        Comment te sens-tu ?
Numéro zéro

o        Décris où tu vis actuellement ...
Espèces d’espaces.

o        Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ?
Là où les tigres vont boire.

o        Ton moyen de transport préféré ?
Comment voyager avec un saumon

o        Ton/ta meilleur(e) ami(e) est ...
Le cocommuniste.

o        Toi et tes amis vous êtes ...
La brigade du rire.

o        Comment est le temps ?
La succession.

o        Quel est ton moment préféré de la journée ?
La montagne de minuit.

o        Qu'est la vie pour toi ?
Cette histoire là

o        Ta peur ?
Chutes.

o        Quel est le conseil que tu as à donner ?
Courir

o        La pensée du jour ...
Les ruelles montent vers la nuit.

o        Comment aimerais-tu mourir ?
De la mort sans exagérer.

o        Les conditions actuelles de ton âme ?
La lenteur.

o        Ton rêve ?
Indépendance.


dimanche 18 décembre 2016

By the light of common day


Fin d'année...
Voici le dernier billet à teneur musicale.

C'est le morceau qui conclut le disque 
 LIGHTHOUSE 
de David Crosby 
paru juste 2 ans après l'excellent, 
le très beau  CROZ.

Réussi et touchant, intimiste 
à l'image de l'album où Crosby retrouve
 des sonorités acoustiques et folk, 
ce titre a été co-écrit avec 
Becca Stevens qui s'est chargée de la musique. 
Les paroles autobiographiques 
(Crosby, donc) sont marquées par la sérénité et la sagesse
qui se dégagent des leçons tirées, des choses comprises, 
des faiblesses et erreurs -ou même folies - assumées.
Message d'espoir 
d'un jeune homme de 75 ans !  



vendredi 16 décembre 2016

jeudi 15 décembre 2016

Huile bouillante


Les attaques répétées des derniers jours avaient beaucoup affaibli le fief. Certains vassaux n’étaient plus qu’ombres enfuies, courant encore pendant que d’autres, fourbes, agissaient pour rafler la mise. Brigands, voleurs et autres assassins faisaient la loi dans les forêts alentour en véritables bourrins des bois. Ne manquaient que les loups. Les bandes armées, à la solde des félons, agressaient la forteresse par vagues. Les assaillants essayaient d’asséner d’incessants assassinats aux assiégés asthmatiques asservis.

Et une terreur poisseuse transpirait au-dessus des douves.

Au contraire des veuves et des orphelins, les preux chevaliers de jadis appartenaient à un temps révolu. Désormais tristes pleutres, fieffés poltrons, pauvres couards, à cent lieues de riposter, ils s’entassaient au château, se pensant sottement à l’abri derrière les remparts, murailles protectrices qui ne feraient pourtant pas longtemps illusion. Ils y côtoyaient d’autres réfugiés, baladins immobiles, musiciens silencieux. Ils n’avaient pas réalisé que certains s’étaient déjà enfuis, bouffons sans roi et troubadours sans sac, ou bien étaient très morts, comme le forgeron. Les marchands quant à eux avaient préféré quitter le temple. Les soldats avaient déserté le chemin de ronde, les ordres donnés étant de monter la garde devant la salle où la châtelaine et les dames de compagnie avaient été consignées.

Un parfum d’hallali imminent imprégnait l’enceinte.

Le palefrenier ne sortait plus les chevaux. Les serfs étaient cantonnés en famille dans les écuries. Les vaches n’étaient pas pour autant aux champs.
Tous suintaient de trouille devant les déferlantes ennemies y compris le maître des lieux, sieur dont nul ne savait l’endroit exact où il se tenait, abattu sans doute par les trahisons et les lâchetés.  
A compter de ce jour-là, irrémédiablement, le seigneur et sa lignée vécurent au temps des châteaux faibles.

mercredi 14 décembre 2016

Plus que et de moins en moins -variations



L
Le
Lec
Leco
Lecom
Lecomp
Lecompte
Lecompteà
Lecompteàr
Lecompteàre
Lecompteàreb
Lecompteàrebo
Lecompteàrebou
Lecompteàrebour
Lecompteàrabours
Lecompteàreboursa
Lecompteàreboursav
Lecompteàreboursava
Lecompteàreboursavai
Lecompteàreboursavait
Lecompteàreboursavaitc
Lecompteàreboursavaitco
Lecompteàreboursavaitcom
Lecompteàreboursavaitcomm
Lecompteàreboursavaitcomme
Lecompteàreboursavaitcommen
Lecompteàreboursavaitcommenc
Lecompteàreboursavaitcommencé



Commencé.
Commencé avait.
Commencé avait rebours.
Commencé avait rebours à.
Commencé avait rebours à compte.
Commencé avait rebours à compte le.

