vendredi 31 mars 2017

Au fond du jardin


Un banc oublié
Frémit
et les mots
En plein vent
frissonnent
peut-être ou
S’évaporent
en livre posé en suspension
ouvert à toutes les pages
de l’air ambiant  

jeudi 30 mars 2017

Au jardin


Un banc en plein vent 
Oublié peut-être un livre posé ouvert 
frémit frissonne de toutes ses pages
Et 
les mots s'évaporent 
dans l'air ambiant 

mardi 28 mars 2017

Averse

Juste après la pluie
Elle se sèche
s'essuie
Et ne se ressemble plus

lundi 27 mars 2017

Champs

A la lecture du roman cité, sur lequel je reviendrai, j'ai pioché ce passage...




vendredi 24 mars 2017

C'est écrit !


Une petite mise en forme plus tard,

il est temps de publier la récolte produite par l’arbre-atelier (ici)

sur certaines branches.

Hommage à Cyrano, cap ou péninsule,

j’ai ajouté quelques adjectifs, oblongues capsules

Qui contiennent et titrent tous les fruits.

Bonne lecture.

MERCI

Paula Colo Tania, pour leur contribution aux listes initiales

Paula Colo Edmée, pour les textes transmis 

Aux lecteurs en général.







mercredi 22 mars 2017

Si l'on gardait...

Lire puis écouter 
ou 
écouter puis lire, 
si ce n'est écouter et lire, 
vous avez le choix ! 

Voici le texte, et dessous la vidéo.

 
Si l'on gardait, depuis des temps, des temps,
Si l'on gardait, souples et odorants,
Tous les cheveux des femmes qui sont mortes,
Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs,
Crinières de nuit, toisons de safran,
Et les cheveux couleur de feuilles mortes,
Si on les gardait depuis bien longtemps,
Noués bout à bout pour tisser les voiles
Qui vont sur la mer,
  
Il y aurait tant et tant sur la mer,
Tant de cheveux roux, tant de cheveux clairs,
Et tant de cheveux de nuit sans étoiles,
Il y aurait tant de soyeuses voiles
Luisant au soleil, bombant sous le vent
Que les oiseaux gris qui vont sur la mer,
Que ces grands oiseaux sentiraient souvent
Se poser sur eux,
Les baisers partis de tous ces cheveux,
Baisers qu'on sema sur tous ces cheveux,
Et puis en allés parmi le grand vent...
 
Si l'on gardait, depuis des temps, des temps,
Si l'on gardait, souples et odorants,
Tous les cheveux des femmes qui sont mortes,
Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs,
Crinières de nuit, toisons de safran,
Et les cheveux couleur de feuilles mortes,
 
Si l'on gardait depuis bien longtemps,
Noués bout à bout pour tordre des cordes,
Afin d'attacher
A de gros anneaux tous les prisonniers
Et qu'on leur permît de se promener
Au bout de leur corde,

Les liens de cheveux seraient longs, si longs,
Qu'en les déroulant au seuil des prisons,
Tous les prisonniers, tous les prisonniers
Pourraient s'en aller
Jusqu'à leur maison...

Si l'on gardait, depuis des temps, des temps,
Si l'on gardait, souples et odorants,
Tous les cheveux des femmes qui sont mortes,
Tous les cheveux blonds, tous les cheveux blancs…
Tous les cheveux blancs…
Tous les cheveux blancs…
* * * 


Un poème de Charles Vildrac
dit par Serge Reggiani.

lundi 20 mars 2017

Caisse de qu'est-ce que ça pourrait bien être ?



Il eut été incongru que j'en termine sans ceci :



La poésie libère la magie des mots.
Stéphane Jean

Le poème, cette hésitation prolongée entre le son et le sens.
Paul Valéry

La poésie c’est le langage qui est libre à l’égard de soi-même.
Gaston Bachelard

La poésie s’insinue partout. Il suffit de prêter un peu attention.
Joseph O’connor

Entre ce que je vois et dis, entre ce que je dis et tais, entre ce que je tais et rêve, entre ce que je rêve et oublie, la poésie.
Octavio Paz

Bien placés, bien choisis quelques mots font une poésie.
Raymond Queneau

Qu’est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
Goethe

La poésie est une aventure vers l’absolu.
Pedro Salinas

Créer ce que jamais nous ne verrons, c’est cela la poésie.
Gerardo Diego.

La poésie est une espèce de musique : il faut l’entendre pour en juger.
Voltaire.

La poésie c’est le chant intérieur.
Chateaubriand.

La poésie ce sont des mots avec de la musique à l’intérieur, mais qui en sortent.
Paul Claudel.

La poésie a, comme la vie, l’excuse de ne rien prouver.
Cioran

La poésie ne mène à rien, à condition de ne pas en sortir.
Pierre Reverdy

Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais pas à quoi.
Jean Cocteau

On ne peut trouver de poésie nulle part quand on n’en porte pas en soi.
Joseph Joubert

Point n’est besoin d’écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
Léon-Paul Fargue

La poésie est cette musique que tout homme porte en soi.
Shakespeare

La poésie doit être faite par tous. Non par un.
Lautréamont.

La poésie est le plus court chemin d’une sensibilité à une autre.
André Breton

La poésie c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout.
Victor Hugo.