Le compte à rebours avait commencé.
Le compte à rebours avait.
Le compte à rebours.
Le compte à.
Le compte
Le.



L
eL
ceL
oceL
moceL
pmoceL
etpmoceL
àetpmoceL
ràetmoceL
eràetpmoceL
beràetpmoceL
oberàetpmoceL
uoberàetpmoceL
ruoberàetpmoceL
sruobaràetpmoceL
asruoberàetpmoceL
vasruoberàetpmoceL
avasruoberàetpmoceL
iavasruoberàetpmoceL
tiavasruoberàetpmoceL
ctiavasruoberàetpmoceL
octiavasruoberàetpmoceL
moctiavasruoberàetpmoceL
mmoctiavasruoberàetpmoceL
emmoctiavasruoberàetpmoceL
nemmoctiavasruoberàetpmoceL
cnemmoctiavasruoberàetpmoceL
écnemmoctiavasruoberàetpmoceL
 

lundi 12 décembre 2016

Faire le rapprochement



Ce qui nous sépare
N’est pas l’incompréhension
Ni le malentendu
Ce ne sont pas nos différences
Ni nos timidités
Et ce n’est pas le silence
Ni l’indifférence
Ce n’est pas le mur
Ni la grille
Ce n’est pas la frontière
Ni la barrière…
Ce n’est pas l’intervalle
Le fossé…
Aucun rempart,
Aucune palissade
Encore moins le fleuve si large
Ce n’est pas la clôture
ni la digue
ce n’est pas la distance
ou l’immensité
pas le précipice
et surtout pas le vide

Non, c’est la vitre,
Ouvre la fenêtre
Embrassons-nous !

samedi 10 décembre 2016

Lost 2


Perdu.
Le personnage principal avait perdu son auteur.
Un drame en plein milieu de l’histoire prévue pour raconter ses plus beaux exploits. 
Etait-ce une fuite de l’auteur, faux frère ou mauvais père, lâchant lâchement son personnage en rase campagne, en une vile mesure de rétorsion pour lui faire payer d’être toujours tellement plus fort et tellement si mieux que lui ?
Etait-ce une velléité d’indépendance, de liberté qui l’avait saisi, un pied de nez décoché au héros par celui qui tient les manettes mais se sait condamné à produire trois cents pages ?
Ou rien de tout cela ?

Cette perte de l’auteur, quelle qu’en soit la cause, avait notablement égaré le personnage principal, occasionnant des effets secondaires.
Troublé dans sa chair de héros indomptable et surpuissant, il n’avait -ironique paradoxe – aucunement l’habitude d’être totalement livré à lui-même. Cela le laissait désemparé.
Il se questionnait. Et si l’auteur avait été victime d’une mauvaise chute ?

Faisant le point, il se pencha sur le chapitre 7, en cours d’écriture.
Le héros rabougri y ramassa trois mots épars, un rebondissement et deux péripéties, surpris qu’ils ne lui évoquent rien.
Déambulant dans le récit, il quitta distraitement la marge en page 86, en un pas de côté presque fatal : il chuta lourdement.
Se frottant les coudes, réajustant son casque, le héros remonta sur son cheval en prenant appui sur la reliure. Cela ne le remit ni en selle ni en piste pour trouver la moindre trace de l’auteur perdu.

Le héros poursuivit malgré tout son aventure, devenue un étonnant parcours sans histoire.
Sa quête prenait un tour étrange, le sentiment tenace de tourner en rond ne le quittait plus, ne sachant plus que faire ou décider, privé des indices les plus élémentaires. Il ne savait plus où il allait.

L’inattendu pourtant se produisit.
Le héros parvint au bout du chemin non sans avoir observé certains phénomènes. Momifications, destructions, paroles tronquées, lieux improbables… Des personnages manquaient, certains surgissaient de nulle part, le personnage principal devenait de plus en plus inquiet pour son statut.
C’était comme si l’informe avait surgi d’une lame de fond, comme si les éclipses de lune était permanentes, comme si la ligue de l’improvisation avait pris le pouvoir dans le brouillard du roman.
  
Le personnage principal se changea peu à peu en héros malgré lui, acceptant sa destinée plus qu’incertaine, renonçant à éclaircir le mystère en contemplant les chapitres inachevés désespérément vierges. 
Il expédiait sans fin les affaires courantes.
Il se résolut à ne pas nommer son cheval

jeudi 8 décembre 2016

Lost 1


Perdu.
L’auteur avait perdu son personnage principal.

Un drame au beau milieu de l’écriture de son futur livre. Etait-ce une fuite ? Celle du personnage qui échappe à son auteur par mesure de rétorsion, pour faire payer de n’être pas vraiment traité en héros dans le récit ? A moins qu’une velléité d’indépendance, de liberté ne l’ait saisi, tel un pied de nez décoché par celui se sachant condamné au bout de trois cents pages ?
Ou peut-être rien de tout cela.  
Cette perte, quelle qu’en soit la cause, avait passablement égaré l’auteur et l’avait troublé beaucoup plus qu’il ne l’aurait admis.
Son « héros » était-il tombé ?
Se penchant sous la table de travail à sa recherche, l’auteur ramassa avec surprise quelques mots tombés, deux verbes dont un conjugué, un nom propre étranger (personne ? lieu ?) dont il n’avait aucun souvenir et deux noms singuliers. Allumette. Fil.   
Après s’être frotté le crâne pour atténuer un retour à la station assise un peu brutal,  l’auteur se creusa la tête et parvint à relier seulement trois des cinq mots à deux de ses précédents romans. Cela ne le remit pas pour autant sur la piste de son héros de papier perdu, l’introuvable.

L’auteur poursuivit malgré tout l’écriture de ce roman qui prenait un tour étrange. En un même rituel chaque matin, espérant un peu secrètement un retour de cet insaisissable ingrat, il rédigeait, obstinément, comme plongé dans le brouillard, privé de repères.

Et l’inattendu se produisit : il parvint au bout et ce fut l’heure d’une ultime relecture.
Non seulement le héros était toujours «porté disparu » mais d’autres phénomènes s’étaient produits.
Modifications. Déstructuration. Des mots, là encore, manquaient, plusieurs pages étaient totalement vierges, certaines ne contenaient qu’une ligne… Des ellipses absconses s’étaient invitées. Comme si la forme avait subi une lame de fond.
L’auteur, interdit, décida de ne rien changer, comme s’il acceptait ce qui s’était « passé » et renonçait à savoir…

Il expédia son ouvrage à l’éditeur.
Il s'était résolu à le nommer "Sans Titre".

mardi 6 décembre 2016

Petit à petit


Un petit qui peut peu
Un nain capable
Un petit désagréable 
Un nain buvable
Une petite erreur étanche 
Un nain pair
Un petit partisan
Un nain conditionnel
Un petit absent
Un impala
Un petit neutre orienté  
Un nain partial  
Un petit régulièrement changeant
Un nain constant
Un petit oiseau mécréant
Un nain pie
Un petit  pronostic qui foire
Un nain prévu
Un petit pas entièrement total
Un nain complet
Un petit bien astiqué qui ne convient pas
Un nain propre 
Un petit terminé qui se prolonge
Un nain fini
Un petit qui en met partout
Un nain verseur
Un petit véhicule d’atmosphère
Un nain bus
Un faux petit corbeau
Un nain posteur
Un petit corruptible qui ne trouve pas preneur
Un nain vendu
Un petit intérieur gris
Un nain terne

samedi 3 décembre 2016

A temps



Par un trou du temps
Fine la pluie s’écoule…
« Mauvais» temps ?
sablier humide qui liquide
ce temps
qui file qui passe 

Le temps qui court
… en gagne-t-il ?  
est-ce un temps utile ...

Le temps étant compté
faut-il 
se dépêcher pour ne pas être trop en avance
reprendre du temps
rattraper et dépasser le passé
(mais de quel côté ?)  
en un présent
qui s’échappe indéfiniment 

Mais jusqu’à quand ?

Dead line…
Vous avez jusqu’à hier / Ceux qui sont le plus en retard / Auront un délai jusqu’à avant-hier /
 La mort du temps ?

Pourquoi tuer le temps ? 
éliminer les temps morts...
temps disparu
qu’on cherchera à retrouver
Temps perdu
Faute de temps
… erreur ?
Conjonction
d’événements mal conjugués
dans l’espace- temps

En une brève histoire du temps

Si le temps était conté
En temps et en heure
Retrouver les récits
Remonter la nuit des temps 
En un mot comme en mille
Et
Par les temps qui courent
S’y rendre en marchant
Prendre le temps
De revenir sur ses pas  
De se rencontrer seul à seul   
dans le non temps.

NB/ composé avec clairement en tête SH, JLB, PH.

mercredi 30 novembre 2016

Compter sur E ?