Il est aussi difficile à un poète de parler poésie qu’à une plante de parler d’horticulture.
Cocteau

Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c’est le mystère de toutes les choses.
Garcia Lorca

Un des plaisirs que donne la poésie, c’est qu’on ne sait pas ce qu’on va écrire.
Claude Roy

La poésie en vers libres, c’est comme jouer au tennis dans filet.
Robert Frost

La poésie c’est comme le radium, pour en obtenir un gramme, il faut des années d’effort.
Maïakovski

La poésie est le journal d’un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler.
Carl Sandburg

La poésie c’est le plus joli surnom qu’on donne à la vie.
Jacques Prévert

La poésie est à la fois une cachette et un hautparleur.
Nadine Gordimer

Ma poésie : c’est une île qui vole.
Alain Bosquet

mercredi 15 mars 2017

Atelier permanent -rappel

Il reste quelques jours pour participer ici

http://numberk.blogspot.fr/2017/03/atelier-permanent-du-6-au-19-mars-rimes.html

Un billet spécial sera publié plus tard pour présenter les propositions.

La vie quand elle rime à quelque chose 12/16


dimanche 12 mars 2017

La vie quand elle rime à quelque chose - bonus hors liste (!)


LE CHIEN 

Exceptionnel !

Version originale sur l'album 
Amour Anarchie 1970.
Notons au passage 
que ce sommet de Ferré 
contient également ... 
"La mémoire et la mer"...


Paroles: 


À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l´entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l´Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d´Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d´la scoumoune
Qui se sapaient de courants d´air

Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondin  and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu´ils ont vidée de ton pipeau

Ils t´ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêles à tout va la chanson
Et tu n´achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s´en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l´amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l´autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c´est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses
Littéromanes

IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
dans le salace
Et dans l´objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur
apprendre à s´appeler dès lors monsieur l´abbé Rita Hayworth
monsieur l´abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
SANS CULOTTE
SANS BANDE A CUL
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du
qu´en diront-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
prétexte qu´on m´a béni
Que j´ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES
RUES
ET S´INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L´AMOUR
INSTANTANE
Alors que ces enfants dans la rue s´aiment et s´aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
JE PROVOQUE-À L´AMOUR ET À L´INSURRECTION
YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
Je vous l´ai dit

Des armes et des mots c´est pareil
Ça tue pareil
II faut tuer l´intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras

IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE

Mettez-vous le bien dans la courbure
C´est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n´est pas question de monter à l´hôtel avec
une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C´est râpé Messieurs de la Romance
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n´entravez que
couic
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de " bonne volonté "
El nous ne sommes pas contre le fait qu´on laisse venir à nous
certaines chiennes
Puisqu´elles sont faites pour ça et pour nous

Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
compagnie,
II se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque
chose d´urgent à faire

Même et de préférence si l´urgence contient l´idée de vous foutre
sur la margoulette
Je n´écris pas comme de Gaulle ou comme Perse l
JE CAUSE et je GUEULE comme un chien

JE SUIS UN CHIEN

La vie quand elle rime à quelque chose 9/16


samedi 11 mars 2017

La vie quand elle rime à quelque chose 8/16


Il doit y avoir une couleur à découvrir,
Un assemblage de mots caché,
Il doit y avoir une clé pour ouvrir
La porte de ce mur démesuré.

Il doit y avoir une île au Sud,
Une corde plus tendre et résonnante,
Une autre mer qui nage dans un autre bleu,
Une autre hauteur de voix qui chante mieux.
[...]

José Saramago (1922-2010) – Les poèmes possibles (Os Poemas Possíveis, 1966)

jeudi 9 mars 2017

La vie quand elle rime à quelque chose 6/16




La maison de vent
J’ai ma maison dans le vent sans mémoire,
J’ai mon savoir dans les livres du vent,
Comme la mer j’ai dans le vent ma gloire,
Comme le vent j’ai ma fin dans le vent.

Damas, 1939

***

Lanza del Vasto (1901-1981) – Le chiffre des choses (Robert Laffont, 1942)

lundi 6 mars 2017

Atelier permanent du 6 au 19 mars - rimes ou prose

QUOI ? 
La vertu de l'exemple ! 
Vous voyez qu'il s'agit d'écrire une phrase en utilisant les 4 mots alignés dans leur ordre d'apparition, de gauche à droite.
Tous les autres points relèvent du libre choix : déterminants, singulier, pluriel, temps de conjugaison, actif ou passif, forme affirmative ou négative, ...phase simple ou complexe... 
A vos plumes ! 

COMMENT ?

Chacun peut proposer autant de phrases qu'il le souhaite  et les faire passer par les commentaires du billet.
On ne fait qu'une proposition par ligne. 
Chacun peut revenir poster plusieurs fois durant la quinzaine prévue.

En bonus, je propose qu'en plus de ses propres choix, chacun traite une ligne donnée à tous, on comparera la diversité d'inspiration ! Voyez la ligne soulignée en rouge ! 
A bientôt !    

   
 

La vie quand elle rime à quelque chose 3/16


samedi 4 mars 2017

On lui doit bien ça

 


 Claude NOUGARO 
nous a certes quittés le 4 mars 2004
mais en réalité 
juste un peu...

La vie quand elle rime à quelque chose 1/16




Et paul(A) m'a envoyé ceci : merci ! 
 



mercredi 1 mars 2017

Rimes ou prose - atelier 1

Comme annoncé, un atelier sera ouvert pendant la quinzaine.
Je récupérerai toutes les propositions que je placerai au fur et à mesure dans un billet qui sera actualisé au fil des envois.
Pour le moment, collecte du matériau : je vous propose de m'envoyer vos listes de mots ainsi organisées :

10 noms communs concrets -
10 adjectifs
10 noms communs abstraits -
10 verbes à l'infinitif -

Je collecte et fais la proposition d'atelier en début de semaine prochaine.
Merci, si ça vous dit !