Louis XI
L’heure H
Elisabeth II
Jean XXIII
Umberto D
Ice T
Monsieur X
le double 6
Joseph K
Le système D
Henri IV
Le point G
Charles VII
La marquise d’O
Un sou 9
James Bond 007
Le plan B
Le nombre N
Je ne suis pas un numéro 
Je suis une lettre 
Lettre et le néant ?
Zéro et infini ?

vendredi 25 novembre 2016

Toujours le vent ?

Un de mes groupes de chevet...

 





lundi 21 novembre 2016

Courir, penser



Course à pied

Se glisser dimanche d’automne

fin de matinée

Dans ce qui subsistera de l’éclaircie

Chaussé vêtu casquetté



Dans les bois luisants

L’humidité fait la loi

La piste colle un peu d'un peu de boue

Sans mal on tient debout

le vent déverse l'averse sourde dans les yeux



La tempête hier a tout bousculé

couleurs formes branches

Le sol ne lâche plus les feuilles

étoiles de mer 

comme des arbres tombées

samedi 19 novembre 2016

Quand ça rame




Génial
J’ai rien capté
Moi non plus
T’es sûr qu’il a dit ça
Le weekend s’est bien passé chez ta mère
Bon ben à toute on se retrouve à 21h
Je suis en chemin là
Oui
Salut c’est moi

Sympa comme idée

C’est toi maman
C’est pas ce qu’il a dit

Alors là tu vois

D’accord à vendredi
Oh putain pas lui
Ça fait une semaine qu’il est malade

Intermè®de

L’enfer c’est les autres ?

Pourtant…
Va je ne te hais point
De la musique avant toute chose
O temps suspend ton vol
Heureux qui comme Ulysse
Le petit chat est mort
La terre est bleue comme une orange
Et rose …
(L’ouverture automatique des portes dans les transports en commun

signale  la station.

Permet d'autres arrêts. 


Un progrès.

Une délivrance parfois.)
…elle a vécu
Demain dès l’aube
Il faut cultiver notre jardin…

jeudi 17 novembre 2016

Nous, Daniel Blake


Pour ce film, fichons-nous copieusement de la Palme d’Or pour commencer.
Ensuite oublions les beaux esprits qui se pincent le nez devant un scénario « prévisible » « à gros sabots » ou « schématique »... etc. (Ou comment taper en touche face à … face à quoi au fait .. ?)

De ce point de vue, toute autre fin aurait sûrement été l’objet de critique aussi pour angélisme, parions-le.
Et pourtant le film raconte deux parcours, dresse un tableau qui est traité rigoureusement, c’est brut et sans concession par rapport à l’état du système ambiant qui broie la dignité des « petits ».
Rappelons-leur aussi qu’il y a des habitudes cinématographiques qui, même si elles ne sont pas incompatibles et sans aller jusqu’à les qualifier de coupables, ne sont pas du même ordre : tiens, à choisir, en toute mauvaise foi, entre « se cogner » le dernier Woody Allen et le dernier Ken Loach, vous me trouverez chez le britannique.

Ayons par contre à l’esprit que la force du film est bien dans les portraits des deux personnages principaux, campés au mieux par deux acteurs vraisemblablement inconnus de ce côté-ci de la Manche, un point qui pour moi renforce considérablement la crédibilité de ces incarnations.
Pensons à l’absurdité abyssale du système (un rapprochement sera fait avec La Loi du Marché de Stéphane Brizé) qui promène les gens en les humiliant.
C’est une diversion permanente qui par pansement interposé ne règle rien structurellement et humainement.
Alors évidemment ça se noircit ou se radicalise dans la seconde partie, mais comment peut-il en être autrement ? Est-ce cela qui gêne nos spectateurs nez pincés car gênés dans leur petit confort ?   

On sort de ce film avec les yeux qui piquent, oui, et une colère immense. 



mardi 15 novembre 2016

L'as des radis invendus-10

Voici la solution.







C'était pourtant facile !

lundi 14 novembre 2016

L'as des radis invendus-9


X X X










NB solution mardi 15/11

jeudi 10 novembre 2016

En écoute


de haut en bas et de gauche à droite : 
Fripp/Sylvian ** Parker ** David Crosby ***
John Taylor trio ** Fabrice Martinez ** Nels Cline


Marc Ducret **Régis Huby ** ONJ Berlin 
Airelle Besson ** Nels Cline trio ** ONJ Rome 

Un aperçu des disques qui tournent régulièrement depuis deux mois...avec les petits derniers David Crosby et ONJ Europa Rome, une réussite.